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Observatoire des droits humains
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Enquête dans l’histoire
Par Anne-Marie Sicotte
écrivaine et historienne
Lorsque la saga historique Les Accoucheuses l’a révélée au grand public, Anne-Marie Sicotte avait déjà une feuille de route impressionnante : deux monumentales biographies, plusieurs études historiques et deux romans. Détentrice d’un baccalauréat en histoire et en anthropologie, Mme Sicotte se passionne pour le Québec d’antan. Elle s’emploie actuellement à faire revivre, grâce à une série romanesque en deux cycles (Le pays insoumis et Les tuques bleues), l’épopée des patriotes du Bas-Canada jusqu’à son point culminant, celui des Rébellions de 1837 et 1838. Mme Sicotte signe une chronique régulière sur Tolerance.ca.

 
Articles de cette chronique
L’art séculaire de feindre la terreur
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
La coïncidence est trop troublante pour en être une. À l’automne 2013 en Ukraine, la minorité russe a sciemment exagéré le climat de violence et le péril encouru par ses membres, afin d’inciter les autorités constituées à voler à son secours. Près de deux siècles plus tôt en Bas-Canada, une minorité parmi les conquérants britanniques avait fait de même, avec pour résultat une répression armée conduisant à l’incendie de sept villages, à l’emprisonnement de plus d’un millier d’hommes et à un despotisme abolissant les libertés civiles fondamentales. À l’évidence, le phénomène est négligé par la chronique historique, malgré sa récurrence et son importance dans l’escalade des tensions au sein des communautés. (Texte intégral)


À gauche, à droite ou au fin fond des choses?
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Trahison de la gauche progressiste, dérapage vers la droite mercantile ou rien de tout cela pour aller vers l’avant… Depuis l’annonce de la candidature de Pierre-Karl Péladeau comme député du Parti québécois, ces catégorisations censées refléter l’allégeance politique résonnent haut et fort dans l’espace médiatique. Au point que j’ai commencé à me demander ce que veut dire exactement être de droite ou de gauche. Un phénomène approchant se produit lorsque je corrige une phrase pour la énième fois : l’expression sous mes yeux n’est plus ce qu’elle est censée être, mais un amalgame de lettres caracolantes qui me fait douter du sens originel des mots. (Texte intégral)

Plaidoyer pour l’investigation historique
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Suis-je à côté de mes souliers quand, après une douzaine d’études historiques diverses et de fresques romanesques, je me dépeins comme une journaliste-enquêteuse de l’histoire, apte à tracer un portrait équilibré et nuancé du peuple canadien d’antan? J’ai plongé dans les affres d’un doute lancinant lorsque j’ai lu que les spécialistes du passé ne peuvent faire autrement que « d’interpréter » l’évidence sous leurs yeux (« Un cours d’histoire trop ‘orienté’ au goût des profs », Le Devoir, 30 novembre 2013). Selon Mme Louise Proulx, présidente de l’Association québécoise pour l’enseignement en univers social, la science historique déforme nécessairement la réalité. (Texte intégral)

L’intimidation persiste et signe à Saint-Bruno
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Un parti municipal dont les membres s’agrippent à leurs trônes, comme celui qui faisait la pluie et le beau temps à Saint-Bruno-de-Montarville, est un adversaire redoutable. Parlez-en à l’équipe d’une jeune formation au programme progressiste, le Parti montarvillois. Depuis le début de la campagne en vue du scrutin du 3 novembre 2013, ses candidats et candidates sont victimes de « salissage » de réputation et autres chantages électoraux. À défaut d’une autre tribune pour étaler ces turpitudes, je le fais devant le tribunal de l’opinion publique, comme auraient dit noblement mes ancêtres. (Texte intégral)

