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Daniel Amar, directeur du Musée de l’Holocauste de Montréal:«Seule une fine compréhension du passé, permet d’éviter les répétitions de l’histoire»

par
Ph.D., Université de Montréal, Directeur, Tolerance.ca®
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M. Daniel Amar*

Le Centre commémoratif de l’Holocauste a été inauguré le 9 septembre 1979. Devenu depuis Musée de l’Holocauste Montréal, sa mission consiste à informer le public et en particulier les jeunes sur la tragédie humaine que fut le génocide perpétré par les nazis. Par ses actions éducatives, le Musée vise à nous sensibiliser à l’antisémitisme, au racisme et à la haine.

Dirigé depuis 2018 par Daniel Amar, l’établissement emménagera en 2025 dans sa nouvelle demeure dont on vient d’annoncer le projet de construction. Le Musée sera situé boulevard Saint-Laurent en plein coeur de ce que fut le berceau de la communauté juive québécoise.

En tant qu’ancien conseiller auprès des premiers ministres Bernard Landry et Pauline Marois, M. Daniel Amar occupe aujourd’hui un poste ultrasensible alors que les questions d’exclusion nous interpellent devant le défi que représente la diversité. À ce sujet, comment perçoit-il son rôle au sein d’une institution qui vise à nous sensibiliser au racisme et à l’antisémitisme ? Par ailleurs, le Québec étant régulièrement accusé de racisme pour ses choix en matière de laïcité, comment réagit-il face à ces accusations ? Ce sont-là quelques-unes des questions que nous avons soulevées avec M. Amar dans le cadre de notre entrevue.

Victor Teboul : En mettant l’accent sur l’éducation pour sensibiliser le public et en particulier les jeunes à la tragédie humaine que fut l’Holocauste, considérez-vous, monsieur Amar, que cela constitue un antidote efficace pour combattre le racisme et l’antisémitisme alors que, comme on le sait, le peuple allemand comptait parmi les peuples les plus éclairés au monde lorsque ces horreurs furent perpétrées ?

Daniel Amar : L’histoire a une fâcheuse tendance à bégayer.  Les mêmes causes provoquent souvent les mêmes effets. Seule une fine compréhension du passé, permet d’éviter les répétitions de l’histoire.

L’histoire de l’Holocauste a une portée universelle. Elle permet d’explorer la nature humaine, la vie dans une société pluraliste et la nécessité de respecter les droits de la personne. Son étude permet aussi de comprendre quelles sont les étapes d’un génocide et quels sont les moyens à la disposition de la communauté internationale pour prévenir de nouvelles tragédies.   

Dans cette perspective, l’éducation est une condition nécessaire pour outiller les citoyens, les encourager à exercer leurs pouvoirs et leurs devoirs, et rendre leurs institutions imputables quant au respect des droits de la personne.   

Plus rassurant, des travaux conduits par la USC Shoah Foundation indique que les jeunes qui ont étudié l’holocauste ou fréquenté un musée sur ce thème manifestent une plus grande ouverture face à la diversité et sont mieux outillés pour combattre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination.

Cela dit, une personne peut recevoir toutes les clefs de compréhension sans pour autant être immunisée contre le racisme. D’autres facteurs entrent en ligne de compte comme l’environnement social, culturel, les valeurs personnelles, La capacité d’empathie ou la psychologie des foules par exemple.  Sinon comment expliquer cet incroyable contraste entre la frilosité de Pie XII et l’héroïsme de Angelo Roncalli, futur Jean XXIII. Pensons à Herman Goering, une des principales figures du nazisme, condamné pour crimes de guerre par le Tribunal de Nuremberg alors que son frère cadet Albert se distingua en protégeant des Juifs et des résistants.   

Si l’éducation est une condition importante, nécessaire, elle n’est pas suffisante.

 V. T. : Les Juifs furent les plus grandes victimes du régime nazi, six millions d’entre eux périrent dans les camps d’extermination. Toutefois, ils n’étaient pas les seules victimes du nazisme, des femmes et des hommes appartenant à d’autres groupes — ethniques, politiques ou autres —, furent aussi exterminés. De plus, le génocide juif, en dépit de sa spécificité, ne constitue pas le seul génocide dans l’histoire. Comment le Musée de l’Holocauste tient-il compte, dans sa programmation, de ces génocides qui ont eu lieu au cours de l’histoire ?

