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Éthique et culture religieuse. Le nouveau cours «Éthique citoyenne» est dans la suite de la loi 21. Il est totalement laïque

par , Ph.d. en philosophie politique

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, M. Jean-François Roberge, et son adjoint parlementaire, M. Jean-Bernard Émond, ont officiellement donné le 10 janvier le coup d'envoi du processus de consultation pour la révision en profondeur du programme d'études Éthique et culture religieuse. Nous publions ci-dessous le mémoire de M. Jacques Légaré, professeur (retraité) en Histoire, Économique et Politique, et titulaire du cours d’Éthique durant 15 ans au CNDF.

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Mémoire pour le nouveau cours «Éthique citoyenne»

A, Le nouveau cours «Éthique citoyenne».

1, Étalé sur 10 ans, il pourrait traiter des nombreux thèmes déjà définis par le Ministre. Avec talent, le nouveau cours est ouvert. Il permet d’ajouter ou de retrancher des thèmes éthiques car toute époque, toute génération ont toujours les leurs qui lui sont propres.

Naguère c’était la peine de mort, les relations sexuelles avant le mariage, la masturbation et l’école obligatoire ou non pour tous, le droit de vote pour les femmes...

Le Progrès existe en éthique, et il n’est pas terminé.

2, Les anciens enseignants de ECR ont une chance en or de se recycler. C’est le lot de toute profession. Nous devons les appuyer dans cette voie vers la modernité.

3, Rien n’est plus extraordinaire en ce métier d’enseignant que d’être payé pour s’instruire sans cesse. Seuls les professeurs les plus inspirants sont cultivés et tous sont appelés à le devenir.

4, Un corporatisme syndical. -c’est un syndicaliste qui vous le dit- serait ici très mal inspiré. Les chars à bœuf ont été remplacés par l’automobile. De même le cours ECR doit l’être par une Éthique citoyenne contemporaine. Saluons donc le ministre et son parti à le faire vigoureusement.

La finalité ultime de ce nouveau cours : former des jeunes libres et heureux, des citoyens actifs et responsables, bien éduqués aux vertus toutes naturelles dont la société est la seule architecte et juge.

B, Les Lumières

Elles sont le mouvement le plus inspirant en éducation, le plus nécessaire, le plus impératif. Pas les religions violentes, violentes même sur les enfants et depuis des siècles dans les écoles soumises à leur autorité. Et sur les femmes, on dit qu’une musulmane sur 3 est violentée par son époux. En Occident, Me-too nous a renseignés qu’il n’est guère mieux.

En fait, les Lumières est un mouvement de la Raison émancipatrice et confiante que l'homme est capable de progrès, vite érigé en Progrès mobilisateur et générateur d'une formidable énergie et créativité en tout domaine.

Elles sont là les Lumières : pas dans la médiocrité, malgré des errances en certains points, voire crimes quelques fois, et assez vite dénoncés. C'est une pensée ouverte, corrigée sans cesse les uns par les autres; l'échec de l'un transformé en victoire peu après. Comme un fleuve aux multiples méandres, chutes, rapides ou vastitude tranquille selon l'époque ou le pays.

Leur force : il n'y a aucun texte sacré dans ce mouvement. Leur est épargnée la prétention assez paresseuse et vaniteuse d’être de la Parole de Dieu, intangible, écrasante et sans appel.

Ainsi tous les espoirs sont possibles. Il suffit de se servir de sa raison, ou surtout de bien reconnaître celle d'autrui qui fonctionne le mieux. Sans prétention et sans arrogance, avancer et toujours avancer.

Les Lumières d'aujourd'hui du Québec et d’ailleurs : Caroline Fourest, Michel Onfray, André Comte-Sponville, Azdouz Rachida, Andréa Richard, Serge Gingras, Daniel Baril, Karim Akouche, Normand Rousseau, Sonia El-Mabrook, Djemila Benahbib, Wafa Sultan, Leila Lesbet et autres grandes dames ou hommes du courage de cette ampleur.

Le nouveau cours ne doit pas non plus avoir une visée multiculturaliste, ou relativisme culturel, car il aboutit, outre au communautarisme fractionnant la société en quartiers juxtaposés mais aussi à la disparition d’une authentique culture commune, celle de la modernité fondatrice de notre pays.

Le multiculturalisme, sous-catégorie du libéralisme, partait de l’idée forte et généreuse que les cultures peuvent cohabiter, qu’elles se bonifient mutuellement, que la grande Liberty capable de melting pot assimilateur de 50 millions d’immigrants en Amérique en 200 ans est capable de digérer et faire disparaître tout ce qui contredit le Progrès humain porté par les Lumières. Hélas, l’intégrisme religieux est inassimilable, récurrent et sera toujours résistant, voire rebelle.

En plus, le multiculturalisme ouvre la porte du pays à des valeurs archaïques qui sont en contradiction avec les valeurs de la modernité occidentale, dont l’égalité homme-femme, la primauté de la science moderne dans les délibérations et choix publics sur les crédos antiques ou médiévaux. Le multiculturalisme, bien intentionné certes, fut mal pensé et imprudent et vite dépassé par la mondialisation et la géopolitique. Il admet comme diversité acceptable la vie sociale sectaire et ghettoïsée ainsi que le viol de la liberté de conscience en formation des enfants. Il n’a pas été pensé avec toutes les ressources de la modernité.

C. Éthique et Religion

En outre, il ne faut pas comme l’ex-ÉCR confondre éthique et religion. Il faut séparer les deux. De fait ils n’ont jamais été liés par la philosophie en autant que celle-ci ait pu conserver son autonomie face au pouvoir clérical qui la réduisait en théologie qui n’avouait pas son nom. S’ils existent divers courants philosophiques, le plus sûr pour entrer dans une école est le syncrétisme des meilleurs, raisonnables et bien agencés en thèmes, soumis à la seule raison et au débat démocratique.

L’Éthique est l’une des parties de la Philosophie, les autres étant la Métaphysique, la Logique, l’Ontologie et la Politique et Droit. Les religions relèvent de la seule Métaphysique (origine, sens et devenir de l’existence après la mort), non de l’Éthique.

Aucune de leurs créations rituelles et postulations (eau bénite, saint crème, voile, kippa, amour divin, résurrection, grâce sanctifiante, volonté divine) ne se trouvent dans le Tableau périodique des éléments, les seuls existants connus et à notre portée. Hors raison, ces entités hors de ce monde et non prouvées n’ont donc pas leur place en Éthique, domaine de la raison.

Par ailleurs, existent pourtant des prescriptions morales affirmées et imposées dans les religions. Elles doivent être écartées du cours public «Éthique citoyenne» car elles ne sont pas soumises, --et ne veulent pas être soumises--, au débat public et à l’autorité du législateur. Elles doivent donc être reléguées dans les lieux de culte et la vie privée.

Ainsi donc l'éthique ne se fonde pas sur la croyance, ni ne relève pas des religions. Mais essentielle durant toute la vie que cette 4e partie de la philosophie qui comprend une quête rationnelle du bien, une identification du mal, et le choix de la vie bonne qui décide de choisir le bien. L’éthique est, disait déjà Aristote le fondateur de la science, une création de la société, précisée par le législateur, diffusée par le système scolaire et préservée par l’action des tribunaux.

Il importe aussi, par une psychologie préalable, de faire la distinction entre les attributs innés et essentiels de la personne (sexe, caractère, tempérament, génétique, etc.) et les attributs acquis (éducation, cultures d’origine, expériences personnelles, appartenance religieuse, opinions politiques, etc.). Cette distinction est nécessaire pour garantir la liberté de conscience en formation des enfants. Si la conscience est individuelle la liberté est politique.

Cette distinction évite en plus l'amalgame entre la race, le tempérament physique (innés) et la religion (apprise, imposée ou choisie). Les êtres humains ne doivent pas être, comme ils le sont de leur physique, les prisonniers des religions dans lesquelles ils sont nés ou ils ont été élevés. Si l’inné est pérenne, l’opinion religieuse est variable, sujette à des diversités contradictoires et à un éventuel rejet (apostasie, athéisme, agnosticisme, rationalisme).

La croyance borne, la culture ouvre. Ainsi donc la culture religieuse est un oxymore : la culture est métamorphose perpétuelle d’elle-même quand la religion est millénairement figée dans des textes sacrés intangibles car dits « Parole de Dieu ».

En revanche, la personne et toute la culture moderne sont riches de développements et d’évolutions créatives. Elles sont en perpétuelle ouverture sur un avenir qui appartient, tel un destin, à chaque jeune dans nos écoles.

Plus encore, l’éthique bannit l’amalgame entre la personne humaine (qui a des droits et est juridiquement reconnue) et la croyance (qui n’est qu’une opinion et qui relève d’un des 7 volets différents de la liberté d’expression).

La «liberté de religion», surfaite, dans nos Chartes nécessite du législateur ou de nos Cours de justice une redéfinition, un dégonflement, un recadrage.

En effet, la «liberté de religion» est surfaite et détient dès lors un statut juridique exagéré. Elle doit être remplacée par «la liberté d’expression religieuse» qui est l’un des 7 volets de la «liberté d’expression». La personne et la croyance étant bien distinguées la critique des religions devient tout à fait compatible avec le respect des personnes.

