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Peut-on promouvoir la laïcité après la tragédie survenue à Québec ? Un entretien avec Daniel Baril, vice-président du Mouvement laïque québécois

par
Ph.D., Université de Montréal, Directeur, Tolerance.ca®
Rassemblement de solidarité avec la communauté musulmane dans l'arrondissement de Parc-Extension, lundi 30 janvier 2017. Image : Wikipedia.

La tuerie qui a fait six morts et de nombreux blessés, survenue le 29 janvier 2017 à la mosquée du Centre culturel islamique, situé dans l’arrondissement de Sainte-Foy, à Québec, a suscité, comme on le sait, des manifestations de solidarité de masse avec les communautés musulmanes à travers le Québec. Des milliers de Québécoises et de Québécois ont tenu à exprimer leur amour envers leurs concitoyens de confession musulmane et leur rejet de la violence. Cet incident a d’autant plus affecté la conscience des Québécois que ces derniers sont reconnus pour leur caractère pacifique et leur opposition historique aux guerres.

Tandis que nous débattons au Québec depuis une dizaine d’années des différents moyens permettant d’instaurer une société laïque, les communautés musulmanes se sentent spécifiquement visées et même stigmatisées par ces débats qui remettent en question les signes religieux, dont le voile islamique et le niqab, des signes religieux qui n’incommodent nullement la voie multiculturelle choisie par le Canada anglais. Le député, Joêl Lightbound, qui représente au parlement fédéral la circonscription où a eu lieu le drame, est même allé jusqu’à demander pardon aux victimes pour ne pas avoir dénoncé suffisamment la stigmatisation des musulmans, dont il aurait été lui-même témoin. 

Les médias de langue anglaise ne manquent pas en outre de désigner la société québécoise francophone dans son ensemble comme étant peu tolérante, sinon carrément xénophobe.

Dans un tel contexte, peut-on continuer d’exercer son sens critique à l’égard des minorités religieuses, et à plus forte raison à l’égard des communautés musulmanes ? Comment promouvoir la laïcité dans un contexte où une communauté se sent spécifiquement remise en question ? Ce sont là quelques-unes des questions que j’ai posées à M. Daniel Baril, vice-président du Mouvement laïque québécois et auteur de nombreux mémoires auprès des instances législatives visant à faire prévaloir les principes de laïcité au sein des politiques gouvernementales.

Tolerance.ca - M. Baril, compte tenu de cette tragédie, comment cela affecte-il notre regard critique sur les communautés culturelles et religieuses au Québec, et en particulier sur  les communautés musulmanes ?

 

M. Daniel Baril

Daniel Baril - Convenons au départ qu’il s’agit d’une tragédie sans nom et qu’aucun motif ne saurait justifier ou excuser. En ce qui concerne le Mouvement laïque québécois, je ne vois pas de raison de modifier l’analyse de la conjoncture et je pense que cela vaut pour l’ensemble de la société québécoise. La principale raison d’être du Mouvement laïque est de réclamer un État laïque au nom de la liberté de conscience et cette liberté doit inclure la liberté de religion. Les divers groupes qui militent pour la laïcité républicaine ont toujours dénoncé le racisme et l’intolérance religieuse d’une part et, d’autre part, le radicalisme religieux, qu’il soit islamiste, chrétien, juif ou autre. De cet angle, notre regard critique sur les communautés religieuses, majoritaires ou minoritaires, ne changera pas et ne doit pas changer. Qu’un cerveau dérangé ait assassiné sans raison des croyants de foi musulmane au nom d'on ne sait quoi ne doit pas nous faire tomber dans une culpabilité collective conduisant à laisser la voie libre à la dérive politico-religieuse qu’est l’islamisme et sa terreur. Bref, il faut persister à ne pas assimiler tout musulman à cette dérive, même si cela exige un effort que certains ne semblent manifestement pas être en mesure de faire. 

Tolerance.ca – Plusieurs personnalités autant dans le monde politique que dans le milieu journalistique s’interrogent sur la capacité d’accueil et d’ouverture des Québécois. En fait, elles se demandent si la société québécoise est suffisamment tolérante, et soulignent les propos jugés excessifs, sinon haineux, de nombreux chroniqueurs. Que pensez-vous de cette critique visant certains médias québécois et la collectivité québécoise dans son ensemble ?