« Le Musée de l’Holocauste est le dépositaire de la mémoire de la Shoah » 

D. A. : Le Musée de l’Holocauste est le dépositaire de la mémoire de la Shoah au Canada grâce à ses riches collections d’objets et de témoignages vidéo. Cela dit, nous incluons, dans notre programmation, l’histoire des autres génocides.

  • Notre exposition virtuelle et itinérante « Ensemble contre les génocides » a été conçue en partenariat avec des représentants des communautés rwandaise, arménienne et cambodgienne. Cette exposition fait d’ailleurs aujourd’hui l’objet d’une refonte afin d’y inclure un volet sur le génocide autochtone.
  • Plusieurs de nos outils pédagogiques traitent des autres génocides comme celui des Rohingyas, des Yazidis ou des Cambodgiens.  
  • Le Musée de l’Holocauste coordonne L’AGAR (Alliance for Genocide Remembrance and Awarness) qui regroupe les Arméniens, les Rwandais, les Cambodgiens, les Roms et les Ukrainiens.
  • Chaque année, nous soutenons les communautés rwandaise et rom dans l’organisation d’événements commémoratifs portant sur le génocide. 
  • Nous sommes fiers d’avoir soutenu Romanipe et facilité la reconnaissance par le Canada du génocide des Roms et des Sinti.
  • Nous lancerons prochainement la construction du nouveau musée de l’Holocauste et notre programmation d’expositions temporaires comprendra des expositions liées aux autres génocides.

Dans les faits, le Musée de l’Holocauste refuse toute forme de concurrence mémorielle. Il existe entre les communautés victimes de génocide un véritable esprit d’entraide. J’en tiens pour preuve le récent message de M. Jean Paul Nyilinkwaya, Président de Page Rwanda : « Merci au Musée de l’Holocauste Montréal d’être fraternellement et solidairement à nos côtés dans notre combat pour préserver la mémoire du génocide contre les Tutsis du Rwanda ».

Nous sommes unis dans un même combat contre l’amnésie et le déni. Car nous faisons face aujourd’hui au même défi, au même ennemi, l’oubli, qui fait le lit du négationnisme.

V. T. : De nombreux commentateurs considèrent que « La définition opérationnelle de l’antisémitisme », adoptée par les 31 États membres de L’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), vise à dissuader toute critique des politiques israéliennes, notamment à l’égard des Palestiniens. Cette définition précise, en outre, que l’antisémitisme peut se manifester lorsque Israël est perçu comme une « collectivité juive ». Or, l’État d’Israël se définit en tant qu’état juif. Associer la mémoire de l’Holocauste à l’État d’Israël ne limite-t-il pas les possibilités de critiquer les politiques du gouvernement israélien, notamment en matière des droits de la personne ?

D. A. : Je m’étonne sincèrement du tollé provoqué dans certains milieux qualifiés de progressistes par l’adoption de cette définition.

Primo, cette définition est juridiquement « non contraignante ». Elle est considérée simplement comme une définition de travail. 

Deusio, la définition de l’IHRA n’interdit pas de critiquer le gouvernement ou la politique de l’État d’Israël. Le document précise clairement que « les critiques à l’égard d’Israël, comparables à celles exprimées à l’encontre d’autres pays, ne peuvent être qualifiées d’antisémites ».

« Le gouvernement du Québec a adopté d’ailleurs la définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste » 

Le 9 juin 2021, le gouvernement du Québec adoptait d’ailleurs cette définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. M. Benoit Charrette, ministre responsable de la lutte contre le racisme prenait bien soin, au même moment, de rappeler que : « critiquer ou manifester pacifiquement contre la position d’Israël dans le conflit israélo‑palestinien n’est pas en soi de l’antisémitisme ».

Admettons cependant que certains dissimulent leur antisémitisme derrière une rhétorique antisioniste.

Concernant le deuxième volet de la question, le document de l’IHRA indique simplement que « l’État d’Israël, perçu comme une collectivité juive, peut aussi être la cible de ces attaques (antisémites) ». Un rappel salutaire en regard de tous ceux qui ne prennent même pas la peine de travestir leur antisémitisme en antisionisme.