Il importe que le nouveau cours ne fasse pas entrer par la porte de derrière les religions qui prétendront à une dignité éthique (que l’Histoire leur refuse) et à un accès aux enfants (que la Pédagogie protectrice leur bloque). De même de l’athéisme. Si Dieu n’existe pas, pourquoi en parler ? Si Dieu n’a pas été vu dans l’espace par Gagarine selon les Soviétiques, il ne doit pas être mentionné dans les classes où il n’y est pas vu non plus.

Les obligations religieuses ne sont pas reconnues par la loi. L’État doit veiller à ce qu’elles ne soient pas imposées par force, intimidation ou manipulation, surtout chez les jeunes et les personnes fragilisées. Si l’État en vient à accepter qu’elles soient inculquées en milieu familial, il doit veiller à ce qu’elles ne contreviennent pas à la liberté de conscience des enfants par un autoritarisme parental incompatible avec les valeurs de la pédagogie moderne. Ainsi, l’exemple des parents devrait suffire à cette éducation religieuse en famille.

L’État ne doit donc pas encourager l’enseignement religieux à l’intérieur de la famille. Il doit plutôt en proposer le libre exercice à l’intérieur des lieux de culte exclusivement, comme il l’exige en des lieux obligés pour quantité d’autres activités sociales. La responsabilité de ces choix incombe, en respect de tous ses droits, au croyant(e) adulte. En particulier, l'État laïque ne doit permettre aucun accommodement religieux à l’école publique puisqu’elle est laïque. De même dans les écoles privées (son devoir est de protéger tous les enfants) pour ne pas qu’elles contreviennent à la qualité du diplôme décerné par le Ministère de l’Éducation dont elles relèvent. L’État doit exiger, pour garantir à tous les jeunes Québécois leur liberté de conscience en formation, des écoles privées qu’elles ne soient plus confessionnelles. Une école n’est pas une église, une synagogue ou une mosquée, ni son annexe ou son cabanon.

Il abusif et négationniste de la personnalité unique de chaque enfant d’identifier les élèves avec la croyance, ou l’incroyance, de leurs parents. Les enfants ne doivent pas être dits «chrétiens», «musulmans», «juifs», «hindous», «athées». Bannir ces appellations au profit plutôt de celle-ci : «des enfants de parents qui se disent chrétiens, musulmans, juifs, hindous, athées, etc.». L’État, surtout par le réseau scolaire, doit en convaincre les parents, surtout les plus fervents, afin qu’ils respectent la liberté de conscience de leur propre enfant. L'enfant aura le loisir de faire son choix métaphysique à sa majorité.

La philosophie pour enfants est une voie d’avenir si les notions sont progressives et adaptées à l’âge propice. Expliquons à nos enfants les valeurs nécessaires et exigées par leur environnement social, insistons sur leur importance pour conserver ses amis et de s’en faire de plus nombreux encore. Et, bien sûr, pour un jour bien réussir sa vie amoureuse, familiale ou professionnelle.

Il faut que le législateur résiste à véhiculer cette contre-vérité historique que les religions sont porteuses de moralité. Ni dans les actions ni dans les textes sacrés. Seuls les crédules et les ignorants, happés par une secte monothéiste manipulatrice, y apportent leur bon cœur à défaut de leur bon jugement. Ainsi les trois monothéismes se drapent dans les bonnes actions du «bon chrétien», du «bon musulman» et du «bon juif pratiquant». En réalité, pour qui a des yeux pour voir, ils les leur volent et y apposent leur étiquette. Ainsi, l’amour devient chrétien et la miséricorde musulmane.

Faut-il insister ? Le nouveau cours ne doit comporter aucun contenu moral religieux car les religions diverses ont des prescriptions morales contradictoires. Ensuite, comme l’éthique est construite sur la base de la rationalité, il est d’évidence que l’irrationnel, la pensée magique, l’argument d’autorité, le texte sacré déphasé et daté, rivé qu’il est aux sociétés très anciennes qui l’ont composé ne peuvent construire une éthique cohérente et compatible avec l’éthique contemporaine.

D, Laïcité

Expliquer la laïcité (la religion mise hors de l’État), avec des mots simples, encadrerait bien l’enseignement et les discussions entre élèves. Ce volet expliquerait les quatre principes essentiels de la laïcité (égalité, liberté de conscience, neutralité religieuse et séparation religions-État). Il expliquerait aussi que cette séparation est nécessaire afin de protéger les citoyennes et les citoyens contre les prétentions et les risques sectaires, intégristes ou communautaristes, tous incompatibles avec un pays uni dans une culture commune. Laissées à elles-mêmes, parvenues au pouvoir suprême ou dictatorial, les religions ne respectent pas la liberté des autres religions, ni même les dissidences qu’elles revendiquent à grands cris pour elles-mêmes quand elles sont dans un État démocratique. En démocratie, une religion est un récidiviste en libération conditionnelle. La géopolitique nous l’a tristement appris.

La liberté de conscience n’existe pour elles que pour le prêcheur, mais beaucoup moins pour le croyant qui doit s’y soumettre. «Islam» signifie «soumission à Dieu» et «péché» signifie en judéo-christianisme «désobéissance à Dieu». Nullement «valeurs morales», et c’est tout dire. En religion, le crime servant Dieu est «sainteté» (réf. Normand Rousseau «Les assassaints et les asssasaintes»).

Le nouveau cours doit être humaniste; ainsi il sera protégé des dérives connues.

Les religions réduisent si souvent la personne à son statut de croyant, au point même de lui demander de changer de nom, de vêtements, d’alimentation, de vie sexuelle, d’activités ou de discours, qui imposent même des conjoints ou des amis, qui ostracisent le visage en le couvrant, qui chassent l’apostat forcé dès lors à la dissimulation ou à l’exil, le persécutent, permettent même la violence des hommes sur les femmes ou leur singent une fausse dignité drapée dans une infériorité tenace en prenant les femmes pour des imbéciles. Elles méritent donc une vigoureuse critique dans un discours démocratique et citoyen. 

Toute religion, en non-respect des enfants, leur impose une autorité abusive, souvent dévastatrice. Dès la naissance, l’enfant est dépossédé de son innocence. Il est accaparé par un rituel religieux qui le marque à vie. On lui impose la religion de ses parents sans aucune possibilité de choix ou de discussion. L’État, la société ont le devoir de les protéger d’un tel abus car ces enfants sont nos compatriotes. Les parents ont certes une autorité de première proximité mais non de première importance. La preuve en est que l’État leur retire l’autorité parentale en cas d’abus grave. L’endoctrinement religieux des enfants, même enrobé d’affection, est une manipulation, un abus que la pédagogie moderne réprouve. Les signes religieux (croix, voile, scapulaire, turban, kippa, kirpan, etc.) sont des taxages indignes, non respectueuses de l’individualité de l’enfant. Ce dernier naît sans religion et sans athéisme. Baptiser ou circonciser un enfant qui n’a pas encore vraiment vécu est une injure à son innocence. Bref, une maltraitance.

En plus, l’enfant (infans signifie «qui ne parle pas») est athée ou agnostique de prime abord puisqu’il ne sait rien ni de Dieu ni du Diable. Le respecter serait de lui en causer que vers ses 17 ou 18 ans, et hors de l’école.

Si on dépossède les intégristes (qui ne manqueront pas de se réfugier dans les écoles privées confessionnelles) de ces deux armes prédatrices dont les mineurs sont leurs victimes, ce sera un très grand pas en avant pour les protéger. Aucun adulte ne critique plus tard qu’on l’ait obligé à apprendre à lire, écrire et compter. Mais sont innombrables ceux qui reprochent à la génération précédente le gaspillage de leur temps scolaire par le formatage, religieux et autoritaire, de leur conscience ainsi maltraitée.

Il est impératif que l’école soit sans religion, mais il serait très pertinent qu’elle les enseigne comme mythologies, fruits de l’imagination poétique, essais littéraires immenses et forces totalitaires historiques colossales afin qu’elles soient enseignées exactement comme elles ont été et demeurent encore. Dans le cours d’Histoire et de Géographie, elles y ont leur place, ainsi que mentionnées sans insistance dans la volet «Cultures» proposé par le ministre.

Vivement un monde où l'idée de dieu ne fait partie que des mythes. D’ailleurs elles n’ont été et ne sont encore que des mythes : fabuleuses histoires que l’Homme se fit de lui-même dans ce premier effort pour se comprendre lui-même et le monde. De nos jours, cette idée de dieu sert de consolation onirique et narcissique, pire d’instrument d’aliénation et d’asservissement où tant succombent et qu’un cours d’Éthique moderne en préserve.

Il est temps que l’État protège ses propres enfants de cette lessive du cerveau par ces crédos misogynes qui carburent à la pensée magique. Il faut que cesse ce gaspillage de leur temps scolaire si précieux. Que d’autres savoirs leur jeune intelligence mérite !

Pierre Bayle (1647-1706), le premier, distingua l'éthique de la croyance. Les religions qui phagocytent tout avaient avalé l'éthique en la disant parole divine (Moïse, Mahomet, Numa Pompilius). 

Plus tôt encore, le tout premier rationalisme grec n'a pas lié éthique et croyance. Il liait éthique et politique-social (la Polis). Même en suivant la mesure qu’est la nature, tant différemment de nous il en était encore si proche. «La génération des hommes est semblable à celle des feuilles» (Homère).

L'éthique est une création de la société et elle est sanctionnée ultimement par le politique.

Ne devrait-on pas enseigner aux élèves de Secondaire V, dans leurs autres cours de Sciences humaines de façon sommaire la différence entre la croyance et la pensée scientifique? Entre l'idéalisme et le matérialisme ? La chose est possible avec des exemples simples. Non en promotion mais en compréhension.

