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Copenhague : L’absence du maire Tremblay est inacceptable -Louise Harel

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Montréal – « La métropole du Québec et deuxième plus grande ville en importance au Canada sera absente des délibérations qui influenceront l’avenir de notre planète et des humains qui l’habitent », a dénoncé la chef de l’Opposition officielle Louise Harel. 



« Dans la partie de bras de fer qui se joue à Copenhague, comment le maire Tremblay peut-il justifier que Montréal et les Montréalais ne fassent pas entendre, même modestement, leur appui indéfectible à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? » a questionné Mme Harel.

« Le maire a beau plaider les réalisations de son administration, il aurait été préférable qu’il additionne sa voix à celles des autres grandes villes du monde en allant démontrer le réel engagement de la Ville de Montréal à lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Comment peut-il justifier que Montréal soit, par son absence, en marge du grand mouvement de mobilisation pour forcer l’intensification de la lutte au réchauffement climatique ? » a poursuivi Louise Harel.

À l’occasion de la séance du conseil de ville du 14 décembre, l’Opposition officielle a présenté une déclaration aux membres du conseil. Elle se lit comme suit :

La conférence de Copenhague et les changements climatiques :
appui au gouvernement du Québec

Attendu que la 15e conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroule présentement à Copenhague se révèle cruciale afin de convenir d’une entente internationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES);

Attendu que le gouvernement fédéral n’a pas réussi à réduire ses émissions de GES dans le cadre de l’actuel Protocole de Kyoto, puisqu’elles sont près de 34 % plus élevées que l’objectif fixé pour 2012 (2008 à 2012), soit une réduction de 6 % sous le niveau de 1990;

Attendu que le gouvernement fédéral propose désormais une réduction de 20 % des émissions de GES d’ici 2020, par rapport à 2006 (et non plus 1990), ce qui représente en fait moins de 3 % par rapport au niveau de 1990, soit beaucoup moins que la cible récemment proposée par le gouvernement du Québec;

Attendu que le gouvernement du Québec, à l’instar de l’Union européenne, a adopté un objectif fort et ambitieux visant à générer un véritable changement au plan climatique, soit de réduire d’ici 2020 les émissions de GES de 20 % sous le niveau de 1990.

Attendu que des voix s’élèvent au Québec comme à Ottawa pour des réductions de 25% des émissions de GES par rapport à 1990;

Attendu qu’un récent sondage mené par Léger Marketing pour le compte d’Équiterre conclut que les Québécois sont très nombreux (87 %) à être d’avis que le gouvernement fédéral devrait s’engager à atteindre une cible de réduction plus élevée;

Attendu que des sanctions économiques devraient être adoptées pour les États qui n’atteindront pas leur cible au terme de l’application du futur accord.

Il est proposé :

Que la Ville de Montréal transmette au gouvernement du Québec, notamment au premier ministre et à la délégation de Québécois qui participent à la conférence de Copenhague, un appui inconditionnel en faveur d’une cible des émissions de GES contraignante et ambitieuse. 

Renseignements :

Marie-Hélène d’Entremont
Attachée de presse
Cabinet de la chef de l'Opposition officielle
Bureau : 514-872-2934
Cell. : 514-247-0446

le 15 décembre 2009


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