En ce qui concerne l’association entre Israël et la mémoire de la Shoah, je ne vois pas en quoi cela limite le droit de dénoncer les politiques gouvernementales israéliennes. Les députés et les journalistes israéliens n’ont pas ces pudeurs. Quand on prend la mesure de la tonalité et de l’intensité des débats à la Knesset, on en vient même à regretter le peu de considération pour les survivants de la Shoah.

À l’étranger, le régime des mollahs promet avec une régularité de métronome, un nouvel holocauste nucléaire à l’État d’Israël. Clairement, l’ambition d’Israël d’être le gardien de la mémoire de la Shoah ne ralentit pas certains régimes dans leur élan destructeur.    

Dans les faits, tout comme on ne peut abolir la pauvreté avec un décret, on ne peut gagner le combat contre l’antisémitisme, le racisme et les discriminations avec une simple définition. Au-delà des mots, nous avons besoin de mobilisation et d’actions. 

V. T. : Plusieurs organisations israéliennes défendent les droits des Palestiniens, autant en Israël que dans les territoires occupés. La plus modérée de ces organisations, le New Israel Fund, dont les bureaux canadiens sont situés à Toronto, dénonce les discriminations visant les Palestiniens et engage des actions pour défendre ces derniers. Comment le Musée de l’Holocauste parvient-il à concilier sa mission de sensibilisation à l’égard du racisme et de l’antisémitisme avec les combats que livrent des organisations juives en faveur des droits de la personne en Israël 

D. A. : Le tissu associatif israélien est extrêmement riche et dense et je m’en félicite. Aucun pays ne peut se prétendre immunisé contre les violations des droits de la personne. Je suis heureux de constater qu’Israël fasse l’objet d’une observation aussi vigoureuse. C’est la rançon de la démocratie et du progrès.

Nous avons toutefois peu de liens avec ces associations et n’entretenons pas de rapports avec New Israel Fund pour la simple raison que leur espace d’intervention est Israël alors que nous œuvrons essentiellement au Canada.  

V.T. : Vous avez occupé des postes de conseiller ministériel au sein des gouvernements du Parti Québécois, d’abord en tant que conseiller aux Affaires internationales du Premier ministre du Québec, Bernard Landry et, plus tard, à titre de conseiller économique dans le cabinet de la Première ministre, Pauline Marois.

En tant que Directeur général du Musée de l’Holocauste, comment réagissez-vous lorsque des leaders anglophones influents de la communauté juive du Québec considèrent discriminatoire la Loi 21 sur la Laïcité du gouvernement québécois, que certains d’entre eux qualifient même de raciste ?

D. A. : J’ai eu l’immense privilège d’œuvrer au sein du cabinet de M. Bernard Landry et de Mme Pauline Marois et je leur suis immensément reconnaissant de la confiance qu’ils m’ont témoignée.  

Sur la question de la laïcité, j’ai toujours été ambivalent. Par mon éducation et par conviction, je suis favorable à une séparation nette entre l’Église et l’État. Je sais, par ailleurs, combien la religion est pour certains un marqueur identitaire très fort. Interdire le port du voile ou de la kippa, revient à leur nier le droit d’assumer pleinement leur identité. 

Au cabinet de Mme Marois, j’ai eu l’entière liberté d’exprimer mes réserves sur la Charte des valeurs. Les discussions au cabinet de la Première ministre étaient très animées. Je précise ce point pour rappeler combien ces débats ont été vécus intensément et, pour moi en tout cas, douloureusement.

Cela dit, par le combat qu’elle menait et le projet qu’elle portait, Mme Marois voulait d’abord exprimer sa sororité et sa solidarité agissante avec les femmes et les aider à s’émanciper du joug religieux. Rappelons-nous du débat sur le foulard. Elle était habitée par l’ambition féministe, et guidée par les idéaux de liberté et d’égalité. Le racisme était totalement étranger à nos schémas de pensées. Mme Marois ne l’aurait d’ailleurs jamais toléré.

Concernant la Loi 21, mon ambivalence reste inchangée. Plus encore, la confusion entretenue au niveau des enjeux entre immigration, intégration, laïcité et identité ne permet pas d’en débattre en toute sérénité.

« ... le Québec n’a pas de leçons à recevoir des autres Canadiens en matière de racisme et d’antisémitisme »

Je me contenterai toutefois de citer mon ami David Birnbaum, député libéral de la circonscription de D’Arcy McGee qui déclarait récemment, lors d’une conférence réunissant 180 élus de toutes les provinces, que « le Québec n’a pas de leçons à recevoir des autres Canadiens en matière de racisme et d’antisémitisme ». 

