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Forte poussée des libéraux de Justin Trudeau au Québec

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Autobus de campagne de Justin Trudeau. Crédit de l'image: Archives personnelles de l'auteur de cette chronique.

Après presque dix ans de gouvernement conservateur, une partie très importante de la population veut empêcher Stephen Harper de conserver le pouvoir. Ce qui compte pour ces électeurs, c'est de trouver le parti qui pourrait les aider à y parvenir.

Léger a mené sur Internet une nouvelle enquête d’opinion. Cette fois, elle a sondé 2087 Canadiens en âge de voter, dont 1006 au Québec, avec, au niveau national, une marge d’erreur de 2,1%, 19 fois sur 20. Elle a fait ce sondage entre les 5 et 7 octobre pour le compte du quotidien Globe and Mail.

Libéraux et néodémocrates au coude-à-coude au Québec

À moins de deux semaines du jour du scrutin fédéral, le Parti libéral du Canada (PLC) a bénéficié d’une forte poussée au Québec. Il y est au coude-à-coude avec le Nouveau parti démocratique (NPD). Ils sont tous les deux à 28% des intentions de vote, contre 23% pour le Bloc québécois et 20% pour le Parti conservateur. La formation de Gilles Duceppe serait donc revenue à son appui du dernier scrutin. Par rapport au sondage Léger du début du mois de septembre, les néodémocrates ont perdu 18% dans les intentions de vote. À l’époque, un Québécois sur cinq appuyait les libéraux, contre 18% pour les bloquistes et 13% pour les conservateurs.

À ce propos, seul ombre au tableau libéral concerne les Québécois francophones. Ils sont moins nombreux à l’appuyer (20%). Tout comme les conservateurs. Au sein de cette clientèle, les néodémocrates (31%) et les bloquistes (28%) sont mieux lotis. De leur côté, les Québécois non-francophones appuient le parti de Justin Trudeau de manière écrasante (57%), contre 20% d’appuis pour le NPD et 19% pour le Parti conservateur.

Dans les autres provinces, le NPD est partout deuxième dans les intentions de vote. Ce qui est une mauvaise nouvelle pour un parti qui avait 54 des 75 sièges québécois à la dissolution de la chambre des Communes.

Les électeurs libéraux et néodémocrates sont des vases communicants. Le Parti libéral est le deuxième choix de 51% des néodémocrates et le NPD celui de 54% des libéraux. La formation orange est également le second choix de 45% des électeurs bloquistes. C'est dire la tentation du vote stratégique parmi cette partie de l'électorat québécois qui ne veut pas d'un nouveau mandat pour Stephen Harper.

Le parti de Justin Trudeau est également premier au niveau national. Il est à 34% des intentions de vote, contre 30% pour le parti de Stephen Harper et 25% pour celui de Thomas Mulcair.

Ils sont plus nombreux à travers le pays à penser que le PLC (27%) incarne davantage le changement que ne le font le NPD (22%) ou le Parti vert (10%). Par rapport à un précédent Léger, les néodémocrates et les verts ont perdu des plumes. La ventilation en fonction des régions du pays explique cette perception avantageuse pour le parti de M. Trudeau: l’Atlantique (45%), l’Ontario (30%), les Prairies (35%) et la Colombie-Britannique (23%).

Au Québec, ils sont plus nombreux ceux qui continuent encore à penser que c’est le NPD (29%) qui incarne davantage le changement que ne le font le PLC (25%) ou le Bloc (8%). Si la formation de M. Mulcair est plus populaire parmi les francophones (32%), le parti de Trudeau l’est au sein des Québécois non-francophones (48%). Mais, qu’on ne s’y trompe pas: le parti de la Charte et du multiculturalisme a enregistré des gains dans ces deux clientèles linguistiques en l’espace d’un peu plus d'une semaine au détriment, entre autres, des néodémocrates.

Quand vient le moment de choisir qui des chefs des trois principaux partis fédéraux qui serait meilleur premier ministre, Justin Trudeau (23%) devance légèrement Stephen Harper (22%) et Thomas Mulcair (21%). La ventilation en fonction des régions du pays éclaire cette distribution: ils sont plus nombreux en Atlantique (35%), dans  les Prairies (27%) et en Ontario (26%) à y voir le meilleur choix pour battre Stephen Harper. De son côté, Thomas Mulcair est perçu encore au Québec (31%) et en Colombie-Britannique (20%) comme celui qui serait le mieux placé pour parvenir à cette même fin.

***

En un peu plus d’une semaine, le chef libéral a gagné des galons et s’est imposé dans l’opinion publique comme celui qui serait le plus susceptible d’empêcher le chef conservateur de conserver le pouvoir. Un développement qui nuit aux chances du chef néodémocrate de devenir le prochain premier ministre du pays.

11 octobre 2015



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By Aziz Enhaili

Aziz Enhaili is an expert on the Middle East, of Islam and Foreign policy. He is a contributor on irregular basis to the ‘’Neighbouring countries’’ of the European Union, a unit of Europe2020, a groupe dedicated to prospective studies. He is... (Read next)

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