Daniel Baril - Si les groupes réclamant la laïcité de l’État n’ont pas à revoir leur position, je crois que certains commentateurs bien connus ont un examen de conscience à faire. Mais je doute qu’ils le fassent puisque la pensée primaire et l’exacerbation des différences est leur pain quotidien. Par ailleurs, des propos carrément haineux envers les musulmans sont fréquemment émis dans les médias américains où la jurisprudence sur la liberté d’expression est beaucoup plus permissive qu’au Canada, sans que personne n’ait jamais attaqué de mosquée. Ce qui est diffusé par nos « radios poubelles » n’explique donc pas en soi le geste du tueur Alexandre Bissonnette.

Quant au milieu journalistique, les médias anglophones, facilement enclins à voir du racisme dans le refus d’assimilation des Québécois, ont-ils fait un examen de conscience après que Richard Bain eut tenté, au nom de la haine raciale, de mitrailler l’assistance lors de la soirée de victoire du Parti québécois ? Je ne pense pas que la société québécoise soit plus raciste qu’une autre et les témoignages de néo-Québécois abondent en ce sens. Le geste de Bissonnette révèle par contre que la haine raciale et religieuse est présente chez certaines personnes à un point tel qu’elle les entraîne à poser de tels gestes. De ce côté, il nous faut être vigilants et combattre toute forme d’intolérance.

 Tolerance.ca – Peut-on défendre et promouvoir la laïcité, dans un contexte où une communauté particulière se sent stigmatisée et remise en question ? Quels moyens et approches faut-il envisager afin qu’une communauté, quelle qu’elle soit, ne se sente pas exclue ? 

Daniel Baril - Si la laïcité est bien comprise, aucune communauté ne devrait se sentir exclue par cette approche qui consiste, pour l’essentiel, à maintenir les institutions publiques à l’abri des croyances, des pratiques et des visées des religions tout en assurant la liberté de culte. La laïcité de l’État est en fait une condition nécessaire à la liberté de religion. Pour s’en convaincre, regardons ce qui se passe dans les États théocratiques ou dirigés à la lumière des préceptes religieux ! Les croyants qui se sentent stigmatisés par la laïcité sont ceux qui refusent cette séparation du religieux et du politique. On peut toujours miser sur une meilleure information à diffuser auprès de ces personnes mais je doute des résultats tant leurs convictions religieuses leur dictent que la religion est au-dessus de tout.

À cela s’ajoute le discours relativiste des autoproclamés « inclusifs » dont la portée est de laisser libre cours à toute expression religieuse même dans la sphère public au nom d’une intégration qui tient plus du ghetto. On ne peut malheureusement pas faire d’omelette sans casser les œufs et concéder des accommodements religieux à certaines communautés serait leur attribuer des privilèges qui vont à l’encontre de l’égalité des religions.

On trouve dans toutes les religions des croyants qui refusent la laïcité mais ce refus semble plus combatif chez les musulmans pieux. Une introspection est peut-être à faire de leur part. La majorité des musulmans du Québec, par contre, n’ont aucun problème avec la laïcité républicaine et plusieurs, qui ont fuit le fascisme religieux, s’en réclament haut et fort.            

Tolerance.ca – On a associé le crime du meurtrier aux dérives identitaires, peut-on, dans ce contexte, continuer de défendre, d’après vous, une conception laïque de l’identité québécoise et la cause de l’indépendance, sans être associé aux groupes d’extrême droite ?

Daniel Baril - J’espère qu’on va continuer à défendre la laïcité, qui constitue justement un trait distinctif de la nation québécoise, sans tomber dans l’extrême droite. Depuis la tuerie de Québec, certains médias, Radio-Canada en tête, ne cessent de faire des liens entre le débat identitaire, la « charte des valeurs », la laïcité, le nationalisme et l’attaque de la mosquée. Il s’agit d’amalgames réactionnaires tout aussi inacceptables que les amalgames entre islam et islamisme pourtant décriés par ces mêmes commentateurs.

