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La prévalence des troubles d’anxiété chez les jeunes gais et lesbiennes

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Dans une étude exploratoire, des chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal ont observé que les jeunes gais et lesbiennes étaient douze fois plus susceptibles de souffrir d’un troubles d’anxiété et étaient plus enclins à consulter un professionnel en santé mentale que l’étaient les jeunes hétérosexuels.




Johanne Renaud, M.D., M.Sc., chef médical de la section jeunesse du programme des troubles dépressifs du Douglas, et ses co-auteurs soulignent que « dans le mois précédent leur décès, ces jeunes étaient plus susceptibles d’avoir consulté un professionnel de la santé, un psychiatre et d’avoir été hospitalisés. » Les professionnels en santé mentale pourraient donc considérer cette situation comme un facteur de risque de suicide et, par conséquent, avoir l’opportunité d’agir en prévention.

L' étude, publiée dans le numéro de janvier 2010 de la Revue canadienne de psychiatrie, est la seule étude canadienne à se pencher sur l’orientation et l’identité sexuelle comme facteur de risque de suicide. Toutes les victimes de leur échantillon, indépendamment de leur orientation sexuelle, démontraient une psychopathologie similaire généralement associée au suicide. Cinquante cinq enfants et adolescents victimes de suicide et cinquante cinq sujets témoins de la collectivité ont été évalués à l’aide d’entrevue et de questionnaires menés auprès de proches sur des questions d’orientation et d’identité sexuelle de diagnostics psychopathologiques et d’utilisation de services.

Les auteurs de l'étude sont Johanne Renaud, M.D., M.Sc., Marcelo Berlim, M.D., M.Sc., Melissa Begolli, M.D., Alexander McGirr, M.Sc., Gustavo Turecki, M.D., Ph.D.

L’étude a été financée par le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ). Johanne Renaud a bénéficié d’une subvention salariale de la part des Instituts de recherche en santé du Canada (ICRS).

 


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