Est-ce si difficile d'expliquer aux enfants simplement la différence entre la transcendance et l'immanence, entre croyance et pensée scientifique ? Sans doute. Surtout si on lui indique que la première n’existe pas en raison mais demeure tout de même postulée en croyance.

Un étudiant de Secondaire V est capable de comprendre que la croyance est basée sur une simple hypothèse, qu'il existe une force surnaturelle qui a créée et gère le cosmos et qu'il existe une autre vie après la mort. Il peut comprendre aussi que l’incroyance est basée sur l'expérience scientifique, la recherche et la découverte progressive des lois de l'univers ou des multivers. Que le savoir moderne sait rester droit dans ses bottes devant «le silence de ces espaces infinis qui m’effraie» (Pascal, à la fois scientifique créatif et croyant).

Ses professeurs pourraient d’abord s’en instruire auprès de Daniel Baril «Tout ce que la science sait de la religion» et de Mircea Eliade «Le sacré et le profane».

Cependant, si nous voulons évincer la religion de l’école parce qu’elle est pensée magique et porte ouverte à la déraison, il serait peut-être mieux de simplement l’ignorer. L’option contraire est aussi possible : démontrer une fausseté, comme on dénonce le crime comme faute morale, est aussi très pédagogique. L’intégrisme religieux relève d’une volonté obscurantiste. La rigueur scientifique relève d’un savoir prudent et ouvert.

Il est essentiel que l'enseignement s'appuie sur la pensée critique et qu’il ait comme finalité ultime : le bonheur au quotidien et une vie bonne.

La science est une méthode; elle demande des preuves. La religion est une croyance; elle n’en demande pas et se contente de postulations, d’affirmations gratuites, de vœux du cœur, de supputations et d’hypothèses érigées en vérités, sans compter la Vérité (exclusive de toute autre) éructée des textes sacrés.

D, Le droit :

La «suprématie de Dieu » en notre Charte canadienne a été minorée, voire déclassifiée, par la Cour suprême dans son jugement sur la prière au Saguenay. Elle y dit bien clairement qu'on lui avait accordé plus d'importance qu'elle n'en a. Si le droit au sommet de l’État la largue, l’éducation à l’école devrait suivre son exemple.

D'où la nécessité d'une école pour tous, aux valeurs communes et exclusivement modernes, comme l’illustrent avec bruit et bonne santé la chanson pop, le cinéma, le sport, la science et la prospérité générale née très directement d’un rationalisme conséquent et bien assumé.

 Le droit lui-même, si essentiel, doit être renforcé en son amont par la philosophie du droit. En effet, nos Chartes sont des édits péremptoires, non des argumentaires surabondants ou des preuves largement étayées. Rares sont les cas de jurisprudences, selon le talent du juge, qui se risquent à des envolées dans le jus naturalis, à des mises en ordre par les principes pour débroussailler les divers et nombreux jugements dont l’ensemble est incohérent. Ce fut une demande des juges eux-mêmes à propos de la liberté de religion où ils semblaient perdus. La loi 21 les y aide désormais immensément.

Faut-il, au nom du respect de la religion, s’interdire d’examiner scientifiquement l’idée que la vie serait d’origine divine ? Charles Taylor fut payé $1 million par l’organisation intégriste chrétienne Templeton pour affirmer publiquement cette sottise : la science et la religion ont deux domaines distincts et se doivent respect mutuel. (réf. Yves Gingras «L’impossible dialogue».

L’Histoire nous apprend que la religion est une ancienne science. Elle devrait donc prendre le chemin de l’histoire des idées comme les anciennes théories scientifiques erronées comme l’ont été et le sont la phrénologie, le phlogistique, la géomancie, l’astrologie, la grâce sanctifiante, l’urine et la Foi guérisseures.

Or scientifiquement il faut rappeler que ne figurent pas dans le Tableau périodique des éléments aucune de ces entités spirituelles : la transcendance, la grâce sanctifiante, le péché originel, le saint crème, l’eau bénite, le péché, Satan, les anges, le Ciel et le Paradis. Ils ne peuvent non plus en être déduits logiquement. Ils n’ont donc pas leur place à l’école.

Il en est de même des vertus dites religieuses ou chrétiennes en particulier. L’éthique, antérieure aux religions, n’a pas besoin de la «charité» (condescendante et intéressée) puisque la justice, la solidarité, l’amitié, le soutien, l’affection et l’entraide de tous envers chacun suffisent bien à remplir leur rôle spécifique. Ces idées étaient déjà débattues par les Grecs anciens, 500 ans avant le christianisme qui les a largement niées en pratique mais bien chantées en théorie. «Yahvé notre justice», «Jésus est amour» et «Allah miséricordieux» ont-été démentis combien de fois ? Qui les voudrait à la place de nos Chartes et de nos lois redistributives ?

E, L’amour

Quant à l’amour, il est déformé par le christianisme par son aspect sacrificiel, mortifère, puritain, sexophobe et tragiquement misogyne. L’amour est un sentiment puissant, d’évidence le plus beau et le plus célébré mais souvent éphémère et vulnérable. Il ne peut en lui-même être la clé de voute d’une éthique. Il est même souvent dérouté, dévoyé. «Jésus est amour» selon saint Jean, martelé depuis que l’Inquisition n’est plus possible, est-il encore crédible quand il ne s’est même pas aimé lui-même en fonçant volontairement sur ses futurs tortionnaires ? (réf. «Monsieur Jésus» de Normand Rousseau).

La raison, la justice, les sciences humaines et la bonne intelligence des intérêts collectifs et privés suffisent en synergie à construire une éthique citoyenne de grande qualité (réf. «Petit traité des grandes vertus» de A. Comte-Sponville).

Les idéaux de charité, au cœur du discours religieux, si souvent niés par l’Histoire et la Géopolitique actuelle, sont en mauvaise posture pour faire la morale aux autres éthiques rationalistes. Il suffit de rappeler le Terrorisme, l’impérialisme, les crimes d’honneur, les mariages forcés de mineurs, la ségrégation sexuelle, le mépris des non-croyants et des LBGTQ, la condamnation du plaisir. Toute l’actualité et les textes sacrés en sont pleins.

La liberté de religion doit poursuivre son évolution et devrait être reléguée à la simple «liberté d’expression religieuse» comme il est attaché à cette liberté d’expression 6 autres volets : académique, scientifique, journalistique, commercial, médiatique et artistique.

Notre société moderne (scientiste, rationaliste, hédoniste et libertaire) vit assez mal sa cohabitation avec des intégrismes religieux qui la nient en de nombreux points, voire en ses droits fondamentaux. Au premier chef et à l’avant-scène l’égalité homme-femme, l’avortement, les LBGTQ et autres modernités récentes.

F, Les enfants

L’enfant (infans signifie «qui ne parle pas»). Nous sommes donc, dès notre naissance, athées puisque Dieu n’est pas évoqué, ni même pensé par le marmot. Il ne peut nommer, ni même penser Dieu à moins en théologien classique de s’appuyer sur l’invraisemblance du contraire.

Ce n’est pas une raison d’en rester là puisque l’enfant scolairisé sait parler et lire. Cependant, l’État doit laisser aux seules organisations religieuses le travail de lui en parler pour que le cours d’Éthique l’oriente et l’accompagne dans la construction d’une vie saine, indubitablement éclairée et raisonnable.

Les enfants ne sont pas que les enfants des parents mais aussi nos compatriotes. Comme nous vivrons avec eux durant plus de 80 ans, nous avons un droit légitime aux valeurs sociétales dans lesquelles ils auront été élevés. Ainsi, un intégrisme religieux les met à l’écart dans la famille et dans la communauté religieuse. Les valeurs de la modernité qui ont cours, tant à l’école qu’au travail et dans la rue, doivent avoir prévalence dans l’éducation d’un enfant. Un enfant est être social tout autant familial. Il sera toute sa vie, hors de sa famille mais jamais hors de la société, un être individuel et personnel. Ce qui est en lui social ne relève donc pas de sa seule famille : ce qui est individuel et personnel relève essentialistement de cet enfant qui deviendra assez vite un adulte et un citoyen actif.

Le «droit des parents» mentionnés dans l’article 14 est un droit subsidiaire que l’État accorde aux parents. Celui-ci peut le leur retirer en cas de maltraitance. Le viol de la liberté de conscience en formation qu’est tout endoctrinement religieux relève de la maltraitance si nous suivons la haute exigence moderne et récente de la protection que nous accordons à nos enfants et à nos compatriotes encore enfants. Ainsi donc la liberté des parents d’endoctriner leurs enfants dans une religion doit être balisée, à défaut d’être interdite. La sagesse de la modération en ce domaine serait d’exiger des parents, à tout le moins les en décourager fortement, qu’ils n’inculquent pas à leurs enfants des valeurs religieuses incompatibles avec celles de la société moderne où l’enfant évolue déjà dans l’école ou ailleurs dans la société. L’État devrait aussi les dissuader de manipuler les techniques de la psychologie (dont les procédés de la psycho-pop) si utilisées par l’épiscopat québécois (réf. L’émission «Lumière du monde» à MAtv). Cette manipulation interfère et nuit à la maturation du libre jugement de l’enfant.

