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Égypte. Mohamed El Baradei : Impossible de faire marche arrière

La pression de la rue continue en Egypte pour obtenir le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans. Au sixième jour des manifestations dimanche, l’opposant Mohamed El Baradei est allé au devant des manifestants pour leur dire qu’ils ne pouvaient plus faire marche arrière.

M. El Baradei, prix Nobel de la Paix, a indiqué à des télévisions américaines qu’il avait été mandaté par les manifestants et l’opposition pour négocier une gouvernement d’union nationale. Il a aussi déclaré que la politique américaine à l’égard de l’Egypte était en train de perdre de sa crédibilité en appelant à la démocratie tout en continuant de soutenir le président Moubarak.

Le président Barack Obama a appelé à une « transition en bon ordre » vers un gouvernement répondant aux aspirations des Egyptiens. C’est le message qu’a fait passer dimanche la secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans diverses interviews télévisées.

Sur la chaîne de télévision Fox News, Mme Clinton a déclaré : « Nous souhaitons voir une transition vers la démocratie. Et nous souhaitons que des mesures soient prises pour apporter cela.» Si elle n’a pas appelé à la démission du président Hosni Moubarak, elle a cependant laissé entendre que la structure politique et économique actuelle était intenable. « La véritable stabilité réside dans la démocratie, la participation et les opportunités économiques.» Et Mme Clinton d’ajouter qu’il s'agissait maintenant de savoir comment arriver à instaurer ces changements ; elle a toutefois mis en garde contre l’anarchie et le radicalisme. Face au chaos grandissant en Egypte, les Etats-Unis demandent aux ressortissants américains de quitter le pays.

Pour beaucoup d’observateurs, le sort du régime Moubarak dépend désormais de l’armée. Selon le professeur Walid Pharès, de la National Defense University, à Washington, il faut faire une distinction entre les élites qui dirigent le pays et les institutions égyptiennes. Et d’après Herman Cohen, ancien secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines, il est peu probable qu’Hosni Moubarak réussisse à se maintenir au pouvoir.

© VOA -


* Image : wikimedia


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