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Montréal : Pamela Anderson censurée par des bureaucrates féministes

par
Ph.D., Université de Montréal, Directeur, Tolerance.ca®

L’actrice d’origine canadienne, Pamela Anderson a été censurée par des bureaucrates de la Ville de Montréal qui lui ont refusé le permis dont elle avait besoin pour présenter place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal, un événement promotionnel en faveur du végétarisme.

Dans l’image de la publicité en question, le corps de l'actrice américaine est découpée à l’instar d’un diagramme de boucher, les parties du corps étant désignée par les mots «poitrine», «cuisse» et «culotte».

Selon le responsable municipal à l’origine de ce refus, l’image serait sexiste et ne correspondrait pas aux valeurs des Montréalais.

Par cette décision ultra-féministe, Montréal s’est exposée à la risée de la toute la presse nord-américaine.

On comprend que les officiels d’une ville dont les rues portent des noms de saints catholiques aient «rougi« devant la publicité de Pamela Anderson, note le Hollywood Reporter.

La plupart des journaux de langue anglaise s’étonnent toutefois d’une telle décision alors que des masseuses offrent leurs services à chaque coin de rue ou que des danseuses nues offrent leurs atouts dans des danses contacts des bars du centre-ville de Montréal, danses, où comme son nom l’indique, les attouchements sont même autorisés par la loi !

L'actrice américaine était de passage dans la métropole, jeudi 15 juillet 2010, afin d'animer un gala du Festival Just For Laughs. Elle a finalement tenu son événement dans un restaurant branché du boulevard Saint-Laurent.

Aucun journal francophone n’a jugé bon de commenter cette décision puritaine de la Ville de Montréal ni de s’y opposer. Le très austère Le Devoir, dans son édition du 16 juillet 2010, qualifie même Pamela Anderson de «fantasme vieillissant pour adolescents prépubères» tandis que Radio-Canada rapporte sur son site Internet, en long et en large et en gros caractères, les propos suivants de la porte-parole du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes :

«C'est une publicité qu'on considère sexiste, c'est une pose éminemment sexuelle et ça réduit la femme à une offre permanente sexuelle».

En revanche, nous informe aussi Radio-Canada sur la même page, mais en plus petits caractères, Danielle Lefrançois, directrice des communications pour les normes canadiennes de la publicité, estime quant à elle, «que la publicité en question n'est pas dévalorisante, puisqu'elle met en évidence une cause qui est chère à l'actrice, soit la protection des animaux».

18 juillet 2010



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Bloc-Notes de Victor Teboul

Victor Teboul est écrivain et le directeur-fondateur du magazine en ligne Tolerance.ca ®, fondé en 2002 afin de promouvoir un discours critique sur la tolérance et la diversité. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont des romans et des essais, et de nombreux... (Lire la suite)

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