Chicoutimi, le 11 février 2026 — À l’heure où l’abolition du PEQ est décriée par tous les acteurs locaux à Chicoutimi, Québec solidaire dénonce l’entêtement de la CAQ à abolir le PEQ et met en garde la population contre les incohérences du Parti québécois en matière d’immigration.
Alors que les députés solidaires se joindront à une motion du Parti québécois dénonçant le mauvais bilan du gouvernement caquiste pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la candidate à l’élection partielle dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, rappelle que l’abolition du PEQ aura des impacts dévastateurs sur sa région.
« En ce qui concerne l’abolition du PEQ, tout le monde est d’accord ici à Chicoutimi : c’est une mauvaise décision qui va avoir des conséquences catastrophiques sur nos services publics, pour nos PME et nos établissements d’enseignement supérieur. Même les deux aspirants chefs de la CAQ ont reconnu qu’il fallait offrir une clause de droit acquis aux orphelins du PEQ. L’entêtement idéologique de Jean-François Roberge est en train de causer une angoisse immense pour les travailleurs étrangers qui ont élu domicile ici, chez nous », dénonce Mme Palardy.
L’incohérence du Parti québécois dénoncée
Le porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, souligne que les politiques en immigration proposées par le Parti québécois seraient encore plus catastrophiques pour la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean.
« Le Parti québécois a le beau jeu de dénoncer la gestion de l’immigration menée par la CAQ, mais ce qu’ils proposent n’est pas mieux, c’est même pire. La CAQ a pris la décision injustifiée d’abolir le PEQ pour réussir à baisser les seuils d’immigration à 45 000 personnes par année, mais le PQ veut aller encore plus loin, en maintenant l’abolition du PEQ et en adoptant des seuils encore plus bas de 35 000 immigrants par année. J’aimerais que le chef du PQ nous explique comment il va atteindre ces cibles irréalistes tout en permettant aux immigrants francophones et qualifiés qui se sont installés au Saguenay d’y rester. C’est de la poudre aux yeux. Je crains qu’un gouvernement du Parti québécois soit encore plus néfaste que la CAQ pour nos services publics et nos entreprises », martèle Sol Zanetti.
« Grâce à la mobilisation des derniers mois contre la fin du PEQ, Jean-François Roberge est plus isolé que jamais. En fait, son seul allié, c’est le PQ. Envers et contre tous, contre les maires et mairesses du Québec, contre les syndicats et les chambres de commerces, contre le milieu collégial et universitaire, contre la mobilisation historique de la société civile, le ministre Roberge et le PQ avancent tête baissée. Québec solidaire continuera de lutter auprès des personnes affectées par leur entêtement idéologique », conclut Guillaume Cliche-Rivard, Leader parlementaire de Québec solidaire.
Abolition du PEQ : un rappel des faits nécessaire
La Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) et l’organisme Alliage 02 estiment que le nouveau programme du gouvernement, le PSTQ, est flou et qu’il risque d’entraîner de l‘incertitude chez les entreprises de la région.
L’Union des préfets du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord et Promotion Saguenay exigent que le Saguenay–Lac-Saint-Jean reçoive une part juste et proportionnelle des admissions d’immigrants permanents et temporaires, en adaptant les seuils et critères aux besoins spécifiques de la région et de ses secteurs en pénurie
L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), lors des consultations en immigration, a demandé de réinstaurer le PEQ – volet diplômés et a souligné que sa suspension priverait le Québec de personnes intégrées, formées selon les standards québécois et déjà francophones.
L’association des étudiants de l’UQAC, le MAGE-UQAC, craint que de nombreux étudiants étrangers quittent la province pour aller ailleurs au Canada afin d’obtenir leur résidence permanente, ce qui aurait un impact néfaste sur le financement des universités en région.
Le Regroupement des cégeps de régions demande que le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) soit rétabli, sa suspension coupant les régions de toute la main-d’œuvre qualifiée qui était nécessaire et espérée.
À l’échelle nationale, les villes de Montréal, Québec et Laval, de nombreux syndicats et des chambres de commerce, mais aussi l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) se sont prononcés contre l’abolition du PEQ.
À l’heure actuelle, les seuils d’immigration permanente proposés par le Parti Québécois, soit 35 000 personnes par année, ne permettent pas le maintien du PEQ ni même l’application d’une clause de droit acquis pour les orphelins du PEQ.