Si le débat identitaire incluant la laïcité avait été pris en charge jusqu’au résultat escompté, il est permis de penser que la tuerie de la mosquée n’aurait peut-être pas eu lieu. L’incapacité des gouvernements libéraux de Jean Charest et de  Philippe Couillard de traiter de ces enjeux et l’avortement du projet de loi sur la laïcité, présenté par le Parti québécois, ont conduit à une impasse qui donne aux xénophobes un sentiment de défaite et une impression non justifiée d’invasion.

La question identitaire et le débat sur l’indépendance du Québec demeurent légitimes même si un écervelé nous a plongés dans un drame collectif. Certes, la tâche est maintenant plus ardue après cette tuerie, d’autant plus que le Canada est dirigé par un multiculturaliste obnubilé par la piété religieuse et qui n’a aucune sensibilité au principe de laïcité de l’État.

La gauche communautarienne a elle aussi un examen à faire puisqu’elle s’est avérée incapable de proposer des solutions autres que celles relevant du multiculturalisme qui est une négation des valeurs républicaines qui devraient constituer le socle de toute société démocratique.

Entrevue réalisée par Victor Teboul pour Tolerance.ca 

2 février 2017



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Il y a actuellement 14 réactions.

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Je n'ai pas
par Benoit Lambert le 2 février 2017

Je n'ai pas pu assister aux vigiles célébrées pour les victimes de la tuerie. Je ne pouvais pas m'associer à ce geste car il semble qu'on ait fait une adéquation entre participer à ces cérémonies et accepter toutes les exigences religieuses de la communauté musulmane. Si on critique cette communauté, on est immédiatement  un islamophobe. Je n'ai rien contre les foulards sur la tête dans l'espace public. Des religieuses catholiques portent un voile en public. J'ai travaillé avec une jeune religieuse qui le portait.  Je n'ai rien contre les cabanes à sucre qui doivent s'adapter à une clientèle. Mais je ne peux accepter la charia, les mariages forcés, le niqab porté lors du serment  de citoyenneté canadien. Malgré ce que vous en dites, la loi de M. Couillard s'attque à certains éléments (la personne doit recevoir les services gouvernementaux dans les services publics à visage découvert, les mariages forcés sont interdits et des directives sont données pour les accommodements raisonnables.) J'espère que M. Couillard ne délaissera pas ce projet de loi par culpabilité face massacre de Sainte-Foy. Je ne suis pas un fanatique, je ne suis pas islamophobe mais je ne peux pas accepter tout ce qui qui va à l'encontre de l'égalite homme-femme et qu'on justifie par des motifs religieux.

Bonne Lecture.
par Linda Jolicoeur le 3 février 2017

Merci M.Baril C'est un baume de vous lire. Très bonne lecture.

Un vrai dialogue avec les musulmans qui vivent dans nos Démocraties
par franck JOUSSET le 3 février 2017

