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La Chronique de Bjarne Melkevik
Par Bjarne Melkevik
Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec
Bjarne Melkevik, docteur ès droit de Paris II, professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval (Québec), est un auteur prolifique dans le domaine de la philosophie du droit, de l’épistémologie et de méthodologie juridique. Ses plus récentes publications incluent Horizons de la philosophie du droit (1998 et 2004), Réflexions sur la philosophie du droit (2000), Rawls ou Habermas. Une question de philosophie du droit et Considérations juridico-philosophiques (2005). Dans le domaine de la tolérance, il a notamment publié l’ouvrage «Tolérance et modernité juridique » (2006). Dr Bjarne Melkevik est membre du Conseil de direction de Tolerance.ca.
Articles de cette chronique
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Une ombre plane sur la pensée contemporaine : celle d'une récusation radicale de l'existence. Peut-on — et doit-on — transformer le berceau en cercueil de l'humanité ? Sous le terme d'antinatalisme se déploie une métaphysique du refus qui ne se contente plus d'interroger la condition humaine, mais en révoque la légitimité même. Cette hostilité envers le vivant, cette volonté de tarir la source de l'être, trouve son architecte le plus implacable dans le Grand Nord, chez le philosophe norvégien Peter Wessel Zapffe (1899-1990). (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Remettons en question le Projet 1619, conçu et promu par le New York Times Company. Analysons et critiquons ce projet comme un coup journalistique se servant de l’histoire afro-américaine pour faire du "politiquement correct". Sous le vernis d'une réparation mémorielle, il opère une substitution périlleuse : celle du récit militant à la rigueur scientifique, transformant l'histoire en un levier de marketing idéologique. En érigeant le militantisme narratif en vérité historique, cette initiative sacrifie la complexité des faits sur l'autel d'une polarisation médiatique lucrative. Ce projet finit par instrumentaliser les souffrances du passé pour valider un catéchisme idéologique contemporain, transformant le métier de journaliste en celui de procureur de l'histoire. Critiquons-le en conséquence. (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Salman Rushdie, dont la lecture mérite une place de choix, est, on le sait, un auteur remarquable. Se plonger dans le roman Les Versets sataniques, paru en 1988, et donc il y a près de 40 ans, invite non seulement à une réflexion profonde, mais constitue également un geste de résistance face à l’intolérance, aux discriminations et à la pensée réactionnaire, des questions qui demeurent on ne peut plus d’actualité.  Ce chef-d’œuvre s’impose par son exploration du réalisme magique, caractéristique de l’auteur, mêlant fabulations, allégories et fables dans une narration à la fois captivante et envoûtante. Ce livre, d’une maîtrise incontestable, s’inscrit sans hésitation parmi les trésors de la littérature. (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Sous toutes ses formes et quelles que sont ses justifications, le terrorisme incarne une négation totale des valeurs humaines, de la décence et de la civilité. Il représente un antihumanisme qui blesse, effraie et asservit.  Recourir systématiquement à la violence pour atteindre des objectifs religieux, politiques, nationaux ou culturels, à travers des actes de barbarie, tels que les attentats, assassinats, destructions, violences ou prises d'otages, traduisent un mal profondément inhumain, un fléau innommable, une plaie dévastatrice. Pour toute personne dotée d’une moralité et d’une sensibilité humaine, le terrorisme se réduit à ce constat glaçant : l'autre est nié, rejeté, considéré comme une existence superflue qui peut être effacée.  (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