En d’autres mots, résistons à la tentation de diaboliser les partisans d’une laïcité stricte en les accusant de racisme ou de xénophobie. 

V. T. : Quels enseignements, d’après vous, devrions-nous tirer du génocide nazi après une visite au Musée de l’Holocauste ?

D. A. : Comme l’écrivait Arthur Koestler, « les statistiques ne saignent pas, c’est le détail qui compte ». C’est pourquoi notre exposition permanente raconte l’Holocauste à travers les histoires, les objets et les témoignages des survivants qui ont refait leur vie à Montréal.

Nous voulons rappeler aux visiteurs que l’Holocauste est une histoire québécoise et canadienne. Environ 40,000 Canadiens en ont été victimes.

Notre ambition est de souligner les dangers du fanatisme et des préjugés pour éviter que l’histoire ne se répète, parce que l’homme a des capacités illimitées pour donner des leçons à l’enfer. Peter Maurer, Président du Comité international de la Croix rouge, prétend ‘’qu’au vu des atrocités dont nous sommes témoins chaque jour, le CICR ne peut pas garantir qu’une catastrophe humanitaire comparable à l’Holocauste ne se produira pas de nouveau’’. Pensons pour s’en convaincre aux Cambodgiens, aux Tutsis du Rwanda ou aux Ouïghours.

La visite du Musée permet de saisir quelles sont les principales étapes du génocide et quels sont les moyens à la disposition de la communauté internationale pour prêter secours aux communautés victimes. Pensons aux Kurdes et aux Yazidis.

Nous voulons également souligner, devant les injustices, l’importance de refuser le confort du silence et de l’indifférence. Pour paraphraser Élie Wiesel, « il faut prendre parti, car le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté ».

Le rôle du Musée est aussi de rappeler l’exemple lumineux d’hommes et de femmes qui, au péril de leur vie et sans contrepartie, ont secouru des Juifs des griffes des nazis, préservant ainsi des valeurs d’humanité. Les noms de Raoul Wallenberg, Oscar Shindler, Mgr Saliège ou Irina Sandler trouvent un écho dans notre mémoire collective. Mais l’État d’Israël a reconnu à ce jour plus de 28 000 Justes. Et tout laisse croire que pour 1 Juste reconnu, il y a 10 héros anonymes qui ne verront jamais leurs noms inscrits dans le Grand Livre de la Reconnaissance.

Nous souhaitons aussi que les visiteurs retiennent de leur passage au Musée, l’incroyable force et résilience manifestées par tous les survivants. Il y a une vie après la tragédie. Les survivants ne doivent pas être perçus uniquement comme des victimes, mais comme des hommes et des femmes de courage qui ont refait leur vie, contribué à leur société d’accueil et qui continuent de sensibiliser les nouvelles générations aux dangers du racisme, de l’antisémitisme et de la haine.

Ultimement, au Musée, nous refusons de faire de l’histoire de l’Holocauste une leçon de morale. C’est aux élèves d’en tirer eux-mêmes des enseignements pour la vie en démocratie. Comme nous l’avons développé plus haut, l’histoire de l’Holocauste permet de comprendre le monde dans lequel on vit, ses institutions démocratiques, son système de justice et leurs mécanismes. En interrogeant sur la nature humaine, l’étude de l’Holocauste touche à l’éthique, aux droits de la personne et à la liberté. Nous leur donnons les clés, à eux d’ouvrir les portes.

 V. T. : Vous avez été nommé au poste de Directeur général du Musée de l’Holocauste de Montréal en 2018. Quel est le défi auquel vous devez faire face ? Et quels sont les principaux projets que vous souhaitez réaliser ou que vous avez déjà mis en œuvre ?

D. A. :  Depuis le déclenchement de la pandémie, les défis sont multiples : politique, administratif, financier. Mais le plus stimulant et enthousiasmant reste le projet de nouveau musée de l’Holocauste.

En 2025, notre institution se redéploiera au 3535, boulevard Saint Laurent, au cœur de notre métropole. Nous serons idéalement situés dans le prolongement du corridor muséal et à proximité du quartier des spectacles.

