Tolerance.ca
Looking inside ourselves and out at the world
Independent and neutral with regard to all political and religious orientations, Tolerance.ca® aims to promote awareness of the major democratic principles on which tolerance is based.

Bernie Sanders apporte son soutien officiel à Hillary Clinton

(French version only)
By
Editor-in-chief, Tolerance.ca, Member of Tolerance.ca®

Après des mois de bataille pour l’investiture de leur parti, les rivaux démocrates, Hillary Clinton et Bernie Sanders, ont, ce mardi, déposé les armes. Ils se sont retrouvés, tous les deux, sur la même estrade, au New Hampshire. L’occasion pour la figure de la gauche démocrate d’annoncer officiellement son ralliement à la candidature de l’ex-secrétaire d’État.

Bernie Sanders est la révélation de la campagne présidentielle américaine de cette année. Au moment du lancement de la course pour l’investiture démocrate, personne ou presque ne donnait cher de sa peau. On croyait qu’il allait rapidement jeter la serviette et se ranger derrière l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama. Pourtant, il a tenu son bout jusqu’à ce mardi 12 juillet. Il avait entre-temps donné des sueurs froides à sa concurrente Hillary Clinton.

La course à l’investiture démocrate est pratiquement close

Ce mardi, la candidate présumée du Parti démocrate était au New Hampshire. Qui était à cet événement de campagne de près de deux heures aux côtés d’Hillary Clinton sur l’estrade d’une école secondaire de Portsmouth? Nul autre que le Sénateur du Vermont. L’occasion de lui apporter son soutien officiel.

Mais, pour ce faire, il fallait que l’équipe de campagne de l'ex-secrétaire d'État accepte, entre autres, d’intégrer une partie des propositions du sénateur à l’ébauche du programme électoral du parti démocrate en vue du scrutin du 8 novembre prochain. On fait mention ici à des thèmes comme: l’éducation post-secondaire, la sécurité sociale, l’amélioration du système de santé, l’augmentation du salaire minimum fédéral à $15 l’heure (au lieu des $7,25 actuellement), la lutte contre la pauvreté, une nouvelle loi sur Wall Street, la réforme des lois sur les armes, la marijuana, l’opposition au traité de partenariat Trans-pacifique. Mais, si la gauche du parti a marqué des points sur ces volets, elle n'a pas obtenu gain de cause sur d'autres, dont celui touchant l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

L'équipe de campagne d'Hillary Clinton a donc visiblement fait des compromis à celle de M. Sanders. Pour prendre la mesure d'une telle chose, il suffit d'écouter ce mardi discourir au New Hampshire celle qui était jusque-là la rivale du sénateur du Vermont.

Bernie Sanders était conscient de la division des démocrates vis-à-vis de la candidature d’Hillary Clinton. Il savait aussi que son parti ne pourrait se permettre une division des troupes s’il espère conserver la Maison Blanche le 8 novembre prochain. Pour convaincre ses partisans de faire bloc derrière Mme Clinton, il a d’abord reconnu devant eux qu’elle "a gagné le processus des primaires démocrates" et l’en a félicité. Il a ensuite fait la liste des raisons qui l’ont amené à se rallier à elle et a déclaré la soutenir officiellement: "j'ai l'intention de faire tout ce que je peux pour être sûr qu'elle sera le prochain président des États-Unis". À son avis, elle "ferait une excellente présidente". Il leur a aussi déclaré sa ''fierté'' de lui apporter son ''soutien". À ceux qui parmi les partisans de sa révolution politique pourraient hésiter encore à lui emboîter le pas, le sénateur du Vermont a sorti l’argument Massu qui fait trembler beaucoup de démocrates: un Donald Trump à la Maison Blanche et l’impact négatif d’une telle éventualité sur les acquis de leur pays.

Hillary Clinton a saisi l’occasion du rassemblement du New Hampshire pour faire l’éloge de Bernie Sanders et de son parcours. Elle l'a également remercié pour son apport ainsi que les siens et invité ces derniers à se rallier à elle et à sa campagne et à se mobiliser autour d’elle pour battre leur adversaire commun.

A cette occasion, aucun des deux démocrates n’a boudé son plaisir favori: taper sur Donald Trump.

***

La course du parti démocrate a pratiquement pris fin ce mardi, soit deux semaines avant la Convention du Parti démocrate des 25-28 juillet. L’arme secrète d’Hillary Clinton, à savoir Donald Trump, a visiblement fait oublier au pourfendeur de Wall Street et du 1% ce qu’il disait de celle qu’il trouvait, il n'y a pas longtemps, entre autres amabilités, trop proche des milieux de la finance et non "qualifiée" pour le poste de président des États-Unis. D’ailleurs, sur son compte Twitter, le candidat républicain présumé s’est moqué de ce ralliement et l’a assimilé à une trahison de la part de M. Sanders. L'occasion pour lui également d'inviter les mécontents parmi les millions de partisans du sénateur à le rejoindre dans son propre mouvement. Venant d'un candidat controversé et qui agit comme un repoussoir pour nombre d'électeurs de différents bords, démocrates, républicains ou indépendants, il serait très étonnant qu'un tel appel soit audible parmi tous ces démocrates qui s'opposent fermement à son élection le 8 novembre prochain à la Maison Blanche.

12 juillet 2016



Comment on this article!
To post a comment, we encourage you to become a member of Tolerance.ca® or log in if you are already a member. You can still post your commentwithout registering, but you will need to fill your personal information each time.

Become a member (free)   |   Log in

Postings are subject to the terms and conditions of Tolerance.ca®. Before submitting your message , you must read the Terms and conditions of Tolerance.ca® and agree to them by checking the box below.
Your name:
Email:
Heading:
Message:
 
  I have read and agree to the Terms and conditions of Tolerance.ca®.
Contributor
This article is part of

USA 2016
By Aziz Enhaili

Aziz Enhaili is an expert on the Middle East, of Islam and Foreign policy. He is a contributor on irregular basis to the ‘’Neighbouring countries’’ of the European Union, a unit of Europe2020, a groupe dedicated to prospective studies. He is... (Read next)

Read the other articles by Aziz Enhaili
Follow us on ...
Facebook Twitter