Face à ces manipulations religieuses un enfant n’a pas la capacité analytique, la distanciation critique, la réflexion indépendante et les connaissances nécessaires pour bien juger et disposer d’une croyance qu’on lui inculque. Il en sera capable vers 17 ou 18 ans. Ainsi, ce respect des capacités de l’enfant, en autant que la psychologie moderne nous en instruit, implique qu’il n’y ait justement pas d’approche religieuse ou athée dans l’enseignement destiné aux enfants. Il faut en ces questions attendre cet âge philosophique si éveillé de nos grands adolescents, souvent en couple, et tout proches de prendre emploi et famille.

Pour faire progresser laïcité et rationalisme, il faut insister sur les valeurs de la modernité, celles de Lumières qui globalement sont distantes voire hostiles à la religion. «Nous, le peuple» dit Thomas Jefferson (1743-1826). Dans la pensée toute politicienne de Jefferson, le plus grand et le plus productif homme politique de l’Histoire occidentale, Dieu est relégué au second rang car il a terminé son travail de Création. Il n’est jamais plus sollicité pour le reste sauf comme rites résiduels dans les serments et divers protocoles non décisifs.

Le danger que coure la société contemporaine : ces intégrismes d’antan ou d’ailleurs qui relèvent la tête contre l’avortement, contre le mariage gay, pour le sacrilège, pour le retour des tribunaux religieux en parallèle des tribunaux civils et dûment reconnus. Un bon cours d’Éthique citoyenne rationaliste fera de nos enfants des adultes qui n’auront plus à reprendre les combats victorieux du passé.

Nous sommes laïques (pour libérer l'État de toute influence religieuse déstabilisatrice). Tout bonnement parce que la gestion de l’État et la vie sociétale nécessitent la seule Raison. En revanche, les religions puisent sans cesse, tout et n’importe quoi, en leurs fonds irrationnel. Or «irrationnel» est un mot tout proche de «déraisonnable» et de «halluciné». La Pythie se droguait avant de parler au nom du dieu. Aujourd’hui, on utilise des psychiatrisés pour des méfaits sacrés. La laïcité, ni le cours d’Éthique ne sont des boucliers policiers. Mais chacun est la nourriture-santé pour une vie saine et longue.

G, La «Déclaration universelle des droits de l'enfant» est un bon point de départ.

Mais ce droit a quelque peu vieilli. Il est doit être revu et enrichi à la fois par le progrès de la sécularisation et de la laïcité mais aussi pour stopper les dérives de maltraitance dont les enfants sont victimes à cause de l’ignorance et de l’inculture en modernité des parents eux-mêmes.

Un ami juriste, Pierre Cloutier, nous a fait parvenir ce qui suit, avec un gras d’insistance :

Article 14

1. Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

2. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l'enfant, de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités.

3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut être soumise qu'aux seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires pour préserver la sûreté publique, l'ordre public, la santé et la moralité publiques, ou les libertés et droits fondamentaux d'autrui.

Article 18

1. Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement. La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents (à cause de leur proximité et permanence) ou représentants, dont les responsables scolaires et sociaux. Ils doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant défini par la pédagogie moderne.

2. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les États parties accordent l'aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l'enfant dans l'exercice de la responsabilité qui leur incombe d'élever l'enfant et assurent la mise en place d'institutions, d'établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants.» --fin du texte du juriste Pierre Cloutier.--

H, Les thèmes du ministre contenus dans son formulaire (et les enrichissements proposés par nous pour aider notre ministre dont nous saluons le progressisme culturel par ce nouveau cours si essentiel à la concorde citoyenne.

consultationsECR@education.gouv.qc.ca

1, La participation citoyenne,

Il serait très pertinent de faire participer un tant soit peu l'élève à une assemblée municipale, à une réunion de parti en période électorale, à un organisme de charité laïque, à une soirée électorale à la télé ou à un siège de parti. Même l’Assemblée nationale vacante offerte aux débats de simulation législative entre étudiants.

Bref, de courts moments de participation citoyenne, voire même de petits travaux de classe, pour en rendre la connaissance pratique et attrayante.

2, L'éducation juridique

L'élève devrait connaitre le contenu très général des différents Codes (civil, criminel, du travail, de procédure, routier, etc.), ainsi que nos deux Chartes des droits en comparatif stimulant.

Pour aiguiser l'esprit de l'élève, partir de cas de jurisprudence pertinents serait fort intéressant. En classe, simuler un procès, un projet de loi agrémenteraient l'apprentissage. Partir avec prudence des problématiques sociales et familiales de l'élève, en leur joignant des sites des ressources spécifiques.

3, Écocitoyenneté

Il est à la fois tentant mais nécessaire d’arrimer l’éthique à l’actualité qui brasse les problèmes multiples et qui sont, au final, tous soumis à la réflexion éthique. Hier, c’était la peine de mort, puis l’avortement, puis les droits LBGTQ et maintenant l’écologie. Dans 30 ou 50 ans les problèmes seront différents. Saluons donc cette ouverture à la discussion éthique des problématiques très actuelles.

4, L'éducation à la sexualité

Pour éviter que le cours soit trop théorique (anatomie, physiologie) il faut joindre à ce cours une authentique philosophie érotique : l'art de se courtiser, l'art de s'étreindre et l'art d'aimer.

Trois arts fort distincts, bien imbriqués, mutuellement nécessaires. Cette érotique doit être construite par des psycho-sexologues, des philosophes hédonistes et des enseignants matures et amoureux de la vie. (Cf. en ébauche d’un tel travail mes différentes éthiques en annexes).

Il faut impérativement casser dès l’école les mauvaises herbes de la pédophilie, de la manipulation des jeunes adolescentes agressées et prostituées, de tous les jeunes aux mirages d’une sexualité sans frein et sans morale.

5, La connaissance de soi

Des ouvrages (Frédéric Lenoir, «Du bonheur: un voyage philosophique» + Michel Onfray «Sagesse» + André Comte-Sponville «Le bonheur désespérément», et que d’autres, nous enseignent cette attitude positive envers l'existence, cette résilience aux difficultés, cet accueil inconditionnel d'autrui et cette confiance en soi, en la société et en ses institutions afin que jamais le découragement, les idées noires ne viennent assombrir durablement ou trop longtemps notre existence.

«Bonheur au quotidien» devrait être le sous-titre de cette partie.

6, L'éthique

Chaque âge comprend l'éthique à sa façon.

Ainsi, au primaire, privilégions l'apprentissage par des exemples tout concrets. Au secondaire par des principes et des réflexions issus de grands ouvrages «Petit traité des grandes vertus » de A. C-Sponville et «Éthique à Nicomaque», ouvrages de base pour le maître-enseignant. S'il y a au moins 16 éthiques différentes en philosophie, l'Occidentale reste la meilleure sans qu’il y ait ici la moindre prétention ethniciste : le respect de la personne et de ses potentialités, goûts et préférences légitimes poussent des millions d’immigrants à ses frontières. Voilà une preuve tangible de sa valeur et de sa puissance d’attraction.

La valeur de la personne, en Occident, a fait reculer les droits régaliens ou religieux négatifs de ceux de la personne. Voilà une preuve de sa nécessité dans une éthique citoyenne à l’école. Apprendre le respect multidirectionnel : envers soi, envers les autres, envers les institutions, envers l’humanité tout entière.

7, La citoyenneté numérique

La technique, surtout informatique, évolue si vite que les dangers actuels, nés de la rapidité de cette industrie, pourraient bientôt s'estomper. Ainsi, la mise en garde doit être complète, précise et courte en temps scolaire consacré. Mais avec des rappels fréquents pour suivre la situation réelle des élèves et mieux s'outiller selon les évolutions de cette industrie. En éducation, privilégions les principes (qui ne changent guère) que les techniques (sans cesse changeantes). Et rythmer les mises à jour du cours au gré des nouvelles problématiques de l’actualité.

8, La culture des sociétés

La culture religieuse n'existe pas puisqu'elle n'évolue pas. Adapter sa propagande et ses rites au goût du jour n’est pas une culture, encore moins une évolution. Toute religion est fixe par ses textes sacrés. On doit donc présenter les religions comme des étapes de la vie intellectuelle des sociétés humaines, non comme une donnée essentielle de la vie humaine ou de la vie en société. On ne fait pas de l’Histoire une philosophie, comme la médecine n’a pas fait d’Hippocrate ou de Vésale leurs docteurs au savoir intouchable. Le déclin des religions, leurs crimes passés et présents, leur hostilité à la démocratie, leur rejet de l'égalité homme-femme et des droits humains qui les gênent les disqualifient pour être une valeur en éducation.

Elles tenteront de s’y maintenir pour sauver ce qui leur reste, bloquer les avancées modernes et caresser l’espoir de la revanche de leur passé révolu. Voilà une raison supplémentaire pour que l'étude des religions comme corps spécifique doit être bannie de toute école. Il faut insister car la porte de derrière, voire les toits, sont toujours flairés par les voleurs ou les abuseurs. Les articles 11 et 20… rappelés à ceux qui n’aimeraient pas se faire rouler une 3e fois.

Les religions, étant tout de même des phénomènes historiques colossaux, il faut les étudier dans un ensemble national (Histoire du Canada, Histoire du Québec, Histoire de la civilisation occidentale). Et rien d'autre.

En clair, on dégonfle le religieux pour qu'il n'apparaisse jamais dans cours spécifique ou collusionné. Il ne doit pas apparaître comme catégorie, toute gonflée, comme il l’est dans nos Chartes. Seulement comme partie de cours et sous un angle politique, social et culturel. Pas comme un ensemble doctrinaire et philosophique. Ainsi seront respectés à la fois la science moderne et la conscience des enfants.