Le nouveau Musée pourra ainsi assoir sa présence, sa notoriété et mieux rayonner dans l’univers culturel et muséal québécois. Son redéploiement lui permettra également d’assumer pleinement son leadership pancanadien en matière de lutte contre la haine, les discriminations et les préjugés.

Notre ambition est de construire un musée signature, certifié Leeds qui proposera une expérience de visite réinventée pour les jeunes, grâce aux nouvelles technologies. 

Nous proposerons des salles d’exposition permanente et temporaire, un espace commémoratif et un jardin mémoriel.,

Nous construirons également un auditorium qui proposera films, documentaires et témoignages de survivants sous forme d’hologrammes, palliatif à l’amenuisement du nombre de ces précieux témoins.

Ce redéploiement nous permettra de multiplier par 3 les surfaces d’exposition et par 6 la superficie globale de notre musée.

Il nous permettra ultimement, je l’espère, d’accueillir tous les amis et soutiens de Tolerance.ca

Note de la rédaction

Le terme « Holocauste » est surtout employé dans le monde anglo-saxon. « Shoah » est de plus en plus utilisé, particulièrement en Europe et en Israël. « Shoah » signifie catastrophe en hébreu, il est jugé plus approprié que l’expression « holocauste » qui évoque un sacrifice. Le terme génocide est, quant à lui, plus récent. Il a été créé par le juriste juif polonais Raphaël Lemkin en 1944. Il signifie massacre d’un groupe ethnique.

Le Musée de l’Holocauste de Montréal est le seul musée sur l’histoire de l’Holocauste reconnu au Canada. Il a accueilli des centaines de milliers de visiteurs depuis sa fondation en 1979.

Il existe de nombreux musées de l’Holocauste dans le monde ; le plus connu et le plus ancien est sans doute le mémorial de Jérusalem, Yad Vashem, créé en 1953.

Site du Musée de l’Holocauste de Montréal : 
https://museeholocauste.ca/f

Entrevue réalisée par Victor Teboul pour Tolerance.ca® Inc.

©Tous droits réservés. Aucune reproduction de cet article n’est permise sans l’autorisation écrite de Tolerance.ca®  Inc.

Voir aussi L'histoire de David.

7 février 2022



* M. Daniel Amar, Directeur du Musée de l'Holocauste de Montréal. Image : Temple Emmanu-el.

** Emplacement actuel du Centre commémoratif de l'Holocauste, 5151 Côte Sainte-Catherine, Montréal.  Image : Wikipedia.




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Encore!
par Frédéric Gagné le 8 février 2022

Quoi? Encore? Après Hollywood qui a produit au minimum 1000 films et téléséries sur le sujet, fiction et documentaire, sans oublier les milliards de romans et les millions de musées et autres places commémoratives à travers le monde, misère, as-t-on vraiment besoin d’un deuxième musée de la Shoah à Montréal? Tout n’a-t-il pas été dit sur cette terrible tragédie? Il faut croire que non, même si aujourd’hui il est pratiquement impossible d’avoir une conversation sérieuse, qu’importe le sujet, sans que quelqu’un finissent par brandir le spectre du fameux moustachu à casquette. Comme poser la question est une preuve irréfutable de mon antisémitisme décomplexé, je m’attends à ce que des gens retrouvent mon adresse et viennent peindre des croix gammée sur ma porte. Alors pour me faire pardonner, et m’éviter des graffitis disgracieux, je m’excuse d’avance qu’une question aussi impure aie traversée mon esprit et propose de renommer toutes les rues du Québec en l’honneur de victimes de l’Holocauste, ainsi, le très irréprochable Canada anglais ne pourra plus dire que le Québec est un nid à nazis. Ouf! Je me sens déjà plus propre.
Commentaire
par Ronald Briere le 8 février 2022

Tres bonne lecture. J'espère que ce centre offrira des explications en français. Pres de 70% des québécois ne parlent pas suffisamment l anglais. Merci a Tolerance.ca
Commentaires concernant cette entrevue
par Paul Lavoie le 7 février 2022

Beau texte. Questions franches, ouvertes. Réponses nuancées, détaillées.
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Victor Teboul est écrivain et le directeur-fondateur du magazine en ligne Tolerance.ca ®, fondé en 2002 afin de promouvoir un discours critique sur la tolérance et la diversité. 
 
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