L’itinérance des femmes commence souvent avant la rue
par Mélanie Fournier, Doctorante en psychologie, itinérance féminine et expérience de l’habiter, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Nous reconnaissons l’itinérance lorsqu’elle se donne à voir dans la rue : un corps dehors, exposé, sans adresse fixe. Cette image nous arrange presque autant qu’elle nous inquiète. Elle permet de croire que le problème commence là où le domicile s’arrête. Or les trajectoires des femmes déjouent ce scénario. Elles se logent souvent dans des espaces privés, derrière des formes de stabilité apparente, là où le danger se retire du regard sans disparaître.
Pour plusieurs, le dedans n’a jamais été ce sanctuaire que célèbrent nos fictions domestiques. Il a parfois été le lieu même où la menace…
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mardi 9 juin 2026