Sherbrooke, le 29 juin 2026 – À l’occasion de son passage à Sherbrooke,
Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, a visité le Centre d’éducation populaire de l’Estrie en compagnie de
Stéphanie Vachon, candidate solidaire dans Sherbrooke. Mme Ghazal en a profité pour préciser les contours de la vision solidaire en francisation.
« La CAQ a échoué à rendre la francisation des immigrants efficace, notamment en coupant dans les services. Au lieu de s’adapter à la réalité du terrain et des besoins, la CAQ a en plus alourdi le processus et fait porter la charge entière sur la personne qui veut apprendre le français. Des organismes, tels que le Centre d’éducation populaire de l’Estrie démontrent la force de l’approche inverse : une intervention locale, proche du terrain, capable de s’adapter aux besoins et qui priorise le milieu de travail pour la francisation. C’est le modèle à suivre », a déclaré Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire.
« Le Centre d’éducation populaire de l’Estrie fait la fierté de Sherbrooke et de l’Estrie. C’est un maillon essentiel de notre filet social et communautaire, qui favorise l’intégration et la réussite des étudiants. Face aux approches punitives des autres partis sur le sujet, le CEP montre qu’un accompagnement constant, avec une perspective d’insertion professionnelle, est la clé pour réussir », a déclaré Stéphanie Vachon, candidate solidaire dans Sherbrooke.
30M$ pour repenser la francisation en milieu de travail
Pour Québec solidaire, le système actuel de francisation a fait la preuve de son échec. Face aux impasses des solutions proposées par les autres partis, il est temps de porter une vision ambitieuse et adaptée à la réalité du terrain.
C’est pourquoi Québec solidaire veut mettre les milieux de travail au cœur d’une grande stratégie nationale de francisation.
Un gouvernement de Québec solidaire investirait 30M$ pour repenser le modèle actuel, qui est principalement basé sur des cours ponctuels. Il faut au contraire bâtir de véritables parcours d’intégration linguistique, avec objectifs, accompagnement, pratique du français au travail et évaluation des résultats.
En parallèle, Québec solidaire appliquerait la loi 101 aux entreprises employant 10 personnes et plus, afin d’assurer un milieu de travail en français aux plus grand nombre de travailleurs et travailleuses.
« Franciser tout le monde, c’est possible. La langue française est trop importante pour que nous acceptions les échecs des uns et la résignation des autres sur ce sujet. De nombreuses expériences locales montrent que le milieu de travail est le lieu idéal pour apprendre le français. C’est un endroit d’échanges, de dialogue, qui permet à l’employeur de jouer un rôle formateur et aux employés d’optimiser leur temps d’apprentissage », a conclu Ruba Ghazal.