La Ville d’Ottawa soucieuse de la bienveillante des aînées, procède actuellement à l’élaboration d’un plan relatif aux personnes âgées, visant à les servir efficacement et à satisfaire leurs besoins. Pour améliorer les services de la ville et en faire une ville-amie des aînés, les personnes âgées ont été entendues et un soutien adapté à leurs besoins et à leurs attentes leur sera accordé.
La population de la planète vieillit plus ou moins vite en fonctions de l’espérance de vie. Le vieillissement est l’un des défis majeurs des pays développés. Selon la municipalité, le nombre d’aînés vivant à Ottawa devrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années. En 2031, on prévoit que les aînés constitueront 22 pour cent de la population d’Ottawa (plus d’un résident sur cinq sera âgé de plus de 65 ans).
Selon l’OMS, une ville-amie des aînés est « un environnement urbain participatif et accessible qui favorise un vieillissement actif ». En 2011, un sondage avait été élaboré par la Ville d’Ottawa et Nanos Research pour mener des consultations auprès d’environ 630 personnes âgées et intervenants dans le cadre du plan relatif aux personnes âgées. 15 séances de consultation auprès de groupes cibles de personnes âgées, ont été documentées et animées par un guide qui s’inspirait du Guide mondial des « villes-amies des aînés » de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Des commentaires sur huit sujets ont été relevés:
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Espaces extérieurs et bâtiments de la ville pour que les aînés s’orientent avec aisance et en toute sécurité, tant dans les espaces naturels que dans l’environnement bâti.
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Améliorer le transport pour que les personnes âgées soient en mesure de se déplacer aisément dans la ville.
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Des logements adaptés pour que les personnes âgées aient accès à un éventail d’options qui peuvent combler leurs besoins personnels.
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Améliorer l’information et la communication des services de la ville pour que les aînés et les aidants aient accès à des renseignements exacts sur demande.
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Participation sociale des aînés afin de leur permettre d’être actifs, de continuer d’apprendre et de participer à la vie communautaire dans des milieux conviviaux et adaptés à leurs besoins.
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Participation citoyenne des aînés en contribuant activement dans leur communauté.
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Soutien communautaire et accès facile aux services de santé
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Respect et inclusion sociale des aînés.
Le résumé des résultats des séances de consultation, ainsi que des sondages remplis en ligne, par téléphone ou sur papier qui ont été soumis pendant la période de consultation avait pour conclusion:
« La plupart des personnes âgées participantes ont indiqué qu’Ottawa était une ville amie des aînés en ce qui a trait à sa taille, à son environnement et aux activités proposées. Cependant, les participants ont cité le mauvais état de santé des personnes âgées, la baisse de leurs revenus et l’isolement, des réalités qui témoignent des limites de la convivialité de la ville pour les aînés. Les personnes âgées ont souligné l’importance de l’accessibilité des services et des établissements nécessaires à leur santé et à leur bien-être; elles souhaitent avoir un meilleur accès aux renseignements sur les programmes et les services qui leur sont offerts. Plusieurs participants ont également insisté sur la nécessité de mettre en place des initiatives visant à réduire l’isolement social ».
Pour plus d’informations sur les résultats vous pouvez consulter le résumé du rapport en suivant le lien : http://uuurl.net/b2t3v
En 2008, la ministre responsable des Aînés, Mme Marguerite Blais avait soutenu des projets pilotes dans six municipalités et une municipalité régionale de compté (MRC), en collaboration avec le Centre de recherche sur le vieillissement du Centre de santé et des services sociaux et l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke.
Les projets de Sherbrooke, Granby, Rimouski, Drummondville, Rivière-du-Loup, de l'arrondissement de Charlesbourg et de la MRC de Témiscamingue dureront jusqu’en 2013. Au Québec, la démarche villes-amies des aînés est devenue MADA : Municipalité amie des aînés et elle connaît de plus en plus de succès. D’autres municipalités se sont engagées dans une démarche similaire. Une somme annuelle de un million de dollars avait été attribuée par le gouvernement du Québec pour le budget 2009-2010. En 2010, la Ville de Québec entreprenait également cette démarche dans le cadre du programme instauré par le ministère de la Famille et des Aînés du Québec au soutien de sa stratégie d’action en faveur des aînés.
Depuis mon court passage de carrière au centre de recherche de l’Institut universitaire de Gériatrie de Montréal et ma participation bénévole au sein de l’Observatoire vieillissement et société (OVS), tout ce qui concerne le bien être des aînés me tient à cœur. J’avais déjà écrit sur ce sujet dans le gérophare de l’OVS mais également dans ma chronique sur notre site. Vous trouverez d’ailleurs mon article « Des villes plus accueillantes pour assurer à nos aînés une meilleure qualité de vie urbaine», qui vous donnera plus d’informations sur les projets concernant les villes amies des aînés en suivant ce lien :
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=118820&L=fr
Le Canada et le Québec font beaucoup pour les aînés et il est juste de le dire, cependant le vieillissement des populations soulève des enjeux collectifs et il serait nécessaire d’apporter des changements importants non seulement sur les programmes publics et leur financement comme cela se fait actuellement, mais encore plus sur la valorisation des compétences et le travail des aînés.
En répondant aux besoins des aînées, les municipalités contribuent ainsi à préserver leur dignité et à leur permettre d’être plus actifs. Il faut encourager les aînés à vieillir activement pour continuer à participer pleinement à la vie sociale. Cela leur permettrait de ne pas s’isoler et de ne pas tomber dans l’oisiveté mais également d’être pourvoyeurs de revenus pour la société.
25 JUIN 2012