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La Chronique d'Abdelmajid Baroudi
Par Abdelmajid BAROUDI
Collaborateur résidant au Maroc.
Articles de cette chronique
L'art, y compris l'art d'écrire, est-il un don, ou bien le fruit d'un long apprentissage?  Cette question me renvoie à d'autres questions que l'on a abordées lors de notre débat philosophique sur la notion de l'art. Fallait-il attendre qu'on  accumule la lecture avant d'entamer l'écriture? Est ce-que l'écriture s'impose à nous, ou alors  c'est nous qui allons vers l'écriture? Et puis aller vers l'écriture, relève t-il d'un plaisir  partagé  entre le lecteurE et l'écrivainE ? L’écriture, est-elle une recherche d'une  certaine originalité que la critique exige ? (Texte intégral)
Le silence approuve la complicité. Mais de quelle  complicité s’agit-il ? Personne d’autre dans ce monde ne peut  apprécier ces moments de jaillissement de la fiction qui interrogent la réalité, hormis la lecture,loin des querelles  intersubjectives. Je suis donc seul,  en train de jouir  de l’imaginaire et de la liberté. Chaque étape du parcours de Moncef Bahri libère mes errances et ouvre la voie à mon esprit de redessiner la carte des lieux  qui ont abrité le poème, sans contrainte aucune. (Texte intégral)
Les sentiers de l’indiscipline écrit par Driss Ksikes, se conforme-t-il aux normes de la discipline ? Peut-on le placer dans les catégories  ou les genres d’écriture préétablis ? Est-ce un essai ou un récit ? Mon statut de lecteur  ne me permet pas de trancher car ce qui m’intéresse, c’est le plaisir du texte ainsi que la souffrance qu’il peut me procurer. (Texte intégral)
Tu sais mon ami, et ça ne l’oublie jamais, que tu veuilles ou non, je suis français. Oui je fils d’immigré mais je suis français.  C’est une réalité et une vérité en même temps. Nous sommes une génération  qui est née dans une langue happée par l’histoire. Mon père nous racontait que la France avait besoin de bras étrangers pour   construire ses infrastructures. Son lexique  ne comportait qu’un seul mot : travailler. Avec le temps, mon père s’est réduit en corps sinistrosé. Allez demander  aux psychanalystes ce que signifie  ce mot. (Texte intégral)
Au commencement, c’était le feu et l’eau, en réponse à la question  relative à l'origine du monde que les premiers philosophes grecques ont posée. On est dans un univers de diversité activé par une intersubjectivité permettant aux sujets de  communiquer sans forcément être d’accord sur ce que l’on discute. Cette intersubjectivité ne prend plus le dessus  dès qu’il s’agit du rapport humain  à la nature en transformant  le cru au symbole de la culture que chacune et chacun  valorise. L’odeur se joint à l’idée et la conclusion ne doit pas rimer avec le verbe : cramer.  Le souci d’associer   l’art à la manière prédomine dans cet espace,  peu importe l’appartenance sociale du  bénéficiaire.  Le goût est humain. Après tout, je cuisine  pour que tout le monde  savoure. Je ne m’attendais pas à ce que le préfet me couvre d’éloges en répétant  à chaque mouvement de mâchoires : c’est très bon. Cuisiner est-il une fin en soi  ou un  moyen ?  Ce n’est pas vraiment le genre de questions qui me taraude, l’essentiel  est de m’insérer  à ma manière. C’est vraisemblablement l’idée avec laquelle Dija gère les conséquences de son immigration. (Texte intégral)
Et la vie continue. Cette expression qui revient dans des passages de Le Muet m’incite à réfléchir sur la mort. Du coup, l’émotion que provoque la perte d’un proche entrave l’oubli et nous oblige à se plier devant l’idée selon laquelle l’éternité revêt un sens existentiel , dans la mesure où la continuité l’emporte sur la mort car la vie continue. C’est justement cette idée relative à la continuité de la vie qui m’a poussé à reprendre la lecture. En lisant ce récit, je suis tombé à maintes reprises sur cette expression qui, à mon avis, représente en quelque sorte une défense du droit de vivre que la mort veut coûte que coûte nous arracher. (Texte intégral)
Chadia  Arab  avec Dames de fraises  contribue à dissiper le sens négatif de l'étrangeté et facilite en quelque sorte  l'appropriation de nouveaux codes  du vivre-ensemble. Porter un jean  est une fugue identitaire dénonciatrice des préjugés  et une rébellion contre  toute projection non distanciée assimilant  le statut de la femme aux tâches ménagères  et à la fabrication de la progéniture. On n'est plus dans ce schéma. Ces dames de fraises ont décidé de prendre leur destin en main  et  s'ouvrir sur  ce que cette migration  non choisie leur a  offerte, peu importe le prix de l’errance. (Texte intégral)
La nature vous a dévoilé ses secrets. Elle n’aime pas à se dévoiler. Elle aime à se cacher. N’y a-t-il pas de ressemblance de comportement entre nous et la nature ? Je peux même dire que l’identification est admise puisqu’on fait partie de cet univers organisé : le cosmos. Héraclite, en attribuant à la nature ce sens de l’invisible, nous a déjà élucidé que nous sommes la Nature ou du moins un élément de la nature qui fait partie de ce système dont le secret caractérise son identité ou son essence pour reprendre Aristote. Cacher, c’est rendre invisible. Nous voilà confrontés à l’invisible que la science voudrait maîtriser. La nature aime à se cacher.  (Texte intégral)
Les écrits de Hela OUARDI relatifs aux traditions musulmanes traitant de la genèse de l’Islam dont le prophète Mohamed en est le messager, s’inscrivent dans la continuité de ce que Houria Abdelouahed a développé dans son ouvrage : Les femmes du prophète, sans oublier la démarche audacieuse que Fatima Mernissi a optée dans ses livres, en l’occurrence Le harem politique. (Texte intégral)
Le temps qu’il fait à Paris s’harmonise avec l’écriture et la lecture de ce texte. La grisaille synonyme de déception d’un paradis tant attendu coïncide avec la grisaille qui accompagne le rite de la lecture. Autrement dit, la temporalité de l’écriture va de pair avec celle de la lecture, sauf que l’ici et maintenant de la lecture exige la continuité de crainte de ne pas casser le rythme de l’assimilation et tomber dans l’oubli. Or la longévité de l’écriture impose d’autres cérémonies telles que le langage, l’imagination et la fiction nourrie par la métaphore.  (Texte intégral)
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