
Chaque jour les médias : télévision, radio, journaux rendent compte des guerres qui sévissent partout dans le monde. Des bombes font plusieurs dizaines de morts en Syrie, vingt victimes d’une voiture piégée à Bagdad, des manifestations au Caire, à Tunis finissent en échauffourées…
On peut faire le décompte des morts et des blessés en divers pays d’Afrique et d’Asie. Cela commence par des manchettes en première page qui cèdent vite la place à des faits divers et des accidents locaux. Les déclarations de l’ONU restent lettre morte et les interventions des Etats-Unis et d’autres pays ne règlent pas les conflits quand elles ne les enveniment pas.
Les membres du public sont impressionnés, ressentent indignation, colère, tristesse et malaise. Le monde va mal. Partout. Des hommes politiques, des chefs d’État, des membres de gouvernements se prononcent, réagissent et, parfois, interviennent. Les résultats sont minimes, nuls. Leur impuissance est manifeste.
Dans certains pays, le sang cesse de couler mais ailleurs, de nouveaux incendies font rage. Des guerres civiles qui ne disent pas leurs noms se poursuivent, s’éternisent.
Le lecteur de journal tombe quotidiennement sur un entrefilet en cinquième page : dix morts en Irak, trente au Mali… Quoi de neuf ? Il tourne la page. Il finit par s’habituer. Autant que les responsables politiques, il constate son impuissance. Ses colères et ses tristesses ne servent à rien sinon à déranger momentanément sa quiétude. Il finit par passer outre. Et petit à petit, insidieusement, l’indifférence prend le dessus, s’installe. Il se répète que des hommes sont partout victimes et bourreaux, indignes de l’humain.
25 décembre 2012
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