L'étude des religions doit comme corps spécifique être bannie de toute école pré-universitaire.

I, Le nouveau cours est dans la suite de la loi 21. Il est totalement laïque :

D'un point de vue laïque, nous devons permettre, mais sans l’encourager, l'enseignement de la religion dans les lieux de culte et les domiciles privés (comme ne sont pas illégaux l'alcoolisme, la malpropreté ou l’orgie dans son domicile).

La laïcité libère l'État de toute influence religieuse. Encore faut-il qu’il soit assez cohérent et lucide pour ne pas y laisser des portes-arrières grandes ouvertes comme le sont l’article 11 dans la loi 21 et l’article 20 dans la Charte des droits et liberté du Québec, voire bien avant aussi le concept surfait, gonflé et privilégié de «liberté de religion» dans les Chartes des droits en divers pays.

La liberté est une capacité, érigée certes en droit au 18e siècle, mais elle n’est pas en soi une vertu. La religion n’est qu’une opinion, vite érigée en dictature des siècles durant. Ainsi, la «liberté de religion» n’inclut en elle-même ni la justice ni l’entraide. Elle permet une dévotion, souvent extravagante, qui peut aller dans tous les sens.

Résumons : le nouveau cours «Éthique citoyenne» :

1, doit inclure la notion, l'explication et l'histoire de la laïcité au Québec et dans le monde.

2, Il ne doit pas élaborer longuement sur une religion puisqu’elle est un choix métaphysique dont les prescriptions morales sont contestables et contestées.

3, La religion doit être reléguée au seul cours d'histoire et de géographie en tant que fait culturel, et historique lié en synergie anthropologique à tous les autres phénomènes historiques et géographiques. Toute référence au divin est relégué aux lieux de culte des différentes croyances.

4, La philosophie officielle enseignée (une vie heureuse dans une Cité harmonieuse) est celle du rationalisme antique et moderne (cf. André Comte-Sponville, Frédéric Lenoir et Michel Onfray, comme références majeures).

5, Les différents systèmes philosophiques seront, si nécessaires, très brièvement mentionnés, schématisés et présentés en évolution historique les uns dans les autres. Cependant, les Lumières du 18e siècle à nos jours seront en fondement du cours puisqu’elles sont à l’origine de la constitution de notre pays et de la modernité de sa culture : elles promeuvent par leurs auteurs le féminisme, l'écologie, la démocratie, les droits humains et la vie citoyenne pacifique, solidaire et conviviale.

6, Dieu n’étant pas au centre de l’éthique moderne et citoyenne, il ne sied guère qu’on en parle. Cette absence convient aussi à ceux qui redouteraient un cours d’athéisme militant. L’existence ou la non-existence de Dieu n’a pas logiquement d’incidence éthique. Le mot de Dostoïevski «Si Dieu n’existe pas tout est permis» est aussi erroné que «Si Dieu existe toute liberté et toute intelligence disparaissent». La raison : il n’y a aucun lien logique, encore moins mécanique, entre l’éthique et la métaphysique.

J,  Appel aux professeurs de l’ex-ÉCR, qui risquent la perte d’emploi.

Il faut leur dire dans l’intérêt de la société et dans le leur bien compris :

1, Vous devez tous prendre ce tournant, comme un vrai Gilles Villeneuve. En vous agrippant à des diplômes nouveaux et à un perfectionnement modernisé.

2, L'obstruction est un non-sens, et vous déconsidérera.

3, Le cours ECR était d'une telle ineptie intellectuelle, un tel désastre en termes philosophiques et géopolitiques, qu'il a entaché votre réputation professionnelle. Vous pouvez vous en laver. Des solutions existent.

4, Prof au CNDF de 1974 à 2001, j'y ai enseigné 31 cours, je dis bien 31, cours différents en 5 disciplines !!! Oui, vous avez bien entendu.

5, Ainsi vous serez vous aussi, --car je ne suis pas un génie pour autant--, prendre professionnellement le tournant avec ce nouveau cours en l'assumant avec joie. 

6, Je vous le dis : l'un des plaisirs les plus grands de ce sublime métier de professeur : on s'instruit sans arrêt tout en étant payé pour le faire !

7, Ayez confiance en vous. Défoncez-vous pour vous recycler. J'ai passé mes journées de vacances, en 61 pays déjà visités, à composer des textes pédagogiques et à rédiger ma thèse doctorale en philosophie, avec le bonheur de la réflexion et de la fréquentation de tous ces sujets dont les sciences humaines débattent avec passion. Faites vous-même de ce nouveau cours votre passion. Voilà la solution gagnante pour vous.

8, N'oubliez jamais cette dure réalité : l'indigence intellectuelle, la paresse des études les plus longues et les plus ardues sont la crucifixion des mauvais professeurs que nous avons tous, un jour ou l'autre, connus. Ne soyez pas de ceux-là. Et ce sera votre victoire.

9, L'opinion publique sera derrière vous, et vite aussi le ministre, si vous adoptez cette posture franche et cette action vigoureuse. Sans ces deux appuis, votre vie professionnelle piquera du nez et vous entraînerez avec vous dans le discrédit populaire tous les autres enseignants, toutes les autres associations syndicales qui vous appuieront et toute la jeunesse du Québec qui, mal instruite, saura au moins ce triste minimum : que vous avez refusé d'être à la hauteur.

10, Si les 10 commandements de Dieu vous sont bien connus, sachez que sur cette Terre les commandements de la condition humaine sont encore plus nombreux et heureusement plus éclairés. Ils ont en plus cet avantage : ils sont humains, perfectibles et porteur d'un bonheur accessible, rationnel et de bon sens.

K, L’affaire Matzneff

ou

Comment un professeur du nouveau cours d’Éthique pourrait disposer de l’affaire Matzneff, écrivain reconnu et pédo-criminel qui se présente comme «amoureux sincère» de ses victimes.

Dans ce débat public sur la pédophilie avec l’affaire Gabriel Matzneff, la polarisation est extrême : la plupart des gens, révoltés, indignés, dénoncent à la manière de Patrick Lagacée l’abus insupportable de la libido adulte sur l’enfant totalement à sa merci, séduit ou intimidé, bref, une victime face à son prédateur.

Gabriel Matzneff invoque comme seul argument : l’amour (sincère et authentique pour l’enfant). Il est fort habile : il recycle à sa défense l’argument massif de la propagande chrétienne du «Jésus est amour» ou «Dieu est amour» du théologien Martin Blais.

Or justement ce beau sentiment ne tient pas la route pour fonder nos relations avec les gens. Il faut la raison et un ensemble de vertus qui étayent chacun de nos comportements. Tomber en amour avec ses propres enfants est le lot commun de millions de parents. Ils ne couchent pas pour autant avec eux.

Sans compter la nature (qui est par-delà le bien et le mal)… et qui brise souvent toutes chaines. Dans un ouvrages «Amours célèbres» un auteur y trouve leur point commun : la transgression.

De l’autre camp des analystes, des gens qui par nature refuse le réflexe social. Ils veulent sauver soit la littérature, soit la liberté d’expression, soit un hédonisme érotique pas encore assez évolué selon leur conception d’un Éros sans interdit.

Je penche bien sûr pour la première attitude, mais il nous faut disposer de la seconde avec soin car les jérémiades bondieusardes, pudibondes servent souvent aussi à juguler le plaisir tout court en profitant des excès des autres.

Je ne défends pas la « pédophilie esthétique » qu’on trouve dans la littérature, chez Nerciat et bien d’autres. Mais comme Aristote je prends la défense de Sophocle qui a mis en scène Œdipe qui tue son père et couche avec sa mère.

Aristote savait distinguer la fiction du réel. Même si la fiction est un réel de 2e degré (de l’imaginaire) pour la distinguer du réel des 5 sens.

L’Éthique était, comme dit toujours Aristote, une création de la Polis, il faut s’attendre à ce que la liberté (principe de la démocratie) cogne à la porte de tous les tabous pour les faire tomber l’un après l’autre. Hier l’infériorité biblique des femmes, l’avortement, les LBGTQ, et aujourd’hui il semble que la pédophilie soit la prochaine cible de la liberté maximalisée.

Platon nous avait prévenus : tout régime poursuit sans cesse à l’extrême son principe fondateur, ainsi la liberté peut devenir licence. Et licence des uns ne l’est pas pour d’autres.

Tous les sujets qui font  « crisis » ( mal traduit par « crise »; je traduirais : « croisée de chemin ») décide de la destinée des peuples.

Notre anti-philosophie sexuelle nous fut léguée par le judéo-christianisme, névrosé s’il en fut. Le sexe y est coupable en partant, et toutes les misères sexuelles s’ensuivent. Ainsi donc, la protection des enfants y est mal articulée. Un pédophile, déguisé en pédéraste, peut facilement s’y introduire d’autant que Jésus n’a pas dit un mot pour protéger les enfants, seulement des propos cajoleurs et invitants qui n’engagent à aucune responsabilité. Ensuite, tous les chefs de guerre de la Bible ont livré les enfants des captifs à l’esclavage sexuel au profit de leurs soldats vainqueurs ainsi récompensés. Et la Bible est dite «Parole de Dieu», et à chaque mot. Ajoutez le banquet sexuel pédophile des prêtres protestants et catholiques depuis des siècles -toléré et camouflé- et nous avons la pédophilie sur une large échelle et sans cesse ignorée.

