Montréal, le 9 mai 2026 – Réunis en congrès pour se doter de leur plateforme électorale, les membres de Québec solidaire ont adopté ce matin un plan ambitieux pour réduire le coût du panier d’épicerie. Une mesure phare de ce plan est de développer un réseau d’épiceries publiques de type grossiste pour faire concurrence aux grandes bannières d’alimentation.
Alors que plus de la moitié des Québécois identifient le coût de l’épicerie comme l’une de leur principale préoccupation financière, cinq grandes bannières continuent d’engranger des profits record sur le dos de la population, contrôlant à elles seules plus de 80% du marché de l’alimentation au Québec. Une situation à laquelle Québec solidaire compte s’attaquer.
« Les Québécoises et les Québécois voient leur facture d’épicerie grimper et doivent de plus en plus se priver pour arriver. Pendant ce temps, ils ont l’impression que rien ne change. La raison est simple : le marché de l’alimentation est contrôlé par une poignée de gros joueurs qui font des marges de profit toujours plus grandes sur le dos des consommateurs. La CAQ n’a rien fait pour répondre à l’inflation alimentaire et les autres partis n’ont pas plus de solutions. Nous, Québec solidaire, on sait qu’on peut agir et proposer un plan ambitieux et cohérent pour faire baisser réellement et durablement le prix du panier d’épicerie », a déclaré Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire.
Des épiceries publiques pour concurrencer les géants de l’alimentation
Afin de favoriser l’accès à des aliments à prix réduits et de prioriser les produits locaux, Québec solidaire propose de mettre en place un projet pilote d’épiceries publiques à but non lucratif de type « grossiste ». Ce projet a principalement deux mandats :
Soutenir le développement des OBNL (épiceries solidaires, coopératives, etc.)
Créer des points de vente de style « entrepôts alimentaires » pour le grand public, principalement dans les déserts alimentaires et en région dans les localités où il n’y a pas de concurrence.
« Pour baisser significativement le prix du panier d’épicerie, ça prend une vision à long terme et des mesures structurantes. La meilleure façon d’inciter les géants de l’alimentation à baisser leurs prix, c’est de faire entrer un nouveau joueur public pour leur faire concurrence sur le marché. Avec un gros acheteur public qui opère sans but lucratif, on s’assure de mettre en place une saine concurrence et de transformer la structure des prix pour que les consommateurs aient les aliments au meilleur prix possible », a expliqué la responsable de Québec solidaire en matière d’Économie, Alejandra Zaga Mendez.
« Avec un réseau d’épiceries publiques qui favorise l’achat local, nous pouvons traiter directement avec nos producteurs locaux, leur offrir des prix qui leur permettent de vivre dignement de leur labeur tout en proposant aux Québécoises et aux Québécois les meilleurs produits de chez nous. C’est un projet qui est avantageux pour les consommateurs, les producteurs et la mise en valeur de nos produits. C’est gagnant, gagnant, gagnant », a ajouté Sol Zanetti, porte-parole de Québec solidaire.
Québec solidaire mettra également de l’avant deux mesures complémentaires pour mettre au pas les grandes bannières d’alimentation :
Bannir les pratiques déloyales telles que la réduflation, la tarification dynamique et les fausses promotions ;
Plafonner à 2% les marges de profits des grandes bannières, qui ont doublé au cours des cinq dernières années, pour éviter que les consommateurs paient les millions de dollars de bonus des PDG des chaînes.