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Canada: La ministre Chrystia Freeland sera à l’investiture de Donald J. Trump

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Le vendredi 20 janvier, Washington se mettra à quatre épingles à l’occasion de la cérémonie d'assermentation du nouveau président américain. Une importante délégation officielle canadienne sera des festivités.

À quelques heures de son investiture, le président élu Donald J. Trump continue de susciter l’inquiétude aux États-Unis et dans le reste du monde. Le Canada se demande lui aussi de quoi sera fait l’après-20 janvier.

Le Canada représenté par une importante délégation à l’investiture

Demain, les yeux du monde entier seront tournés vers Washington, D.C. Histoire de suivre la cérémonie d’investiture du 45e président des États-Unis. L’occasion aussi de voir qui y sera et qui n’y ira pas. Les Canadiens savent depuis plusieurs jours que leur premier ministre s'absentera de cet événement symbolique.

Le 12 janvier, Justin Trudeau a entamé une tournée pancanadienne de trois semaines. Cette tournée, organisée quatorze mois après son accès au pouvoir, est censée lui permettre de renouer le contact avec la population à travers le pays. Ses meetings sont courus. Il a commencé sa tournée en Ontario. Après les Maritimes, il est arrivé au Québec. Là, où il se pointe, on le presse de questions sur différents enjeux d’intérêt local ou national. Cette tournée n’est pas du goût de l’opposition. Des membres du Parti conservateur du Canada (PCC) accusent le premier ministre de mener une opération de relations publiques pour le compte de son parti, le Parti libéral du Canada (PLC), et de la financer à même les deniers publics et le pressent de rembourser la facture. Pour rappel, les conservateurs ont actuellement une course au leadership. Quatorze des leurs s’affrontent. Six de ces aspirants sont bilingues.

Avec cette tournée, Justin Trudeau ne pourra donc participer à l’investiture du nouveau président américain. Mais, cela ne signifie pas que le pays ne sera pas représenté à cette occasion.

Comme l’indique un communiqué de presse publié ce jeudi sur le site d’Affaires mondiales Canada, trois ministres du gouvernement fédéral assisteront demain à la cérémonie d’investiture de Donald J. Trump. Ces ministres ne sont pas des moindres. Il s’agit de Chrystia Freeland (Affaires étrangères) et de son secrétaire parlementaire Andrew Leslie, d’Harjit S. Sajjan (Défense) et de Jim Carr (Ressources naturelles). Ils ont également annoncé qu’ils assisteront aux activités prévues à cette occasion à l’ambassade du Canada. Par chance, la bâtisse est située près du National Mall et du chemin par où passe le défilé présidentiel et c’est la seule ambassade qui est située entre le Capitole et la Maison-Blanche. L'ambassadeur canadien David MacNaughton a prévu de faire le nécessaire pour fêter, comme il se doit, l’arrivée du nouveau président. Les visiteurs de l’ambassade dégusteront plusieurs mets canadiens, dont la fameuse poutine québécoise.

Le premier ministre Trudeau aurait pu, comme d’autres chefs d’État ou de gouvernement, se contenter de se faire représenter par son ambassadeur à Washington ou par sa ministre des affaires étrangères. Mais, s’il a fait le choix que l’on sait, c’est en raison de l’importance qu’il accorde à la culture de bonnes relations avec le nouveau locataire de la Maison Blanche. Autre raison: il est conscient de l'importance de bien préparer le terrain à Wahington avant même que commencent les futurs pourparlers à propos de l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA), avec comme objectif d'essayer de tirer au mieux son épingle du jeu de négociation. C'est important.

À ce propos, il peut mettre à profit plusieurs atouts. Nous en citons quatre. D'abord, les deux parties tirent profit d’échanges commerciaux et d’investissements dont la valeur s’établit à plus de 1,4 billion de dollars, selon l’estimation d’Affaires mondiales Canada. Ensuite, chaque jour, plus de deux milliards de dollars de biens et services sont échangés entre les deux pays. Aussi, en plus d’être des alliés très proches sur la scène internationale, le Canada achète plus que tout autre pays les produits fabriqués aux États-Unis et représente leur plus important fournisseur d’énergie, selon un communiqué du même ministère canadien. Enfin, si les populations des deux côtés de la frontière bénéficient de ces liens, près de neuf millions d’emplois américains en dépendent.

***

Les liens entre le Canada et les États-Unis sont solides, multiples et divers. Mais, en raison des déclarations du président élu Trump touchant la renégociation de l’ALENA et le ''Buy American,'' plusieurs au pays s’inquiètent de l’impact d’une telle éventualité sur leurs affaires. D’où l’importance des efforts déployés par le Canada pour tisser des liens avec la nouvelle administration et trouver un terrain d'entente avec elle. L'ambassade canadienne à Washington est assez bien placée pour y contribuer et l'investiture du nouveau président élu est une occasion de choix pour ce faire. C'est dire l'importance du savoir-faire, de la communication et du lobbying.

19 janvier 2017



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Enhaili, Aziz
By Aziz Enhaili

Aziz Enhaili is an expert on the Middle East, of Islam and Foreign policy. He is a contributor on irregular basis to the ‘’Neighbouring countries’’ of the European Union, a unit of Europe2020, a groupe dedicated to prospective studies. He is... (Read next)

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