Montréal, le 20 juillet 2026 – Devant l’ampleur et la persistance des fouilles à nue à la DPJ, Québec solidaire s’engage à déposer, dès le retour des travaux parlementaires, une loi-cadre visant à limiter au strict minimum le recours à cette pratique et à mieux protéger les droits et la dignité des jeunes pris en charge par l’État.
Québec solidaire sonne l’alarme depuis des années. Pourtant, plus de 22 000 fouilles complètes ont été effectuées en centres jeunesse et en centres de réadaptation depuis 2022. Malgré la directive ministérielle adoptée l’an dernier suivant les pressions exercées par Québec solidaire, 5 127 fouilles ont encore été recensées en 2025-2026. Pour Québec solidaire, ces chiffres démontrent clairement que l’intervention du ministre Lionel Carmant est insuffisante.
Les témoignages rapportés par Le Devoir illustrent les conséquences profondément traumatisantes de ces pratiques sur des jeunes déjà vulnérables, dont certains ont subi des dizaines, voire des centaines de fouilles au cours de leur placement.
« Les témoignages de ces jeunes sont bouleversants. L’État les a pris sous sa protection : il est inconcevable qu’il puisse ensuite les soumettre à répétition à une pratique humiliante qui ravive leurs traumatismes. Quand plus de 22 000 fouilles à nue sont réalisées en 4 ans, on ne parle plus d’une mesure exceptionnelle! Cela est inacceptable et le ministre Lionel Carmant est vraisemblablement incapable de régler le problème malgré les drapeaux rouges de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse. Le statu quo est intenable. », a déclaré Guillaume Cliche-Rivard, responsable en santé et en services sociaux pour Québec solidaire.
La loi-cadre proposée par Québec solidaire aura notamment pour objectifs de clarifier les droits des jeunes, de circonscrire strictement les situations dans lesquelles une fouille complète peut être autorisée, de mettre fin à l’usage abusif, automatique ou systématique de cette mesure et, finalement, d’entraîner des conséquences juridiques pour ceux qui en abusent.