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La France en deuil de Johnny

par
Ph.D., Université de Montréal, Directeur, Tolerance.ca®

La France tout entière est en deuil de Johnny Halliday, décédé dans la nuit de mardi 5 décembre 2017. Adorée par les Français, cette icône de la chanson française eut des débuts difficiles. Jean-Philippe Smet de son vrai nom, il fut sifflé et renvoyé du Golf Drouot, ce club des jeunes où il chantait pour la première fois à la fin des années 1950. C’est dans les années 1960 qu’il deviendra connu en interprétant des chansons populaires du rock américain dont celles d’Elvis Presley, traduites en français.  

 

Des compositeurs et auteurs français tels que Labro, Aznavour, Goldman, Berger, lui écriront plus tard des compositions qui confirmeront son style de rocker français au cœur tendre, dont une des plus connues des années 1960 est Que je t’aime, écrite par Thibaut et composée par Renard. Il se démarquera des chanteurs français de son temps par le côté grandiose de ses spectacles. Ses arrivées sur scène en moto ou en hélicoptère galvanisent ses fans. Il enchaîne des prestations spectaculaires dans les plus grandes salles de Paris, du Stade de France au Palais des sports, en passant par la Tour Eiffel.

Lui survivent sa femme Laeticia, leurs deux filles adoptives, son fils David, né de son union avec sa première femme Sylvie Vartan et Laura Smet, née de sa liaison avec Nathalie Baye.

Un hommage national devrait lui être rendu samedi 9 décembre à Paris.

Note : 

Finalement, ce sera un hommage «populaire» que recevra Johnny, contrairement à l'hommage «national» qui a été réservé à l'Académicien Jean d'Ormesson, décédé la même semaine.  De ce côté-ci de l'Atlantique (pensons aux funérailles nationales que nous avons réservées à René Angélil), la distinction, aussi protocolaire soit-elle, semble reposer sur un privilège quasi monarchique accordé en général par les élites françaises à un des leurs, et qui s'approprient ce faisant la représentation de la nation. Mais le peuple n'incarne-t-il pas la nation ?

Pour en savoir plus sur ces subtilités, voir l'article du Nouvel Obs :

https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171208.OBS8948/obseques-nationales-hommage-populaire-quelle-est-la-difference.html

7 décembre 2017 Mise à jour 9 décembre 2017.

Mais peut-être que, tout compte fait, l'hommage populaire valait mieux qu'un hommage «national ». Le président Macron, ses prédécesseurs et toute la France sont venus faire leurs adieux à Johnny. Ce fut émouvant et retransmis en direct. J'avoue n'avoir jamais vu un tel recueillement de la part de tout un pays, sauf peut-être à la mort de John F. Kennedy :

 

 

 

 

 

 

 



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