Au musée, le crucifix!
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Une certaine portion des Québécois-se tient encore au crucifix, si on en croit une réticence qui se manifeste actuellement, celle de retirer ledit crucifix du mur de l’Assemblée nationale. Au moment même où ces personnes se disent d’accord avec une majorité des propositions contenues dans la Charte des valeurs québécoises du ministre Bernard Drainville, elles persistent à ne voir dans ce Christ en croix qu’un héritage du passé encore digne de figurer dans cette noble enceinte. Si le crucifix est ôté, ils ont peur que le droit de dresser un sapin de Noël dans l’antichambre du parlement leur soit disputé. Le crucifix serait, à leurs yeux, un symbole par excellence de l’identité québécoise. Un ultime rempart contre une déferlante de multiculturalisme, contre le dépouillement culturel! (Texte intégral)

Pollution : quel contrôle?
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
De manière percutante, le maire de Mercier nous rappelle à quel point l’être humain est un apprenti-sorcier dont les expériences peuvent créer des dégâts durables, hors de son contrôle. Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic, Jacques Lambert sert un avertissement bien senti dans les pages du Devoir du samedi 17 août : quarante ans après l’entreposage d’huiles usées sur le territoire de Mercier, dans le sud-ouest du Québec, les eaux souterraines sont encore contaminées par les hydrocarbures, et malgré toutes les promesses, aucun des deux paliers de gouvernement, ni surtout les compagnies impliquées, n’ont déboursé les sommes requises pour remédier à la situation. (Texte intégral)

L’Histoire au service du pouvoir… masculin
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Dans le domaine du respect des droits fondamentaux, aucune compromission n’est possible. Le moindre accommodement devient non seulement déraisonnable, mais surtout injuste; une porte ouverte à une pléiade d’abus. Nulle part cette évidence n’est-elle aussi criante que dans l’infériorisation systémique des femmes. Quelques soient les situations particulières, les plus ou moins grandes marges de liberté à travers le monde, un fait demeure, celui d’une discrimination culturelle, si bien intrégée dans l’appareil social qu’elle en devient autaut insidieuse qu’invisible. (Texte intégral)

L’argent a toujours perverti les campagnes électorales
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Vous tombez des nues suite au témoignage de Gilles Cloutier devant la Commission Charbonneau, selon lequel le financement occulte des campagnes électorales n’a subi qu’un raté de quelques mois, au moment de l’adoption par l’Assemblée nationale de la Loi sur le financement des partis politiques, il y a 36 ans? Encore une fois, l’exemple du passé aurait dû nous édifier tous collectivement, et nous aider à demeurer excessivement méfiants. L’apprentissage sur le tas qui a permis à M. Cloutier d’apprendre son métier, c'est-à-dire la pratique usuelle de la fin de l’ère Duplessis, remonte à des temps immémoriaux, et n’est pas près de cesser! (Texte intégral)

Un Québec sous le règne de la brutalité
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
La brutalité policière est à l’ordre du jour. Les suites du printemps érable 2012, et qui prouvent que la répression policière n’était pas un accident de parcours, invitent à moment de recul pour réfléchir à notre fixation collective sur l’ordre public. À réfléchir sur le fait que les manifestations des mois de mars et avril 2013 ont reçus un accueil brutal qui laisse présager une action planifiée, de surcroît entérinée et cautionnée – puisque non dénoncée – par notre nouveau gouvernement en place. Donc, une brutalité officialisée. (Texte intégral)

La valeur de l’instruction est incalculable
par Anne-Marie Sicotte, écrivaine et historienne
Le soin de répandre les bienfaits de l’éducation est le soin du siècle. Alors que le Sommet sur l'enseignement supérieur est dans l’actualité, il serait bon de se rappeler que l’épineux dossier de l’universalité de l’instruction a déjà été examiné sous toutes ses coutures par les générations qui nous précèdent. Louis-Joseph Papineau a tenu à rappeler à ses contemporains de la première moitié du 19e siècle que la valeur de l’instruction était incalculable. Qu’il était mesquin d’y voir autre chose qu’un investissement qui rapportait à la société tout entière, et que ladite société dans sa globalité devait en assumer les coûts… (Texte intégral)

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