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D. Grossman, l'écrivain israélien, récompensé par le prestigieux Prix de la paix de Frankfort

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L'écrivain israélien David Grossman a reçu le Prix 2010 de la paix des libraires allemands. Ce prix international, la plus haute distinction littéraire allemande, a été attribué à cet écrivain pro-arabe, pour son engagement littéraire en faveur de la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens.

Il est décerné chaque année depuis 60 ans lors de la Foire du livre de Francfort à des personnalités qui "par leur activité littéraire, scientifique et artistique, ont servi de manière significative la progression des idées pacifistes."

C'est quand même révélateur qu'au moment où nous écrivons ces lignes aucun média arabophone n’ait relaté l’information de la récompense de cet intellecteul juif proche des positions arabes !

Né le 25 janvier 1954 à Jérusalem, Grossman est un auteur de fiction, d'essais et de livres. C'est l'une des figures de la littérature israélienne proche du "Camp de la paix".

Il s'est rendu célèbre par sa première œuvre, Le Vent jaune, où il décrivait la situation des Palestiniens. Cet ouvrage lui vaudra l'accusation de trahison par le premier ministre de l'époque, Yitzhak Shamir. Ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues. En 1984, il remporta le prix du Premier Ministre pour une œuvre créative et était considéré comme candidat au Prix Nobel de littérature.

Grossman a fait des études de philosophie et de théâtre à l’Université hébraïque de Jérusalem et commence sa carrière comme correspondant à Kol Israel, la radio nationale en Israël. Célèbre dans le monde entier, il fait partie, avec Amos Oz et Avraham B. Yehoshua, du groupe d’écrivains et d’intellectuels qui ont fondé le mouvement « la paix maintenant » et qui, depuis la guerre de 73, travaillent pour le rapprochement entre israéliens et palestiniens et pour la création d’un État palestinien.

Le 10 août 2006, quelques jours avant la mort de son fils au combat, lui et les écrivains Amos Oz et Avraham B. Yehoshua avaient lancé, d’abord dans le quotidien Haaretz puis lors d’une conférence de presse, un appel au gouvernement israélien pour qu’il accepte un cessez-le-feu, point de départ pour aboutir à une solution négociée, décrivant la poursuite des actions militaires comme "dangereuse et contreproductive"

Dans son dernier recueil, Dans la peau de Gisela, David Grossman livre sa vision personnelle de la société israélienne. À travers la question centrale de l’identité, l’auteur analyse ce qui constitue le quotidien d’Israël : la permanence d’un conflit qui, selon lui, mène à l’impasse.

«Ses livres montrent que la spirale de la violence, de la haine et de déplacements de population au Proche-Orient ne peut cesser que par l’écoute, le recul et la force des mots», a souligné le jury de ce prestigieux prix allemand qui sera remis lors de la Foire du livre de Francfort (ouest) le 10 octobre prochain.

Grossman vit à Mevasseret Zion près de Jérusalem. Il est marié et père de 3 enfants, Jonathan, 26 ans, Ruth, 15 ans et Uri, qui a été tué au combat le 12 août 2006 au Liban, peu de temps avant son 21e anniversaire.

Tunis, le 11 juin 2010



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