Bonjour je suis français j'ai suivie les évenements de france comme beaucoup je veut juste dire pour que Monsieur Daniel Baril qu'il faut pas mélanger islam et islamiste est la preuve trés nette que se monsieur na pas lu les textes de l'islam qui sont tous sauf tolérant  et de paix etc.. mais à cela il faut faire un nette séparation avec la diversité des musulmans qui n'applique pas tous les textes de l'islam à la lettre je vous invite a suivre les vidéo du pere Galez sur le pakistan et les madrasa école coranique pour répondre clairement se qu 'est l'islam. et se que vous dite islamisme est clairement l'application des textes de l'islam ,le vecteur du térrorisme est contenu dans les textes de l'islam. il ne tiens cas  vous de lire leurs textes beaucoup d'apostas de l'islam ne cessent de le dire y compris des anciens IMAMS ,pour autant une grande parties des musulmans ne se reconnaissent pas dans cette violence faite au nom de leur religion ,surtout ne pas mélanger  tout avec un acte d'un fou, d' un homme manipuler à meme titre que ceux qui ont une lecture literal d' une sourate violente dans le coran qui dit qu'il faut tuer les juifs et chrétiens et commet un attendant au nom de l'islam , ils temps de poser çe vaste sujet sur la table avec votre communauté musulmanes sur les passages violents de leurs textes et de construire une charte avec vos principes, dire haut et fort et clairement les principe des droit de l'hommes (ONU) ex :àgalité entre un homme et femme ,le droit a tout citoyen y compris musulman à quitter l'islam pour une autre religion ou pour ne plus croire. aujourd'hui l'islam  encore condamne a mort l'Apostas je pense que vous le savez se que je dit est aussi valable pour nos démocraties, comment demande de la tolérance a votre population non -musulmanes quand il  y  à aussi beaucoup de passages violents dans les texte de l'islam  et beaucoup de musulmans si réfères le coran plus de 100 sourates guerrieres et bélliqueuses anti-chrétiennes et anti- juives,  , sans parler des hadhits violentes également. la solution ne peut se faire que part le débats avec les autorités musulmanes dans nos pays démocratiques,mais un vrai discours honnetes  car il ets temps avant que cela dégènere et leur dire que ont leurs doits le respects de pratique le foi dans la paix comme les autres, mais pour sa ils doivent comprendres et accepter qu'ils y a des passages de leurs textes qui vont ç l' inverse de nos principesDémocratique ,je dirai contre les principes des droits de l'hommes et la femmes amicalemnt d' un citoyen de france.

Je n'ai pas....
par Alain Lambert le 3 février 2017

Excellent post M.Lambert,jke suis totalement en accord avec vous. 

Soumission
par Christiane Martel le 3 février 2017

Bonjour.

Je ne suis aucunement raciste mais bien, islamophobe,  par la faute de nos ministres (sinistres) qui refusent le débat et le dialogue entre notre société et celle des musulmans, privilégiant bien plus souvent ces derniers à nos détriments, et s'il y a un ou des responsables de cet acte, violent, j'en conviens, ce sont eux et seulement EUX!! Et à voir toute cette SOUMISSION de la classe politique et tous les sympatisants je me dis que nous ne sommes pas loinn de vivre sous la charia et le voile....

P.S. je n'ai jamais été raciste ou intolérante envers des immigrants, et ce, de quelque nationalité qu'il soit, mais là, il y a une immense intolérance de cette communauté musulmane qui refuse de vivre comme tout le monde, en enlevant ce hijab, symbole du radicalisme religieux!!

Deux questions
par David Autret le 3 février 2017

Bonjour,

(1) Je pensais que je vivais dans un pays laïc, et j'avoue que j'ai du mal à comprendre ce combat pour la laïcité. Je suis toutefois ouvert à écouter les arguments qui vont dans ce sens. Voici ma question:

Il y a t-il un ouvrage, un article, un rapport officiel qu'on pourrait me recommander pour m'aider à saisir la problématique. Il faut que ça concerne le Québec (très important pour ma démarche), si possible avec des exemples précis.

(2) Pour quelqu'un qui n'a aucun problème en face d'une femme voilée (est-ce que c'est religieux, esthétique, culturel, contre le froid? Je me pose pas vraiment ce type de question à chaque fois que j'en croise une) et qui n'accepte pas du tout l'argument qu'une femme voilée (dans le cas d'une personne pieuse) est automatiquement une femme soumise. Mon point est que ça va me prendre autre chose qu'une femme voilée pour recevoir des arguments qui pourraient me convaincre. Voici ma question:

Est-ce qu'une loi pour instaurer un état laïc (je joue le jeu, supposons qu'il ne le soit pas) interdirait à une personne, qui admet ou dont on sait qu'elle appartient à une secte ou un ordre religieux (allons-y avec l'Opus Dei, pour ne pas toujours viser les mêmes et surtout parce que j'ai un exemple récent précis hors Québec) d'occuper un poste de ministre ou de cadre très haut placé devant interpréter ou rédiger des lois?

Ma requête est sérieuse et j'espère vraiment avoir une réponse de quelqu'un. Merci d'avance.

Excellent entretien
par Alexandre April le 3 février 2017

Vivement que cette polarisation malsaine s'atténue! Vivement que cette lecture des évènements circule d'avantage, notamment à Radio-Canada qui, par les temps qui courrent, défie les caricatures les plus grotesques.

