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Amnistie internationale : la protection des droits humains doit primer sur les intérêts nationaux

par
chroniqueuse de Tolerance.ca

Les gouvernements agissent parfois à l’encontre des lois en matière de protection des droits humains et Amnistie internationale souhaite que les intérêts nationaux cessent de primer sur la protection des droits humains.

Chaque année, Amnistie internationale publie un rapport comprenant un portrait de la situation des droits humains de nombreux pays dans le monde. Dans son dernier Rapport, rendu public le 27 mai, 159 pays sont traités.

Dans son vidéo d’introduction, Amnistie internationale souligne le travail fait par la Cour pénale internationale, mais demande à ce que d’autres pays puissants tels que la Chine, les États-Unis et la Russie ratifient le Statut de Rome. Les gouvernements agissent parfois à l’encontre des lois en matière de protection des droits humains et Amnistie internationale souhaite que les intérêts nationaux cessent de primer sur la protection des droits humains.

Toujours selon l’organisme, il y aurait toujours trop d’homicides perpétrés avec la bénédiction des États. Il met également l’accent sur la nécessité de combiner des mesures juridiques contraignantes aux mesures politiques en vue d’améliorer la protection des droits humains, qui ne peut se faire en reposant uniquement sur la volonté politique.

Les violations des droits humains touchent particulièrement les pauvres, dont les voix sont peu entendues. En vue d’éliminer les écarts de justice à travers le monde, les revendications d’Amnistie internationale se concentrent principalement sur la ratification du Statut de Rome par les États-Unis et la Chine ainsi que sur la transformation des Objectifs du millénaire en mesures juridiques contraignantes afin d’enrayer les situations de violation des droits humains. Ultimement, on vise la fin de la pauvreté et de l’oppression dans le monde, dont le pré-requis est la constatation que nul n’est au-dessus des lois.

Dans la préface du rapport, Claudio Cordone, le Secrétaire général intérimaire d’Amnistie internationale, s’interroge, entre autres, sur l’évolution des droits humains au cours des vingt dernières années.

La situation demeure critique, mais il est confiant que les avancées offrent un portrait plus reluisant pour l’avenir. Nombre de ces avancées ont eu lieu sur le terrain juridique, notamment avec le premier mandat d’arrêt établi par la Cour pénale internationale contre un chef d’État en exercice, le président soudanais Omar el Béchir.

Bien que les responsables de violations graves du droit international soient plus souvent amenés à rendre compte de leurs actes, deux obstacles majeurs persistent. Certains États continuent de se placer au-dessus du droit et d'échapper ainsi à tout réel contrôle international et certaines grandes puissances manipulent les contraintes juridiques selon ce qui convient à leurs alliés et leurs intérêts politiques. De plus, les pauvres souffrent le plus de discrimination, qui est à son tour un des plus grands facteurs de pauvreté. Pour remédier à cette situation, tous les droits humains, incluant les droits économiques, sociaux et culturels doivent être protégés et des comptes, rendus. Ces droits sont parfois bafoués par les entreprises privées et il faut combler les vides juridiques et juridictionnels qui favorisent actuellement l'impunité d’activité des entreprises. Enfin, il faut consacrer de plus grands efforts à la réalisation des Objectifs du millénaire, car leur atteinte pour 2015 est loin d’être à portée.

En bref, le rapport 2010 cherche ainsi à démontrer l’importance d’instaurer une justice mondiale.

Pour se procurer le rapport annuel, on peut le commander en ligne à http://thereport.amnesty.org/fr

31 mai 2010
 



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Chronique
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Info-Droits. La chronique de Julie Dumontier

Julie Dumontier est chroniqueuse de Tolerance.ca en matière de droits de la personne. Après des études pendant cinq ans, à l'Université Laval, en lettres et en sciences sociales, Julie Dumontier complète maintenant un diplôme en droit à l'Université du Québec à Montréal afin de... (Lire la suite)

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