Même Normand Rousseau, si perspicace, n'aborde pas le tragique sexuel contenu dans les livres sacrés. Une misère sexuelle effroyable à cause d'une peur et d'une répression sans bon sens.

Pour se réconcilier avec Éros, il faut fréquenter les libidineux, les grands érotomanes. Sade est leur pire ennemi. D'ailleurs Sade est célèbre surtout parce que les traditionnalistes ont su s'en servir pour dire : «Voilà où vous mènera votre sexualité libérée » !

La pire erreur de l’histoire fut la défaite des frères T. et C. Gracchus qui empêcha la République romaine de devenir une démocratie et la folie et bêtise totale du monde gréco-romain essoufflé qui donna le pouvoir au christianisme. Une horreur, pour qui sait lire les textes sacrés avec un oeil criminologique et humaniste (comme Normand Rousseau et d’autres).

Deux mille ans à s’en remettre. 

Mais personne ne dit dans Le Devoir que la pédophilie fut pratiquée par Moïse qui donna à ses soldats comme esclaves sexuelles les enfants du peuple qu’il venait d’exterminer...

Et que dire de Mahomet qui déflora à 9 ans son épouse de 6 ans. Le gentil homme, il attendit 3 ans, et qui nous dit que c’est vrai ?

réf. https://youtu.be/W2ynqewWEak

Et ces deux personnages sont présentés comme respectables à nos enfants par le cours ECR qui est une propagande sympathique, payée par les fonds publics, pour les religions qui sont pédophiles depuis toujours.

Précisons l’enjeu du point de vue civilisationnel et politique. Sur ce sujet de la pédophilie, notre libéralisme fondateur de notre civilisation occidentale actuelle oscille entre la liberté et l’hédonisme, deux volets majeurs de la culture occidentale contemporaine.

Si Gabriel Matzneff est cloué au pilori, cela signifie que la liberté (de l’enfant) triomphe sur la dictature de l’adulte. Si, en revanche, la pédophilie finit par s’imposer (comme la porno, les relations hors mariage ou le divorce le firent), cela signifie que l’hédonisme triomphe sur la liberté. Ou, dit autrement, la liberté hédoniste prévaut sur la liberté des rigoristes et elle se fera au détriment des plus faibles. C’est le cas dans les questions économiques :  la justice (sociale) céda le pas à l’hédonisme avide et cupide.

Pourtant la liberté n’est pas une vertu (elle n’est qu’une capacité). Sont mal inspirés ceux qui font cette confusion. La dignité non plus, mais cette qualité est plus proche de la justice que ne l’est la liberté.

Voilà pourquoi une saine philosophie devrait faire prévaloir la dignité pour que la liberté ne dérape pas dans cette indignité évidente de voir un vieux monsieur tripoter une enfant. Un Éros lubrique, intense est aussi capable de responsabilité. Plus encore, un Éros sans frein n’étant pas socialement possible, il doit accepter le frein de la modération et de la circonspection.

L’hédonisme, si bien pensé, pourrait par ailleurs échapper aux excès des Caligula et des Néron. En effet, le plaisir au-delà de soi est le plus éminent car il s’apparente à la beauté, à l’honneur et à la fierté. 

Très difficile tenue que cette posture, presque celle d’un soldat, de se tenir solide dans son comportement tout en étant en proie à la plus vive passion qui a des droits, oui des droits, car l’homme est passion à presque tous ses instants.

Ainsi la condamnation intempestive et sans réflexion ne générera qu’hypocrisie car elle n’est pas éducative. En termes sociaux, l’offre sexuelle semble très inférieure encore à la demande sexuelle qui parait insatiable, de type bonobo. Seul donc un hédonisme encore plus permissif et encore plus généralisé dirigerait Éros loin des enfants parce que pleinement satisfait. Nos écoles encore pudibondes et aux mains des rigoristes de toute engeance en sont encore loin. Pourtant, la solution est là.

Existe-t-il à l'université un cours, un seul cours intitulé : «Philosophie érotique ou Éros en tant qu’art de vivre » ?

L, Réplique au journaliste, Antoine Robitaille, dans le JdMtl.

Le cours ECR n’a pas selon lui «remplit ses promesses» !!! Je le cite par des «».

«Sans culture religieuse» ? dites-vous ? Quelle expression idiote ! Il n’y a pas de «culture religieuse» car la culture est création perpétuelle et les religions sont fixistes parce que leur textes sacrés sont intouchables, sans possibilité de réédition revue et corrigée.

C’est l’absence de culture scientifique de qualité qui fait qu’on se rabat sur la religion pour y puiser un savoir de pacotille, toxique parce qu’il est celui de sociétés encore très primitives. Hélas, il est encore jugé acceptable par les ignorants et les incultes qui nous désespèrent quand nos bibliothèques craquent d’ouvrages solides et profonds profonds Leur ineptie sempiternelle fut bue dans la salive de curés paresseux, dans l’hébétude muette qu’insufflent les intimidations.

Tu as trouvé le bon mot : «superstition stupide», au cube !

« Les talibans de la laïcité » !!! Alors, tu parles de Normand Rousseau, de Daniel Baril, de Christopher Hitchens, de Richard Dawkins, de Yves Gingras, de André Comte-Sponville, de Michel Onfray. Tu ne les as jamais lus, et désolé de te le dire si durement, tu causes comme un ignorant.

« Le sentiment religieux». Là, tu utilises les bons mots : ce n’est qu’un sentiment infantile. Relis ton Freud. C’est de la sentimentalité de matante qui n’est jamais été à l’école. Mais imposée par violence sur 2000 ans.

 «La transcendance est une idée ultrapuissante». Transcendance ? Tu l’as vue dans le tableau périodique des éléments ? Ce n’est pas au Petit séminaire de Québec où tu as fait ton secondaire qu’on te l’a appris avec les conséquences philosophiques qu’il implique.

«Ultrapuissante» ? Il est là le fin fond de l’affaire. Chercher la puissance par la mystification, la manipulation, l’Inquisition et la pédophilie cléricale sur toute la planète et durant des siècles. Si tu savais réfléchir, tu en tirerais les logiques conséquences et la juste conclusion.

«Conduire l’être humain aux sommets» !!!  Oui, au sommet de la plus puissante entreprise de propagande de tous les temps, de la plus réussie des dictatures mafieuses de l’Histoire humaine. Voilà ton christianisme qui bave le mensonge à faire hurler tout esprit réfléchi et instruit.

« Des sœurs et frères ont consacré leur vie à l’éducation et à la santé. ». Je les ai connus durant 50 ans, et 30 ans mes collègues de travail. Des pauvres manipulés dans leur jeunesse, coupés du sexe opposé pour organiser leur vie normalement. Des bras sous-payés à qui on a volé leur fierté et leur dévouement. On ne disait pas qu’ils étaient des hommes et des femmes généreux, mais qu’ils exécutaient la «charité chrétienne». Bref, on leur volait la propriété et la fierté de leur propre vertu. C’est cela, Antoine, se faire rouler jusqu’à l’os.

Tu cites Cioran : «S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu». » Incapable que tu es d’y percevoir son ironie caustique. Sa phrase signifie : la religion a embauché les plus grands talents pour célébrer une idée vide de réalité mais toute remplie d’espérance aliénée. Plus encore, elle signifie : le vrai talent c’est Bach, pas le bon Dieu.

Tu as laissé tes propres enfants se faire lessiver le cerveau par ces crédos misogynes qui carburent à la pensée magique, se faire gaspiller un temps scolaire si précieux, se faire violer leur liberté de conscience en formation. Et tu es journaliste, sensé être mieux informé que la moyenne des gens. Bravo Papa !

Ta critique bien superficielle du cours mérite que je t’oriente dans tes lectures. Va lire les auteurs que je t’ai cités si tu veux nous causer du nouveau cours avec compétence et culture moderne.

Pour vous inspirer :

«La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi de pourceaux» (Averroès).

«La religion totale  -foi comprise-  a toujours été pour moi, toxique, dès l’enfance» (Jules Romains).

«Dans toutes les religions, il y a un enfer; à croire que Dieu est rôtisseur» (Victor Hugo).

M, À Madame Francine Pelletier, journaliste au Devoir

Votre deuil ressenti à la mise à la poubelle du cours ECR est touchant.

Vous écrivez : «Se débarrasser des carcans religieux pour en conserver la substantifique moelle», Même Rabelais serait en désaccord.

Il n’y a aucune valeur morale attachée aux religions tout comme on ne peut attacher grande valeur à l’éthique mafieuse qui existe bel et bien (obéissance inconditionnelle au chef, sens machiste et féodal de l’honneur, respect des règles internes, dissimulation des crimes aux autorités légales, tout comme Jean-Paul II et Benoît XVI).

Les trois monothéismes ont kidnappé la morale, toute sociale, (dixit le vieil Aristote), des sociétés qu’ils ont subjuguées. Pire, ils ont figé ces morales (mos majorum) dans des textes sacrés intouchables, irréformables. Et sans jamais même les respecter ! (cf. Normand Rousseau «La Bible immorale» et «Les assassaints et les assassaintes» et sa riche bibliographie).