Mon opinion
par C'est mon opinion le 3 février 2017

Depuis la tuerie de Québec, certains médias, Radio-Canada en tête, ne cessent de faire des liens entre le débat identitaire, la « charte des valeurs », la laïcité, le nationalisme et l’attaque de la mosquée. Il s’agit d’amalgames réactionnaires tout aussi inacceptables que les amalgames entre islam et islamisme pourtant décriés par ces mêmes commentateurs.              On trouve dans toutes les religions des croyants qui refusent la laïcité mais ce refus semble plus combatif chez les musulmans pieux

Soumission
par André Paul le 4 février 2017

Mme Martel

Je me reconnais tellement dans vos propos.             

Nos politiques sont les seuls coupables de ce qui c'est passé et ce n'est qu'un début s'ils persistent à mettre ce problème sous le tapis.

 

Soumission obligatoire
par Armelle Vallière le 4 février 2017

Monsieur Lambert, je suis bien d'accord avec vos propos.

 Mais je ne peux accepter la charia, les mariages forcés, le niqab porté lors du serment  de citoyenneté canadien. Malgré ce que vous en dites, la loi de M. Couillard s'attque à certains éléments (la personne doit recevoir les services gouvernementaux dans les services publics à visage découvert, les mariages forcés sont interdits et des directives sont données pour les accommodements raisonnables.) J'espère que M. Couillard ne délaissera pas ce projet de loi par culpabilité face massacre de Sainte-Foy. Je ne suis pas un fanatique, je ne suis pas islamophobe mais je ne peux pas accepter tout ce qui qui va à l'encontre de l'égalite homme-femme et qu'on justifie par des motifs religieux.

Je me demande pourquoi notre élite politique s'évertue à nous dire de nous aimer, qu'il faut nous aimer ???? Peut-on forcer quelqu'un à aimer ? On ne nous a pas incité à aimer les Chinois, les Vietnamiens, les Kosovars, les gens d'Amérique centrale... Il y a un problème ???  Déjà des policiers vont se mettre à scruter les réseaux sociaux pour chercher des propos haineux ... C'est un peu un début d'inquisition.  Tant et aussi longtemps qu'on ne se permettra pas de verbaliser ce qui heurte notre culture, notre façon de vivre, tant qu'on  censurera les propos sur la place publique, il faut reconnaitre que c'est instaurer la recette idéale pour fomenter d'autres Bissonnette, susciter la rancoeur, le mépris, la colère  chez un peuple en voie d e minorisation et obliger ce dernier à se protéger lui-même ne pouvant faire confiance aux divers gouvernements.  Justice égale pour tous svp. 

Cette tuerie est inqualifiable, je le répète  et, d'autre part,  arrêtons de proclamer  notre acte de contrition et de nous excuser d''exister.

Reponse a franck jousset
par Abdelkader harizi le 5 février 2017

Bonjour, le vrai dialogue est une bonne chose, sachez que le coran n'a jamais insiter a tuer ni chretien ni juif, ni nul autre, le coran insite les musulman a exercer leur droit legitime de se defendre contre ceux qui les agresses, et je crois que sa est valable pour tout les etre humain et les etres vivant, les textes en question etaient reveles dans des circonstances precises, au moment de l'apparition de l'islam le prophete et ses partisans ont etaient persecutes, et si vous revenez un petit peut dans lhistoire au moment ou les juif ont etaient persecute en europe ils ont trouve refuge en terre d'islam au maghreb arabe . Comme chez toutes les races et ya des fanatiques , ceux qu'on appel islamistes sont utilises par une force qui veut regner sur le monde avec son nouvel ordre dont vous n'osez meme pas siter , au final ya une justice divine qui tot ou tard se realisera
Le Québec n'est pas une société laïque confondre la société dans son ensemble et la laïcité est une dérive exclusif, voir même raciste.
par Gabriel Lechevalier le 5 février 2017

Je ne suis pas un immigrant et j'ai toujours vécu au Québec et c'est des gens comme Daniel Baril qui m'ont poussé à renier publiquement mon appartenance à l'identité québécoise, car comme il l'affirme lui-même la laïcité serait un trait distinctif de la nation québécoise, alors que je ne suis pas laïque.

