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Observatoire des droits humains
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La Chronique de Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Par Anne-Marie Sicotte
écrivaine
C’est en fouillant et en éclairant le passé qu’Anne-Marie Sicotte, romancière à succès, laisse libre cours à son insatiable curiosité pour l’âme humaine. Gratien Gélinas a été son premier sujet de recherche et, depuis, elle a publié une dizaine d’ouvrages, dont une biographie de la pionnière féministe Marie Gérin-Lajoie et la saga historique des  Accoucheuses. Anne-Marie Sicotte vient de publier le tome 2 de Le pays insoumis : Rue du Sang, chez VLB éditeur. Anne-Marie Sicotte signe une chronique régulière sur Tolerance.ca.
 
Articles de cette chronique
L’argent a toujours perverti les campagnes électorales
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Vous tombez des nues suite au témoignage de Gilles Cloutier devant la Commission Charbonneau, selon lequel le financement occulte des campagnes électorales n’a subi qu’un raté de quelques mois, au moment de l’adoption par l’Assemblée nationale de la Loi sur le financement des partis politiques, il y a 36 ans? Encore une fois, l’exemple du passé aurait dû nous édifier tous collectivement, et nous aider à demeurer excessivement méfiants. L’apprentissage sur le tas qui a permis à M. Cloutier d’apprendre son métier, c'est-à-dire la pratique usuelle de la fin de l’ère Duplessis, remonte à des temps immémoriaux, et n’est pas près de cesser! (Texte intégral)

Un Québec sous le règne de la brutalité
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
La brutalité policière est à l’ordre du jour. Les suites du printemps érable 2012, et qui prouvent que la répression policière n’était pas un accident de parcours, invitent à moment de recul pour réfléchir à notre fixation collective sur l’ordre public. À réfléchir sur le fait que les manifestations des mois de mars et avril 2013 ont reçus un accueil brutal qui laisse présager une action planifiée, de surcroît entérinée et cautionnée – puisque non dénoncée – par notre nouveau gouvernement en place. Donc, une brutalité officialisée. (Texte intégral)

La valeur de l’instruction est incalculable
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Le soin de répandre les bienfaits de l’éducation est le soin du siècle. Alors que le Sommet sur l'enseignement supérieur est dans l’actualité, il serait bon de se rappeler que l’épineux dossier de l’universalité de l’instruction a déjà été examiné sous toutes ses coutures par les générations qui nous précèdent. Louis-Joseph Papineau a tenu à rappeler à ses contemporains de la première moitié du 19e siècle que la valeur de l’instruction était incalculable. Qu’il était mesquin d’y voir autre chose qu’un investissement qui rapportait à la société tout entière, et que ladite société dans sa globalité devait en assumer les coûts… (Texte intégral)

La langue comme outil de résistance
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Il ne tient qu’aux consommateurs de marchandises importées de faire respecter leur langue : l’intérêt même des commerçants parlant la langue anglaise leur fait respecter cette langue par nécessité. Cette remarque tirée du journal montréalais La Minerve ne date pas d’hier, mais du 21 novembre 1836. Elle a pourtant un parfum résolument contemporain, puisqu’elle pourrait se transposer par exemple autour de la Loi 101, de l’affichage commercial ou de l’enseignement de l’anglais au primaire. L’éditeur ajoutait encore : Dans ce pays où la légalité des deux langues est reconnue, nous repoussons l’exclusion de la langue des habitants de la province et nous voulons comme droit et non pas comme faveur, la reconnaissance de la langue française. (Texte intégral)

