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Grève du communautaire : « La ministre n’est pas à la hauteur », selon Québec solidaire

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Québec solidaire -
Québec, le 27 mars 2026 – Accompagné de plusieurs organismes et porte-paroles du communautaire en grève, le député solidaire en matière d’Action communautaire, Etienne Grandmont, dénonce l’attitude de la CAQ qui ne reconnaît pas l’urgence d’agir devant l’épuisement des travailleurs et travailleuses du communautaire.

« La ministre Chantal Rouleau avait aujourd’hui l’occasion de s’amender et, enfin, de prouver qu’elle était capable de travailler avec le communautaire et pas contre lui. À la place, elle a préféré se donner des tapes dans le dos et affirmer qu’elle en a fait assez. Quand on a du monde qui meurt dans la rue et que les services communautaires sont sur le bord de craquer, parler de bon bilan est indécent. »
Malgré l’intervention de Québec solidaire, la ministre a refusé de s’asseoir avec les groupes et représentants pour ouvrir le dialogue, après des semaines de silence.

Mathieu Gélinas, co-porte-parole du mouvement Le Communautaire à boutte, désabusé, dénonce le mépris de la ministre envers la mobilisation : « Je suis en colère. Mme Rouleau ne reconnaît pas la légitimité ni l’ampleur de la mobilisation du communautaire. Elle a fait une démonstration d’indifférence en refusant de nous regarder et en niant la réalité que l’on vit sur le terrain. On va continuer de se battre pour le monde qui souffre sur le terrain. Cette colère qu’on vit, c’est un moteur d’action.»

Patrice Lescoute et Mélanie Byrand, directeurs généraux de l’organisme Café-Rencontre, se sentent invalidés et déçus par les réponses de la ministre : « On invite formellement la ministre à venir nous rencontrer, nous et tous les autres organismes, pour qu’elle comprenne la réalité du terrain et la vulnérabilité de notre ressource. On se fait invalider par les chiffres. Les colonnes des chiffres ne disent rien de notre réalité. Les conditions de travail sont mauvaises, les salaires sont insuffisants et beaucoup d’employés vivent de l’insécurité alimentaire. »

Caroline Toupin, porte-parole du Réseau québécois de l’action communautaire autonome, s’est sentie indignée et déçue : « La ministre répète une cassette brisée. Elle prétend collaborer mais il n’y a aucune collaboration en ce moment, tout se décide sans le communautaire. Depuis qu’elle est entrée en poste, les relations se sont nettement détériorées. Elle n’a plus la confiance du milieu et ne prend pas la mesure de ce qu’il se passe en ce moment. C’est aux hautes instances qu’on veut parler pour la suite.»

« La ministre prétend qu’il existe un dialogue alors que son gouvernement ne nous a même pas consultés pour la fusion d’un fond qui garantit l’indépendance du financement des groupes de défense des droits dans son projet de loi sur la bureaucratie. Le gouvernement voit le communautaire comme une dépense, mais tait tout ce qu’on lui fait économiser. », déplore Sylvain Lafrenière, porte-parole du Regroupement des organismes en défense collective des droits.

Face à ce désintérêt de la ministre, Etienne Grandmont s’adresse aux aspirants premiers ministres:

« Le communautaire, c’est la dernière porte. Quand elle se ferme, il ne reste plus rien. Il existe une enveloppe discrétionnaire, réservée pour la prochaine personne qui formera le dernier gouvernement de la CAQ. Montrez-vous digne de cette fonction et investissez cet argent dans le communautaire. »


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