Humanisme ou Laicité Débridée
par Michel Viger le 10 février 2017

Certains mots sont utilisés avec une certaine imprécision.. Je vois bien, par exemple, qu’être croyant est l'inverse d’être athée(e).. Quoique l'on peut, à l'occasion ..ou pas, croire en autre chose qu'un être suprême qui nous enjoint, sciemment ou pas d'en faire la réalité la plus importante sur terre.. Une fois parvenu(e) au ciel, ça peut être différent..!  La laïcité est, par contre, cette injonction de ne pas en faire un usage excessif.. Il existe des états laïques mais pas vraiment d'états visiblement agnostiques.. On peut, de là, imaginer que la véritable définition du mot "intégriste"  pourrait être celle où la question du mystère de l’être suprême ne peut pas être mise en doute aucun..  ..Pourtant la présence de agnosticisme dans la société ne date pas d'hier, mais elle est depuis son apparition, ou depuis que son influence a été menaçante pour les intégristes, et plus particulièrement pour les croyants monothéistes, elle a été le socle sur lequel des sociétés ont assis les principes de la laïcité de l'état.. Cela est, j'espère, inaliénable.. Iil est urgent que toutes ces croyances qui ont transformé un mystère en vérité cessent d’être présentées à des enfants dans un but d'endoctrinement religieux archaïque et vulgaire..! Certains mots sont utilisés avec une certaine imprécision.. Je vois bien, par exemple, qu’être croyant est l'inverse d’être athée(e).. Quoique l'on peut, à l'occasion..ou pas, croire en autre chose qu'un être suprême qui nous enjoint, sciemment ou pas d'en faire la réalité la plus importante sur terre.. Une fois parvenu(e) au ciel, ça peut être différent..!  La laïcité est, par contre, cette injonction de ne pas en faire un usage excessif.. Il existe des états laïques mais pas vraiment d'états visiblement agnostiques.. On peut, de là, imaginer que la véritable définition du mot "intégriste"  pourrait être celle où la question du mystère de l’être suprême ne peut pas être mise en doute aucun..  ..Pourtant la présence de l'agnosticisme dans la société ne date pas d'hier, mais elle est depuis son apparition, ou depuis que son influence a été menaçante pour les intégristes, et plus particulièrement pour les croyants monothéistes, elle a été le socle sur lequel des sociétés ont assis les principes de la laïcité de l'état.. Il est urgent que toutes ces croyances qui ont transformé un mystère en vérité cessent d’être présentées à des enfants dans un but d'endoctrinement religieux archaïque et vulgaire*..!  Cela est, j'espère, inaliénable.. et préférable à la laicité débridée que nous vivons actuellement..!

 

 

Djemila Benhabib a écrit:

<<Ma parole est censurée dans une maison de littérature à Québec alors que la semaine dernière la télévision d'État, Radio-canada, a diffusé pendant deux jours des sermons de prédicateurs musulmans versant ainsi dans la pire des caricatures.>>

 

du latin vulgaris: commun

Se poser les bonnes questions
par Richard Gendron le 16 février 2017

La laïcité de l’État est indéniablement une condition nécessaire à la liberté de religion. La question n'est pas de savoir si l'État québécois est laïc ou pas; il s'agit plutôt de débattre de certains aspects : QUI sont les représentants de l'État (les infirmières ? NON; les juges et les policiers? plus sûrement); ensuite : à quelle(s) règle(s) particulière(s) les représentants de l'État doivent-ils se soumettre ?

Le questionnement se corse lorsq'il s'agit de déterminer si certaines personnes sont à inclure dans la catégorie "représentants de l'État";  unE députéE ?  UnE enseignantE ?  Dans ce dernier cas, comme l'État décide de ce qui est enseigné, il y a lieu de se poser la question. Toutefois il serait ridicule et exagéré d'affirmer qu'une éducatrice en garderie est une représentante de l'État; les CPE sont peut-être financés par l'État mais c'est aussi le cas de bien des organismes communautaires...

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