Réaction anti-souverainiste : de l’agressivité érigée en système
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
J’en appelle à l’intelligence et au sens commun. Suite à la dérive fanatique que constitue l’attentat au Métropolis, si une alarme doit sonner, c’est aux oreilles du groupe de mes concitoyens qui, par leur silence et leur passivité, endossent le climat d’intolérance ethnique sciemment entretenu par ces Québécois qui, prétendant parler en leur nom, transforment les souverainistes en « franco-suprématistes », en anglophobes, en tyrans de la majorité, et j’en passe. Dans le branle-bas public causé par la violence armée envers un parti, envers sa cause et peut-être même envers un futur chef d’État, causé aussi par cette attaque à la fierté d’un peuple, un seul aspect de l’affaire est crucial : le fanatisme s’engraisse aux préjugés, à l’étroitesse d’esprit et au climat sectaire qui pollue notre province depuis deux siècles et demi. Ne pas dénoncer une xénophobie qui se matérialise en propos haineux envers des compatriotes pacifiques devient une complicité criminelle. (Texte intégral)

Le savoir et le progrès social
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Un Québec à moitié analphabète ne peut s’engager sur la voie du progrès social, cette voie que le « printemps érable » a fait miroiter, car les incultes ont une vision étriquée du monde. Cette équation grossière, que j’ai lue sous la plume d’un chroniqueur de Voir dans l’édition montréalaise du 28 juin dernier (David Desjardins, « L’odeur de l’ennui »), m’a littéralement sciée en deux. Je puise donc dans la force de mon indignation pour dénoncer cette idée toute faite faisant partie du lot de celles qui sont véhiculées au sujet des « masses », du « peuple », bref de tous ceux et celles qui se tiennent éloignés du cénacle du pouvoir. (Texte intégral)

Les patriotes et la souveraineté citoyenne
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Le « printemps érable » du Québec a fait fleurir maintes discussions salutaires pour notre bien-être collectif, et celle sur l’état de notre nation, démocratiquement parlant, a été l’une des plus importantes d’entre toutes, malgré les lieux communs qui font surface pendant de tels remue-méninges. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, l’expérience du passé ouvre des pistes de réflexions insoupçonnées pour dépoussiérer des concepts dont l’application est beaucoup plus large que la définition étroite et figée que nous lui avons donnée au fil du temps. (Texte intégral)

Grève étudiante : une riposte dictée par la peur
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Lettre ouverte à André Pratte, éditorialiste de La Presse

Je me suis sentie reculer de plusieurs siècles, M. Pratte, en lisant votre éditorial du samedi 21 avril. J’ai cru lire l’un de ces bien-pensants et bien-nantis des débuts de l’ère moderne. Alors, les idées «radicales» étaient pires que le diable. Lorsque les laissés-pour-compte reprochaient aux privilégiés du système de s’empifrer à même les fonds publics, ils réagissaient par des «alertes» à la haine populaire. Ces favoris du régime, bien en selle grâce aux sinécures, aux postes de hauts fonctionnaires et aux cadeaux de toutes sortes, craignaient de perdre leurs privilèges comme la peste. (Texte intégral)


Police et manifestations
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Si les autorités civiles ont pris le risque, il y a quelques siècles, de constituer une unité de combat aussi potentiellement dangereuse qu’un corps de police, c’est à une condition expresse : celle de servir de troupe de choc à la solde desdites autorités pour réprimer tout désordre socialement inacceptable. En particulier pour refréner les populaces en colère dont les autorités constituées ont une peur bleue, car il s’agit d’une des rares puissances aptes à les priver de leur pouvoir, de quelque nature soit-il. (Texte intégral)

Les visées inquiétantes du gouvernement Charest
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine
Elle m’a porté le coup de grâce, cette nouvelle à l’effet que le ministre de la Sécurité publique a annoncé, à l’Assemblée Nationale du Québec, la tenue d’une enquête sur la divulgation d’informations confidentielles dans l’affaire Ian Davidson, à la demande du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Si elle m’a porté le coup de grâce, c’est qu’elle s’ajoute à une liste de décisions et de déclarations qui font la preuve que les membres du gouvernement Charest sont principalement préoccupés à détruire plutôt qu’à construire, malgré cette poudre aux yeux qu’est le Plan Nord. (Texte intégral)

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