Il faut résister, Madame Pelletier, à véhiculer cette contre-vérité historique que les religions sont porteuses de moralité. Ni dans les actions ni dans les textes sacrés. Seuls les crédules et les ignorants, happés par la secte monothéiste manipulatrice, y apportent leur bon cœur à défaut de leur bon jugement. Ainsi les trois monothéismes se drapent dans les bonnes actions du «bon chrétien», du «bon musulman» et du «bon juif pratiquant».

Le cours ECR, un «grand bon en avant » dites-vous. Un peu comme le «grand bond en avant » de Mao… Une hypocrisie impeccablement réussie.

Le cours ECR remplaçait l’endoctrinement ferme du cours traditionnel par de la propagande sympathique sous couvert du «vivre ensemble». Plus habile et plus efficace. La preuve : votre propre article…

Louis Rousseau, co-rédacteur de ÉCR, est un théologien. Madame, la théologie est la caricature du savoir humain. Un théologien a déjà écrit que la torture était une sorte de bien qui permet au supplicié de mériter encore plus son Salut…

Les rédacteurs sectaires et orientés de ÉCR ne sont pas Daniel Baril, Normand Rousseau, Andréa Richard et Michel Virard. Auteurs peu souvent invités au Devoir pour bien discourir de ce sujet empoisonné par les mensonges et la manipulation depuis des siècles.

«La reconnaissance de l’autre» par l’apprentissage des religions est une contre-vérité pédagogique. Êtes-vous capable de faire comprendre à un immigrant la bonne alimentation occidentale en lui faisant boire du coke et du pepsi ? La médiocrité et la bancalité de cette approche est évidente pour qui a bon jugement. Les jeunes de toutes les nations s’apprécient en jouant au football et au baseball ensemble. Les Jeux Olympiques sont communs. Pas les églises, mosquées et synagogues, toutes exclusives des unes des autres.

Se faire berner ainsi est pitoyable.

«Un bacc de 4 ans en religion » ? Allons y voir. Assister à 1000 messes ne rend pas plus intelligent, plus savant, plus critique, plus imaginatif. Maître en Histoire, j’ai lu souvent les écrits et plans de cours de ces faux historiens déformants. En religion sympathique les faits historiques et les concepts de sciences humaines sont systématiquement déformés, déroutés, recyclés en farine apologétique. C’est cet ABC qu’il faut connaître quand on étudie l’histoire des trois monothéismes.

«Le cours ECR n’a pas été évalué» dites-vous. Ses manuels utilisés furent analysés pour nous révéler qu’ils furent composés pour présenter aux élèves la seule option intégriste de chaque religion.

Plus encore, à lire le devis ministériel lui-même j’ai constaté une totale schizophrénie entre la 1ère partie (classique et bien faite) et la 2e partie (culture religieuse) qui n’est qu’une propagande sympathique des religions.

Cette 2e partie honteuse pontifie et célèbre les rites et les croyances sans  aucun esprit critique, sans aucune référence aux éthiques contemporaines et dans une affligeante manipulation qui est un viol de la liberté de conscience en formation des enfants.

«À la poubelle» ? Madame Pelletier, tout le salafisme, toute l’hypocrisie pédophile catholique, tout le judaïsme mortifère pour lequel tant de malheureux êtres humains ont été sacrifiés criminellement méritent, oui méritent, la poubelle.

Nous devons instruire les enfants dans une éthique solide, pleine de joies fortes, de plaisirs sains et responsables, ensoleillant leur vie et fortifiant leur bon jugement par l’étude constante des sciences et de la modernité.

«Pour le remplacer par tout ce qui bouge» ? C’était la définition de l’obscénité selon un vieux chef de police. Merci de nous faire rire un peu.

Bêtise ou légèreté désinvolte que cette critique contre le nouveau cours proposé par le ministre si vous lisez attentivement le projet ministériel : les grands sujets éthiques permanents à toute génération y sont et l’éthique est arrimée à la problématique actuelle. C’est un bon côté, une bonne intuition pédagogique car l’éthique enseignée sera ainsi continuellement liée à la vie réelle des jeunes et changeante avec la société, comme en toute discipline bien enseignée de sciences humaines.

Pour se plaindre de la richesse (lourdeur selon lui) du cours, le syndicaliste Louis Roy connait-il la performance de nos professeurs ? Et leur capacité d’adaptation et de dynamisme professionnel ? J’ai enseigné 31 cours différents, oui 31 cours différents de 1974 à 2001 en 5 disciplines différentes, et au collégial (CNDF). Je ne suis pas un génie. Qui se grouille, qui se mouille, performe.

Ensuite, ce cours durerait de l’âge de 6 à 16 ans, 10 ans possibles d’enseignement. On a le temps de couvrir adéquatement ces sujets, tous modulés selon l’âge et l’évolution en maturité des jeunes.

«Cancel culture» (ne pas traiter les sujets dérangeants), craignez-vous ?

N’accusez pas, chère Madame, le nouveau cours de cette pratique dont se prévalait l’ancien ERC qui ne causait d’homosexualité qu’avec des pincettes, jamais de pédophilie des prêtres, de l’État islamique, de la répression wahhabite et des exemptions fiscales des organisations religieuses. Ces dernières détruisent, par leur pensée magique, la formation scientifique que les autres cours peinent à donner aux étudiants.

L’omerta est un fait religieux et mafieux. Pas une pratique chez les Lumières.

«La religion fait peur. Étudions-la».

C’est déjà fait. Il vous faut lire l’œuvre de Mircea Eliade, de Richard Dawkins, de Normand Rousseau. De Christopher Hitchens et Nancy Houston «L’espèce affabulatrice» et Thierry Hentsch «Raconter et mourir». De Daniel Baril «Tout ce que la science sait de la religion» de Daniel Baril (https://www..pulaval.com/produit/tout-ce-que-la-science-sait-de-la-religion).

De Yves Gingras «L’Impossible Dialogue. Sciences et religions (2016)».

«Comprenons-la» dites-vous dans votre article bien mal informé cela dit en tout respect.

 Certes la comprendre, qui n’est pas excuser. Donc pas au sens d’accepter une bêtise, une horreur historique et géopolitique. Déjà «comprise », elle doit être rejetée. Comme la pédérastie de Matzneff, bien comprise par la pédagogie vigilante, ne serait pas acceptable et serait rejetée.

Votre position, Madame, est la fine bouche qui souhaite en catimini que l’État continue à faire dans les écoles de la propagande religieuse soft et discrète, bien enveloppée comme John Gotti était élégant.

Plus triste, Madame, vous n’avez pas soufflé un mot de la haine et de la discrimination sévère et violente faite aux femmes par les religions, depuis toujours et sur toute la planète…

Madame, inspirez-vous d’Hypatie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypatie). Ainsi votre recyclage culturel et politique vous sera salutaire.

Cela tout dit avec peine et sans mépris.

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/570802/l-allergie-a-la-religion?utm_source=infolettre-2020-01-15&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

N, À Denise Bombardier :

Tu écris : « Notre incapacité à réinventer une éthique laïque». C’est inexact. Lis «Petit traité des grandes vertus» de André Comte-Sponville et tu te convaincras que cette éthique laïque et athée existe bel et bien, et de grande qualité. De même «L’esprit de l’athéisme» de A.C-Sponville. Aussi les ouvrages de Fréderic Lenoir.

Tu dis : « Les œuvres et autres artefacts religieux qui ont servi à enrichir notre patrimoine culturel ». Depuis quand nommer «patrimoine» ce qui n’est que rapine et joug sur des paysans vicieusement et violemment maintenus dans l’ignorance par la secte chrétienne depuis 2000 ans ? réf. Normand Rousseau «Le livre noir de l’Église catholique au Québec».

Il n'y a pas de «zélotes» en laïcité et en athéisme. Il n'y a que des citoyens libres, raisonnables, rationnels qui savent comme leur maitre le vieil Aristote que :

1, l'éthique est une création de la société et une sanction par les autorités politiques. Bref, l'éthique vient et vit par la Polis.

2, les crédos religieux, drapés de nos jours dans la psycho-pop pour manipuler les sentiments personnels des gens, ne sont qu'aberrations morales, extravagances insensées et vol de l'éthique populaire complètement détournée et désaxée de son bon sens naturel. Voilà pourquoi votre fille est folle !

Voilà pourquoi l'art de courtiser et de séduire n'a jamais été enseigné à l'école et que les femmes de Metoo sans éducation de minimale défense et les Matzneff fort mal inspirés sont venus démontrer nos ignorances perpétuées par l'école chrétienne.

À la Cour qui contesterait l’abolition de ECR sur la base de la liberté de religion :

Devant un tribunal qui disposera de la loi 21 ou pour défendre le nouveau cours «Éthique citoyenne» il faudra lui dire ceci :

1, Les enfants ne sont pas que les enfants des parents mais aussi nos compatriotes. Comme nous vivrons avec eux durant plus de 80 ans, nous avons un droit légitime aux valeurs sociétales dans lesquelles ils auront été élevés. Ainsi, un intégrisme religieux, passant outre dans la famille et dans la communauté religieuse aux valeurs de la modernité qui ont cours tant à l’école, qu’au travail et dans la rue, ne doit pas avoir prévalence dans l’éducation d’un enfant. Un enfant est être social tout autant qu’un être individuel et personnel. Ce qui est en lui social ne relève donc pas de sa seule famille, et ce qui est individuel et personnel relève au premier chef à cet enfant qui deviendra adulte assez vite.