D’emblée, nous estimons que l’idéologie dite « pluralisme juridique » n’est guère autre qu’une forme abâtardie du « panjuridisme » en général. C’est une idéologie à la mode, une idéologie extrême-droitiste qui sert nos oligarchies régnantes. Pour clarifier notre assertion, examinons et critiquons ce panjuridisme « pluraliste » et l’indifférenciation idéaliste et irrationnelle que cela produit. Critiquons ensuite le lyrisme panjuridique pluraliste en analysant les impasses, les culs-de-sac, les abîmes de sens, tant  démocratique et politique que juridique et rationnel.  (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
« Le dilemme du tramway » (« the trolley problem ») de Philippa Foot (1920-2010) se distingue philosophiquement. C’est une expérimentation en pensée, exemplaire, formatrice et instructive. En d’autres termes, une expérience révélatrice quant à notre façon d’agir et de justifier en morale et en éthique nos actes et nos omissions. Et avant tout, c’est un dilemme qui prouve qu’en éthique (comme en droit) « les mains propres » peut bien être le préférable et l’idéal, dans la réalité morale et éthique, il y a des choix à faire et surtout des choix douloureux, pénibles, avec des conséquences malheureuses, des choix qu’il faut assumer, vivre avec. Dans le présent article, nous visons à analyser ce dilemme dit « du tramway », d’expliquer la pertinence pour le débat moral et éthique contemporain. Nous le ferons en insistant, en arrière-fond, sur l’importance de la psychologie morale, souvent (même très fréquemment) l’angle mort dans tout débat moral et éthique.   (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Là où d’autres s’effraient, se lamentent, devant une catastrophe, et plus encore devant une catastrophe annoncée, un juriste aguerri garde la tête froide, et aperçoit la perspective d’un travail bien rémunéré ainsi que des opportunités de gains futurs ! Rien là que de très banal. Tout juriste professionnel bien éduqué, après avoir montré un visage aimable et compatissant, sait faire ses calculs face aux catastrophes qui surviennent, ou à celles qui s’annoncent, quelle qu'en soit la taille : énorme, voire gigantesque, désastreuse ou malheureuse, petite ou grande. (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
NDLR : Boualem Sansal est libre depuis le 12 novembre 2025, ayant été gracié par le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, sur demande de l'Allemagne. 

Quand ceci s’écrit, Boualem Sansal croupit dans les geôles d’Alger, en Algérie. Il a été proclamé ennemi du régime islamiste-militaire d’Algérie par le régime qui a réussi (le 16 novembre 2024) à le jeter en prison. Le régime a monté une accusation (incrimination) commode, a arrangé un procès de façade (le 27 mars 2025, confirmé en appel le 1er juillet 2025), et l'a confiné présentement à l’ombre pour 5 ans. (Texte intégral)

par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
En 2019, la presse canadienne a rapporté qu’une cérémonie dite de « purification par les flammes » avait été organisée dans des écoles catholiques de l’Ontario : une trentaine de livres jugés offensants à l’égard des peuples autochtones furent symboliquement brûlés et leurs cendres servirent à fertiliser un arbre. Près de 4 700 autres titres furent retirés des rayons et destinés à la destruction (1). L’initiative se voulait pédagogique, mais elle témoigne d’un climat où la moralisation et l’idéologie justifient la censure et l’effacement. Un pouvoir qui s’arroge le droit de détruire des textes finit par viser, tôt ou tard, la liberté de penser et de parler. L’épisode ontarien rappelle que l’histoire n’avance pas selon une loi inexorable de progrès : au nom d’une conception bornée du bien, on en vient encore à célébrer la disparition de livres et, par là même, à mutiler notre héritage intellectuel. (Texte intégral)
par Bjarne Melkevik, Professeur, Faculté de droit, Université Laval, Québec, membre de Tolerance.ca®
Soumettons la fable intitulée « L'âne, le tigre et l'herbe bleue » à notre réflexion. C’est une fable qui nous intrigue, qu’il convient d’examiner de façon critique. Et comme cela se révélera, nous sommes très critiques à l’égard du message « moral » (et intellectuel) que véhicule cette fable. Comme nous l’expliquons, la fable envoie un message fautif (en ligne avec le mouvement du « politiquement et moralement correct ») non acceptable. (Texte intégral)
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