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Slav, «revue et corrigée», continue de semer la controverse

(French version only)
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Ph.D., Université de Montréal, Editor, Tolerance.ca®

Dans une interview accordée à la radio de Radio-Canada, l’historien de l’Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Le Glaunec, qui a assisté à la nouvelle présentation de SLĀV au Centre culturel de Sherbrooke mercredi 16 janvier 2019, a déclaré que la pièce de Robert Lepage continue de montrer que des dizaines de milliers d'enfants étaient vendus comme esclaves dans le sud des États-Unis comme enfants de compagnie. Or, cela constituerait «Une fausseté. Il n'y a jamais eu d'esclaves irlandais à travers le monde et en particulier aux États-Unis. C'est gravissime!» s’exclame Le Glaunec.

«On nous montre une photographie très forte avec des enfants, un noir et un blanc qui se tiennent la main. On nous présente cette petite fille comme une Irlandaise. On connaît bien cette photo, qui date de la guerre de Sécession. Elle était utilisée pour de la propagande abolitionniste afin de soutenir la cause du Nord. C'est, en effet, une enfant esclave, mais elle n'est pas irlandaise. Sa mère était mulâtresse et son père était blanc. Cette enfant était considérée comme noire à l'époque. Elle n'était en aucun cas irlandaise. Une image vaut 1000 mots et, hier, 1400 personnes ont vu un petit garçon noir et une petite fille blanche que l'on dit irlandaise qui sont deux esclaves. C'est plus compliqué que ça, mais c'est très simple».

L’historien s’étonne que les détracteurs de Lepage l’aient accusé d'appropriation culturelle et n’aient pas mis l’accent sur les problèmes historiques.

La journaliste de La Presse, qui a aussi couvert la représentation de Slav à Sherbrooke, se montre, elle, beaucoup plus apologétique :

«Hier à Sherbrooke, écrit-elle, il n'y avait que les trois chanteuses afrodescendantes (nouveau vocable politically correct pour désigner des Noirs. NDLR) qui cueillaient le coton. Les Blanches interprétaient des «domestiques» et une patronne.

«Même chose, poursuit la journaliste, lors du tableau où les femmes, épuisées, épluchent des patates à la tombée de la nuit et entonnent en choeur un chant pour soulager leur peine et se donner du courage pour poursuivre. L'été dernier, toutes les artistes interprétaient des esclaves. Maintenant, les chanteuses afrodescendantes (sic) les incarnent, tandis que les autres jouent des domestiques».

La pièce sera aussi présentée à Saint-Jérôme, à Drummondville et à Québec.

Jean-Pierre Le Glaunec donnera, lundi prochain, une conférence intitulée Les Amériques noires : de l'esclavage à SLĀV lors des soirées de l'Université populaire de Sherbrooke (UPOP). L'activité a lieu au Café Baobab à 17 h 30. 

https://www.upopsherbrooke.com/programmation

Source : Radio-Canada

17 janvier 2019



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