2, La «liberté de religion» est ici surfaite, gonflée, à tel point que les juges l’ont déclarée restreignable et modulable par la loi. Selon cette optique confirmée par les Cours, la liberté de religion doit poursuivre son évolution et être reléguées à la simple «liberté d’expression religieuse» comme il est attaché à cette liberté d’expression 6 autres volets : académique, scientifique, journalistique, commercial, médiatique et artistique. Tous volets déjà bien régulés par nos lois.

3, La laïcité, concept novateur, «grande invention» selon l’expert en questions religieuses Normand Rousseau, vise justement à restreindre la liberté de religion à sa juste importance dans ses expressions dans notre société moderne. Cette dernière (scientiste, rationaliste, hédoniste et libertaire) vit assez mal sa cohabitation avec des intégrismes religieux qui récusent en de nombreux points, voire en droits fondamentaux dont l’égalité homme-femme, l’avortement, les LBGTQ et autres modernités récentes.

Nous demandons donc à la Cour de fixer une fois pour toutes la «liberté de religion» (à l’aire trop envahissante) dans ses appartements privés que sont les seuls lieux de culte et le domicile. Là, et là seulement, l’ordre public et la quiétude citoyenne seront sauvegardés.

4, Le «droit des parents» mentionnés dans l’article 14 est un droit subsidiaire que l’État accorde aux parents. Celui-ci peut le leur retirer en cas de maltraitance. Le viol de la liberté de conscience en formation par un endoctrinement religieux relève de la maltraitance si nous suivons la haute exigence moderne et récente de la protection que nous accordons à nos enfants et à nos compatriotes encore enfants. Ainsi donc la liberté des parents d’endoctriner leurs enfants dans une religion doit être balisée, à défaut d’être interdite. La sagesse de la modération en ce domaine serait d’exiger des parents qu’ils n’inculquent pas à leurs enfants des valeurs religieuses incompatibles avec celles de la société moderne où l’enfant évolue déjà dans l’école ou ailleurs dans la société.

Enfin, «bien-être de l'enfant et l'intérêt supérieur de l'enfant» (art. 18, 1 et 2) de l’enfant auront un sens et une portée solidement relevés et pertinemment à jour.

5, Les mots («au développement de ses capacités» art. 14,2) doivent être approfondis et réfléchis pour bien saisir qu’un enfant ne peut jamais avoir la capacité de raison, la distanciation critique, la réflexion élargie et les connaissances nécessaires de bien juger une croyance qu’on lui inculque. Il en sera autrement plus capable vers 17 ou 18 ans. Ainsi, ce respect des capacités de l’enfant, en autant que la psychologie moderne nous en instruit, implique qu’il n’y ait justement pas d’approche religieuse ou athée dans l’enseignement destiné aux enfants. Il faut en ces questions attendre cet âge philosophique si éveillé de nos grands adolescents, souvent en couple, et tout proches de prendre emploi et famille.

Nous demandons donc au tribunal de décourager fortement l’enseignement religieux aux enfants mineurs (en termes de restrictions précisées par vos bons jugements) afin que nous respections l’intégrité de leur développement autonome.

O, Différentes éthiques nommément appelées :

 Éthique commerciale, Éthique artistique, Éthique sexuelle, Éthique policière.

P, Petit retour en arrière… L’ancien ÉCR et ses défauts

Pourquoi l’ancien cours ECR rata sa mission ?

L’ancien programme ÉCR privilégie à tort les religions. Plus encore il ignore presque complètement les incroyances comme l'athéisme, voire l’agnosticisme. Il ne faut pas que le nouveau cours répète la même erreur. Nous ne demandons pas que l'école publique enseigne l'athéisme, mais si elle enseigne les religions, il faut aussi traiter de l'athéisme. Mais la bonne solution, c'est de ne pas traiter des religions comme domaine spécifique ou privilégié. Il faut seulement les insérer dans les divers cours de sciences humaines, notamment histoire et géographie.

Pourquoi a-t-il été supprimé ?

1, Il a été enseigné par des manuels intégristes qui détournaient sa visée initiale : la connaissance des différentes religions pour un meilleur vivre ensemble.

2, Pire, dans son devis, la 1ère partie toute philosophique était bien écrite. Mais sa 2e partie n’était que de la propagande sympathique pour les religions.

3, Toute la science éthique (4e partie de la philosophie) moderne et contemporaine était évincée du devis. Notamment étaient exclues la critique des religions, l’athéisme et les philosophies autres que soumises aux trois monothéismes.

4, Pour le dire crûment, ce cours était en fait, hypocritement, un cours d’endoctrinement dissimulé, une véritable pédophilie catéchistique, talmudique et coranique. Mais soft.

5, Le mot n’est pas trop fort : car toute pédophilie qu’elle soit sexuelle, commerciale, religieuse ou athée a trois critères :

a) elle s’adresse à l’enfant.

b) Il n’a pas la maturité et la distanciation critique pour y conserver sa liberté de jugement.

c)Elle ne sert que l’intérêt de l’adulte qui jouit, s’enrichit, ou augmente le nombre de ses fidèles.

Enfin, des religions qui affirment toutes dans leurs textes sacrés ou théologiens que la femme est inférieure ou la discréditent par milles ruses et même avec des coups violents n’ont pas leur place dans une école démocratique et moderne.

6, Ce cours ECR, évincé par le gouvernement, s’inscrit dans une lutte séculaire pour la liberté de conscience, la protection des enfants et le rationalisme de la pensée moderne qui gouverne nos États et fonde notre culture contemporaine.

Le vieil Aristote il y a 2500 ans, a bien expliqué que l’Éthique, bien mieux que les religions en kidnappent la fonction, est fabriquée par la société et elle est sanctionnée par l’État que nous contrôlons.

L’État citoyen que nous formons assigne des lieux spécifiques et exclusifs au sport, à la restauration, aux déplacements piétonniers et routiers, aux actes médicaux, à l’enseignement. De même il doit assigner aux croyances leurs lieux spécifiques et exclusifs : les lieux de culte. Les écoles ne doivent pas en faire partie.

5, Les défenseurs du cours ECR nous disent : « La culture religieuse est une réalité sociale importante». C’est faux.

…elle était importante ou, mieux dit, elle n’en était que la frime.

Ce n’était justement pas une «culture», mais bien plutôt la domination d’une secte sur la culture populaire pour qui sait historiquement bien nommer les choses. La culture religieuse n’existe pas. Pourquoi ?  Parce qu’elle est mort-née, figée dans des textes sacrés intangibles. Pire, ils ont été imposés par la peur, l’intimidation, voire la terreur. Aucune culture possible donc, car la culture signifie, comme dans le monde agricole d’où vient ce mot de culture, la culture signifie vie, liberté, imagination créatrice. Les cathédrales si belles n’ont pas été créées par la théologie et les textes sacrés mais par des architectes et des tailleurs de pierre. De même la musique religieuse de Bach : par son talent musical. De même les hôpitaux et les écoles. Ainsi donc accaparer le talent, le travail et les mérites d’autrui ce n’est pas de la culture c’est du vol, de la rapine et, à cette échelle séculaire, une mystification, une propagande, la plus puissante de tous les temps.

Bref, ce cours ECR tout en hypocrisie flagorneuse violait la liberté de conscience en formation des enfants.

7, En résumé, il est tombé par des trois causes : internes, historiques et géopolitiques :

ECR est tombé dans la honte à cause de :

1, la pédophilie de prêtres catho protégés criminellement par l'organisation

2, l'État islamique appliquant les versets du Coran

3, la force et l'intelligence des Lumières à combattre la religion depuis 3 siècles.

4, l'éducation populaire qui a depuis 50 ans échappé à la prison intellectuelle des clercs.

5, le mensonge interne de ECR

«Le cours ECR n’a pas été évalué» mais bel et bien congédié. Ses lacunes étaient trop graves, voire insultantes. Ses manuels utilisés furent analysés pour nous révéler qu’ils furent composés pour présenter aux élèves la seule option intégriste de chaque religion.

Plus encore, à lire le devis ministériel lui-même nous constatons une totale schizophrénie entre la 1ère partie (classique et bien faite) et la 2e partie (culture religieuse) qui n’est qu’une propagande sympathique des religions.

Cette 2e partie, honteuse, pontifie et célèbre les rites et les croyances sans aucun esprit critique, sans aucune référence aux éthiques contemporaines et dans une affligeante manipulation qui est un viol de la liberté de conscience en formation des enfants.

Nous devons instruire les enfants dans une éthique solide, pleine de joies fortes, de plaisirs sains et responsables, ensoleillant leur vie et fortifiant leur bon jugement par l’étude constante des sciences et de la modernité.

L’ancien ERC qui ne causait d’homosexualité qu’avec des pincettes, jamais de pédophilie des prêtres, de l’État islamique, de la répression wahhabite et des exemptions fiscales des organisations religieuses. Ces dernières détruisent, par leur pensée magique, la formation scientifique que les autres cours peinent à donner aux étudiants.

L’omerta est un fait religieux et mafieux. Dans les textes sacrés, il n’y a pas d’agora, pas d’assemblées délibératives et votantes, pas de débat public.

En conclusion

Bravo à la CAQ pour progressisme culturel !

Puissent tous les partis, au premier chef leurs membres les plus cultivés, appuyer le gouvernement dans cette tâche de fortifier le cœur, la volonté et l’esprit de notre jeunesse appelée au plus brillant avenir, dès lors que ce cours les aura aidés à éviter les écueils qui se trouvent devant toute vie humaine.

28 janvier 2020

 



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