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Université des Premières nations. L’Association canadienne des professeurs d'université condamne la décision du gouvernement

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L’Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) condamne la décision du gouvernement fédéral d’abolir le financement de l'Université des Premières nations du Canada, qui survient quatre jours après l’application de réformes exigées depuis longtemps.



Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Chuck Strahl, a annoncé aujourd’hui que le financement se terminera le 31 mars 2010.

« Nous n’en revenons tout simplement pas », a déclaré le directeur général de l’ACPPU, James Turk. « Nous avons écrit une lettre au ministre Strahl pour protester énergiquement contre cette décision destructrice et pour lui demander de la renverser. »

« Au cours des cinq dernières années, notre association a formulé les critiques les plus sévères à propos de la situation qui régnait à l’Université des Premières nations du Canada. Nous avions même pris une mesure extraordinaire en novembre 2008 en imposant une sanction de blâme à l’administration de l’université, la première à avoir fait l’objet d’une telle sanction en près de 30 ans », a expliqué James Turk. « Le gouvernement fédéral avait alors conservé le silence. »

L’annonce du ministre Strahl survient quatre jours après l’application de la mesure corrective imposée par la Fédération des Nations indiennes de la Saskatchewan, soit la dissolution du conseil d'administration, et après qu’elle eut annoncé son intention de mettre en œuvre les recommandations formulées en 2005 par le groupe de travail regroupant les chefs de la fédération, une décision requise depuis longtemps par l’ACPPU et le gouvernement de la Saskatchewan.

« Si la décision d’abolir le financement n’est pas renversée, le gouvernement met la clé dans la porte de l’Université des Premières nations du Canada au moment même où s’amorçaient enfin des changements positifs », a déclaré James Turk « Anéantir l’Université des Premières nations du Canada ne profite à personne, puisqu’aucune autre université au Canada ne remplit le même mandat et n’a les mêmes relations avec les peuples des Premières nations. »
 

Le 11 février 2010 


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