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Sudbury : ville verte et bien arrosée

Comment parler de cette ville? Je n’en sais rien. Je sais simplement que j’y vis. Je sais aussi que j’ai envie d’en parler. Mais par où commencer? Peut-être par le lac Ramsey, que j’aperçois chaque matin du balcon de mon appartement. L’été, il aligne ses bateaux, ses canoës et ses pirogues et les déploie dans un va-et-vient incessant. Des touristes dans le Cortina, des vacanciers qui profitent du bon temps. Des sportifs nautiques. Ils sont plaisanciers ou alors s’entraînent pour quelque compétition prochaine. Le lac Ramsey tend ses bras, les accueille, les comble et les libère joyeux.


Du haut de mon balcon, je peux les voir. Un spectacle magnifique. J’en profite allégrement, avec ou sans jumelles. Parfois, mon ravissement vient d’en haut, quand les hydravions, jaunes ou d’un blanc brisé, leurs ailes bien déployées, se posent et redécollent insolents. Le lac et ses multiples plages, grandes et petites, libres ou surveillées. Ici c’est la baignade. Là-bas, le volleyball de plage, sans ambition olympique. Plus loin, sur une autre plage, des architectes en herbe, bien à l’œil des parents, testent leur talent. Un château ou une cabane de sable. Chacun à son niveau. Lac ou le nombril d’une ville. Peut-être même son cœur. Un Ramsey accueillant, généreux, qui gèle l’hiver pour les patins aiguisés, les lames de ski. Son rivage sud et ses canars sauvages, ses oies blanches. Là commence le parc Laurentienne, riche de ses marécages vivants, ses espaces verts, ses sentiers qui vous guident à travers une paisible randonnée dans la nature. De temps en temps, le promeneur s’arrête ou avance doucement, comme sur la pointe des pieds. Parce que dans le feuillage, ses pas perturbent le chant mélodieux du yellowthroat, du Downy Woodpecker, du Savana sparrow. Avec un peu de chance, il verra se faufiler un orignal, un renard, un raton laveur. Avec un peu de chance, il apercevra un ours. En pleine ville, pas bien loin de son centre. Parce qu’à Sudbury on conjugue nature et développement urbain.

J’aimerais qu’on me raconte cette ville. Son histoire, sa culture. « Le Sudbury où je vis aujourd’hui, n’est pas le Sudbury où j’ai aménagé il ya quelque 30 ans maintenant. »    C’est en ces mots que Janet la résume, et son charmant sourire. Son mari et elle apprêtent leur kayak pour une ballade sur le lac Ramsey. Ils me l’avouent, la ville revient de loin. Le Sudbury au paysage lunaire n’est pas une légende. La poussière des mines avait fait des ravages. Mais c’est du passé maintenant. L’industrie a rectifié le tir, construisant des cheminées, recyclant ses cendres. La ville s’est prise en main. Un audacieux plan vert qui a des échos jusqu’à Rio de Janeiro, au Sommet de la terre. C’était en 1992. Les Nations unies lui décernaient le prestigieux Local Government Honours Award. Pour souligner ses réussites environnementales. Aujourd’hui, Sudbury aligne ses forêts, ses bois et boqueteaux. Sa faune et sa flore abondante font le bonheur des botanistes, biologistes, conservateurs de la nature et autres contemplateurs. Ses lacs attirent des villégiateurs de partout à travers le Canada. Ils viennent aussi de l’étranger.    Comme Marlène et Renaud, des touristes français. Ils ne tarissent pas d’éloges. Ils chantent le lac Wendy, la pureté de son eau dont on peut voir le fond. La tranquillité de son camping, son étendu, son silence sauvage. Ils saluent le lac Ramsey. Sa berge Nord et son parc culturel, son aménagement floral. Ils auraient bien aimé rester plus longtemps. Pour se tremper les orteils dans Whitewater, Kelly ou Nepohwin. Pour se baigner dans Winnow ou Whitson. Tant de lacs et plus encore dans les limites de Sudbury. Ville sans prétention, qui héberge encore les mœurs d’autrefois. Le bonjour d’un passant, la patience de l’automobiliste, le sincère sourire de la caissière, l’honneur des jours fériés. Il y a tant à dire sur Sudbury, mais par où commencer. Je vais y penser. Demain peut-être je le saurais. Ou après demain. J’irais à travers ses rues, je sillonnerais ses quartiers, je gravirais ses collines, j’atteindrais ses vallées. Je parlerais aux Sudburois. Demain peut-être ou après demain. Bientôt, pour sûr.


* Un bras du lac Ramsey vu de mon balcon.


** Janet et son mari.


*** Renaud et Marlène (des amis en visite au Canada).



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