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Crimes économiques : « Il faut en finir avec le secret bancaire et les paradis fiscaux »- Amir Khadir

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Montréal - Réagissant à l’annonce du gouvernement Charest qui entend augmenter les peines purgées par les criminels économiques, le député de Québec solidaire Amir Khadir estime qu’«il en faut plus pour combattre réellement les Earl Jones et Vincent Lacroix de ce monde. 



La vraie justice pour les investisseurs ce serait qu’ils puissent revoir la couleur de leur argent. Il faut donc en finir avec les paradis fiscaux et lever le secret bancaire qui permet à ces criminels de cacher 50 milliards de dollars de l’argent du Québec dans les 84 paradis fiscaux identifiés par l’OCDE. »

Québec solidaire appuie vigoureusement la proposition d’augmenter les peines pour les fraudeurs en cravate. Toutefois, « s’en tenir strictement à des peines de prison plus sévères pour combattre ces crimes économiques relève davantage de l’opportunisme que du courage politique, d’ajouter la porte-parole et présidente de Québec solidaire Françoise David. Si M. Charest est sincère, le gouvernement du Québec doit joindre sa voix aux nombreux pays qui, à l’instar des Etats-Unis du président Obama, réclament l’abolition des paradis fiscaux. Dans le cas d'Earl Jones, des centaines de milliers de dollars ont pris le chemin des Bermudes. »

Pour éviter la répétition de telles fraudes, le problème doit être réglé à sa source. Le député de Mercier précise que « les déplacements de fonds considérables se poursuivront tant que le secret bancaire garantira des retraites dorées aux fraudeurs, dont Jones et Lacroix ne sont que des exemples mineurs »

Pour Québec solidaire, les gouvernements devront tirer les leçons de la crise financière qui se fait encore sentir. « Il est fondamental de réglementer plus sévèrement le secteur financier, cette économie casino, qui explique pourquoi des épargnes individuelles et collectives peuvent s’évaporer du jour au lendemain », de conclure Amir Khadir.

Le 26 août 2009


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