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Clôture de la Xe conférence annuelle d’Herzliya (Israël) : l'espoir reste légitime

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La Xe conférence annuelle d'Herzliya qui s’est ouvert la semaine dernière en Israël a clôturé après quatre jours de débats. C’est l’un des évènements de politique internationale majeurs en Israël.



La conférence, organisée par l’Institut des Etudes Stratégiques, se tient annuellement en Israël et contribue aux décisions sur la politique et la stratégie d’Israël en relation avec la sécurité et les politiques. La conférence d'Herzliya est la scène d'Israël pour l'articulation de la politique nationale et internationale.
Premiers ministres, ministres des affaires étrangères, décideurs politiques, ils etaient tous là, pour donner leur vision du monde, leur vision du Proche-Orient.
 
Hormis les politiciens israéliens qui accourent à la tribune, Uzi Arad (conseiller de Netanyahu à la sécurité nationale, Yossi Gal (le directeur du Ministère des Affaires Etrangères) Isaac Herzog (Ministre des Affaires sociales) Livni, Mofaz, Shalom, Barak, Pères et Netanyahu ont pris la parole. On a aussi noté l’intervention de brillant Dominique Strauss Kahn (patron du FMI) avec son ami -et non moins brillant- Stanley Fisher!
Pour représenter les Arabes et les Palestiniens on a noté aussi la présence de Salam Fayad (1er ministre Palestinien) et d’Ahmed Tibi (arabe israélien).
 
Lors de la dernière décennie, la conférence d’Herzliya est devenue une étape de plus en plus importante pour les dirigeants d’Israël. Elle a permis de recueillir et de discuter des politiques gouvernementales. Même des questions de sécurité nationale y sont sérieusement étudiées.
 
La 10e Conférence d’Herzliya sur la Sécurité d’Israël, présidée par le général Danny Rothschild, s’est ouverte le 31 janvier dernier en présence du président Shimon Pérès avec une innovation : ce n’est pas le président de l’Etat qui a prononcé le discours d’ouverture cette année, mais Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds Monétaire International. En dépit des critiques du Hamas, Salam Fayyad, Premier ministre palestinien, a fait le voyage jusqu’à Herzliya, où il s’est exprimé sur sa vision d’un futur Etat palestinien. Il y a prononcé le 2 février un discours historique sur le futur Etat palestinien.
 
Il a consacré l’essentiel de ses propos à son programme qui vise à créer un Etat palestinien d’ici deux ans. Il a réaffirmé que, selon lui, cet Etat devrait voir le jour dans les frontières de 1967 et que sa capitale devrait être Jérusalem, critiquant à ce propos la poursuite des constructions dans les territoires disputés et le blocus de la bande de Gaza qui est, selon lui, « une erreur ».
« Nous avons montré que nous avons sérieusement l’intention de créer un Etat. Nous ferons tout pour y être prêts d’ici deux ans. Nous sommes remplis d’espoir grâce aux nombreuses choses que nous sommes parvenues à faire », a-t-il déclaré.
 
Pour Fayyad, si cette tentative de créer un Etat palestinien échoue, elle provoquera, dans la société palestinienne une vive déception qui brisera tout espoir d’horizon et d’avenir politiques. Selon lui, la communauté internationale s’attend elle aussi à une solution dans les mêmes délais.
 
Durant son discours à l’audience internationale, Salam Fayyad a dénoté la reconnaissance du droit d’Israël à la paix et à la sécurité par l’Autorité Palestinienne, et a plaidé une adhérence soutenue à cet engagement. Il a également affirmé considérer que « la prise en charge des questions de sécurité n’est pas seulement un intérêt israélien mais aussi palestinien ». Salam Fayyad a ensuite décrit les progrès accomplis par son gouvernement, non seulement dans le domaine de la sécurité mais surtout dans l’octroi de services aux citoyens palestiniens, ainsi que l’amélioration de la situation économique.
 
Il a aussi offert aux Israéliens sa sympathie pour la “douleur” qu’ils ont traversée durant leur “longue histoire”. “Comme vous, nous autres Palestiniens possédons notre propre histoire. En ce moment nous traversons beaucoup de douleur et de souffrance. Et nous n’avons qu’une aspiration-clé, et c’est celle de pouvoir une fois encore vivre à vos côtés en paix, harmonie et sécurité”, a dit Fayyad.
 
Le premier ministre palestinien a aussi évoqué les questions de sécurité et son espoir que l’Autorité palestinienne se verra confier le contrôle de la sécurité en dehors des territoires en zone A. « La fin de l’occupation signifie une présence palestinienne, et non israélienne, dans ces territoires. Nous avons montré de quoi nous sommes capables dans le domaine de la sécurité. La prise en charge des questions de sécurité n’est pas seulement un intérêt israélien mais aussi palestinien ».
 
Benjamin Netanyahu a, pour sa part, déclaré qu'il avait des « raisons d'espérer » une reprise des négociations avec les Palestiniens dès les prochaines semaines. Mahmoud Abbas donnera, d’ici à une semaine, sa réponse aux propositions de l’émissaire américain Mitchell.
 
Valérie Hoffenberg (conseillère de Nicolas Sarkozy sur le Moyen-Orient) a aussi pris parole dans une intervention sur l’implication de la France et de l’Union Européenne dans le processus de paix dans le Moyen-Orient et sur les liens entre la paix économique et la paix politique.
 
Israël qui poursuit ses efforts diplomatiques en faveur de la paix au Proche-Orient a besoin de ce genre de conférence internationale pour expliquer sa position et renforcer le dialogue avec ses partenaires, a-t-elle soutenu.
 
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré à la veille de présenter son gouvernement qu'il aspirait à une "paix totale et réelle" avec les Arabes. "Nous voulons une paix totale et réelle en vue de parvenir à une réconciliation entre les peuples arabe et juif", a affirmé Netanyahu lors d'un discours au Parlement. "A chaque fois qu'Israël s'est trouvé face à un dirigeant arabe qui souhaitait sincèrement la paix, nous avons agi en conséquence", a ajouté le premier ministre.

Souhaitons-le de tout cœur une paix, par contre, ne se décrète pas d’une signature...Il va falloir modifier les livres de classe, les programmes télé de tous ces palestiniens embrigadés par leurs dirigeants dans cette culture anti-juive...et expliquer a tous les Arabistes qu'il est temps d’aller bosser ...
 

Le 7 février 2010


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