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Trucages climatiques : les sceptiques rient bien, espérons qu’ils ne riront pas les derniers

(French version only)
On se souvient sans doute de la controverse soulevée par le livre de Guy Sorman «Le progrès et ses ennemis» dans lequel il dénonçait l’alarmisme des « millénaristes verts » et autres « antimondialistes ». Les récentes révélations sur la falsification des données scientifiques pour soutenir la thèse du réchauffement climatique vont certainement le conforter. Une fraude qui alimente le scepticisme des uns et nourrit le cynisme des autres.



La semaine dernière, des milliers de courriers électroniques et autres documents du Climate Reseach Unit (CRU) de l’University of East Anglia en Angleterre ont fait surface et provoqué un véritable tsunami dans le monde de la climatologie, documents qui révélaient que des chercheurs ont falsifié ou occulté des données dans le but de promouvoir la thèse du réchauffement climatique. Les sceptiques qui ont souvent considéré la science du climat avec suspicion ont dû se frotter les mains. On peut penser à l’administration Bush qui préféra au concept réchauffement climatique, celui de changement climatique et par la même occasion, évacuera du débat la responsabilité humaine. Une administration qui estimait qu’il fallait s’adapter à aux changements plutôt que de tenter de les stopper. Devant de tels scepticismes, on pouvait encore brandir les données scientifiques, on pouvait encore s’appuyer sur la voix royale de la science.

Il faut reconnaître que le discours des climatologues souffre quelquefois d’inconsistance. Dans son ouvrage Le progrès et ses ennemis, Sorman signale des silences suspects, des omissions ainsi que des raisonnements douteux de chercheurs, et met carrément en doute la scientificité de leurs hypothèses. Évoquant la conférence des Nations-Unies à La Haye tenue en novembre 2000 sur l’environnement, il remarque qu’au début de celle-ci, les communiqués des délégations gouvernementales et ceux des ONG annonçaient un réchauffement de la planète de deux degrés sur les cent prochaines années, « si on ne fait ». Cependant, « comme ce chiffre ne suscita pas de panique immédiate dans l’opinion, la température monta singulièrement : à la fin des travaux de cette conférence, soit quinze jours plus après l’annonce de deux degrés de réchauffement, on évoqua cette fois un réchauffement de cinq degrés pour la même période ! » Et Sorman de demander avec ironie : « Qui a touché au thermostat ? » Pour lui, à l’ère de l’environnementalisme, la recherche sur le climat est devenue une niche sûre pour s’assurer les subventions gouvernementales. Il écrira: « La politisation de la question du climat est devenue un enjeu économique impliquant des intérêts forts et concrets. ». Avec le scandale actuel, que certains ont tôt fait d’appeler « ClimateGate », on a définitivement l’impression que des climatologues « ajustent le thermostat » au gré de leurs caprices.

Alors que le commun des mortels se sent un peu désabusé, les anti-écologistes jubilent. James Delingpole est triomphal dans son blog au Daily Telegraph: “If you own any shares in alternative energy companies I should start dumping them NOW. The conspiracy behind the Anthropogenic Global Warming myth (aka AGW; aka ManBearPig) has been suddenly, brutally and quite deliciously exposed.” Bien sûr, il faudrait plus que le ClimateGate actuel pour mettre à mal la mobilisation mondiale au secours du climat. La poussière du scandale retombera. Déjà, la presse n’en a plus que pour le sommet de Copenhague de décembre prochain, avec un point de mire sur les États-Unis et la Chine, les deux plus grands pollueurs mondiaux, qui se rendront au pays de Kierkegaard avec des cibles bien précises en matière de réduction de gaz à effets de serre. Cependant, s’il fallait qu’un autre scandale du genre éclate, on peut parier que la recherche sur le climat en prendrait pour son rhume. Reste que, les récentes révélations constituent une flèche de plus dans le carquois de ces lobbyistes qui fourmillent dans les coulisses du pouvoir, travaillant d’arrache-pied pour torpiller le moindre projet de loi, la moindre initiative environnementale.


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