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Enquête dans l’histoire
Par Anne-Marie Sicotte
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Articles de cette chronique
« On est à vendre. »
Célébrer l’anniversaire d’un événement marquant doit servir à débusquer sa vérité, et non point à ressasser le sempiternel discours médiatique qui, trop souvent, se mord la queue. Les 20 ans du Référendum de 1995 au Québec font ressurgir, dans l’espace public, des bribes informations qu’il vaudrait la peine de reprendre et d’étoffer, afin de les intégrer dans la chronique de l’histoire récente de la province du Québec. (Texte intégral)
L’art de la cabale électorale
La démocratie n’y a pas changé grand-chose. Depuis que le monde est monde, certains hommes magouillent et complotent afin de prendre le pouvoir, source de richesses infinies. L’instauration d’un régime politique démocratique, avec une assemblée législative, ne leur complique guère la tâche. Au Québec, par exemple, les représentants élus dans la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada (1791-1838), puis du Canada-Uni (1841-1867), sont confrontés à un Exécutif omnipotent, à une coterie d’oligarques en place depuis que le Québec, alors nommé Bas-Canada, est devenu une colonie de l’empire britannique. D’oligarques à cabaleurs, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent allègrement. (Texte intégral)
Masques et effigies pour se faire justice
Les tapeux de casseroles et les manifestants masqués du printemps 2012 l’ignoraient, mais en recourant à cette forme de justice populaire, ils construisaient un pont entre nous, êtres humains habituellement trop polis devant l’iniquité, et les gens d’antan qui se sont servi du charivari pour la dénoncer. Aux yeux des Canadiens d’alors, la revanche d’un tapage était amplement justifiée lorsque l’autorité constituée écrasait l’opposition légitime en renversant les bornes de la légalité, de l’éthique et du respect. Les charivariseurs déploient tous leurs talents : cortèges silencieux à cheval, le cavalier tourné vers l’arrière; grotesques pantins suspendus en effigie; chansons et slogans irrévérencieux; tapage et crécelles… (Texte intégral)
L’art séculaire de feindre la terreur
La coïncidence est trop troublante pour en être une. À l’automne 2013 en Ukraine, la minorité russe a sciemment exagéré le climat de violence et le péril encouru par ses membres, afin d’inciter les autorités constituées à voler à son secours. Près de deux siècles plus tôt en Bas-Canada, une minorité parmi les conquérants britanniques avait fait de même, avec pour résultat une répression armée conduisant à l’incendie de sept villages, à l’emprisonnement de plus d’un millier d’hommes et à un despotisme abolissant les libertés civiles fondamentales. À l’évidence, le phénomène est négligé par la chronique historique, malgré sa récurrence et son importance dans l’escalade des tensions au sein des communautés. (Texte intégral)
À gauche, à droite ou au fin fond des choses?
Trahison de la gauche progressiste, dérapage vers la droite mercantile ou rien de tout cela pour aller vers l’avant… Depuis l’annonce de la candidature de Pierre-Karl Péladeau comme député du Parti québécois, ces catégorisations censées refléter l’allégeance politique résonnent haut et fort dans l’espace médiatique. Au point que j’ai commencé à me demander ce que veut dire exactement être de droite ou de gauche. Un phénomène approchant se produit lorsque je corrige une phrase pour la énième fois : l’expression sous mes yeux n’est plus ce qu’elle est censée être, mais un amalgame de lettres caracolantes qui me fait douter du sens originel des mots. (Texte intégral)
Plaidoyer pour l’investigation historique
Suis-je à côté de mes souliers quand, après une douzaine d’études historiques diverses et de fresques romanesques, je me dépeins comme une journaliste-enquêteuse de l’histoire, apte à tracer un portrait équilibré et nuancé du peuple canadien d’antan? J’ai plongé dans les affres d’un doute lancinant lorsque j’ai lu que les spécialistes du passé ne peuvent faire autrement que « d’interpréter » l’évidence sous leurs yeux (« Un cours d’histoire trop ‘orienté’ au goût des profs », Le Devoir, 30 novembre 2013). Selon Mme Louise Proulx, présidente de l’Association québécoise pour l’enseignement en univers social, la science historique déforme nécessairement la réalité. (Texte intégral)
L’intimidation persiste et signe à Saint-Bruno
Un parti municipal dont les membres s’agrippent à leurs trônes, comme celui qui faisait la pluie et le beau temps à Saint-Bruno-de-Montarville, est un adversaire redoutable. Parlez-en à l’équipe d’une jeune formation au programme progressiste, le Parti montarvillois. Depuis le début de la campagne en vue du scrutin du 3 novembre 2013, ses candidats et candidates sont victimes de « salissage » de réputation et autres chantages électoraux. À défaut d’une autre tribune pour étaler ces turpitudes, je le fais devant le tribunal de l’opinion publique, comme auraient dit noblement mes ancêtres. (Texte intégral)
Au musée, le crucifix!
Une certaine portion des Québécois-se tient encore au crucifix, si on en croit une réticence qui se manifeste actuellement, celle de retirer ledit crucifix du mur de l’Assemblée nationale. Au moment même où ces personnes se disent d’accord avec une majorité des propositions contenues dans la Charte des valeurs québécoises du ministre Bernard Drainville, elles persistent à ne voir dans ce Christ en croix qu’un héritage du passé encore digne de figurer dans cette noble enceinte. Si le crucifix est ôté, ils ont peur que le droit de dresser un sapin de Noël dans l’antichambre du parlement leur soit disputé. Le crucifix serait, à leurs yeux, un symbole par excellence de l’identité québécoise. Un ultime rempart contre une déferlante de multiculturalisme, contre le dépouillement culturel! (Texte intégral)
Pollution : quel contrôle?
De manière percutante, le maire de Mercier nous rappelle à quel point l’être humain est un apprenti-sorcier dont les expériences peuvent créer des dégâts durables, hors de son contrôle. Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic, Jacques Lambert sert un avertissement bien senti dans les pages du Devoir du samedi 17 août : quarante ans après l’entreposage d’huiles usées sur le territoire de Mercier, dans le sud-ouest du Québec, les eaux souterraines sont encore contaminées par les hydrocarbures, et malgré toutes les promesses, aucun des deux paliers de gouvernement, ni surtout les compagnies impliquées, n’ont déboursé les sommes requises pour remédier à la situation. (Texte intégral)
L’Histoire au service du pouvoir… masculin
Dans le domaine du respect des droits fondamentaux, aucune compromission n’est possible. Le moindre accommodement devient non seulement déraisonnable, mais surtout injuste; une porte ouverte à une pléiade d’abus. Nulle part cette évidence n’est-elle aussi criante que dans l’infériorisation systémique des femmes. Quelques soient les situations particulières, les plus ou moins grandes marges de liberté à travers le monde, un fait demeure, celui d’une discrimination culturelle, si bien intrégée dans l’appareil social qu’elle en devient autaut insidieuse qu’invisible. (Texte intégral)
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