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Gueules incendiaires

Isabelle Laperrière est journaliste.
© Robert Ferron photographe.
On a trouvé, il y a quelques années, une nouvelle façon de recueillir des fonds pour les grands brûlés : « On a su que 74 % des femmes et 6 % des gais fantasmaient sur les pompiers. On a donc cliqué sur cette idée », nous apprend Marie-Josée Chalifour, porte-parole de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, organisme qui produit chaque année le calendrier des pompiers.

Tous les intervenants du projet travaillent bénévolement pour la cause : «Nous n'avons pas de problèmes pour recruter de beaux spécimens : ce sont eux qui posent leur candidature ! », se réjouit madame Chalifour.

En août 2003, malgré le fait que huit mois de l’année étaient déjà écoulés, 4000 calendriers se sont vendus en deux heures lors du festival Divers/Cité. «Les gais sont d'aussi grands consommateurs que les filles», explique madame Chalifour. «La pharmacie Jean Coutu au coin des rues Saint-Hubert et Sainte-Catherine, à Montréal, est celle qui vend le plus de calendriers pour nous. Ça veut tout dire.»


Robert Ferron, photographe

Robert Ferron est « the talk of the town » depuis quelque temps. Grâce à ses portraits intrigants et son sens aiguisé du maniement de la lentille, les pompiers qui posent pour le calendrier de la Fondation dégagent une sensualité toute nouvelle, tout en subtilité. Je me suis entretenue avec lui sur ses séances de photographie.

Q- Comment était-ce de travailler avec des pompiers?

Robert Ferron : Très agréable. J'ai fait de belles rencontres. J'ai photographié 14 personnes, donc, 14 caractères différents. C'est un bel aspect de mon métier. Très peu d’entre eux étaient gênés, on s'est amusés !


Q- Comment as-tu dirigé ces mannequins d'un jour?

R.F.- Il fallait les rassurer davantage : ils étaient un peu anxieux et ne voulaient pas de photos sexy quétaines. Mais après avoir vu les résultats, ils étaient très contents !


Q- Certains avaient-ils particulièrement de la facilité à être mannequins?

R.F.- L'un d’eux, un gars de 23 ans, était spécialement doué. Je l'ai référé à une agence. Sinon, ils avaient tous une capacité extraordinaire de se concentrer, de « focuser » sur ce qu'ils faisaient. Sans doute une qualité qui vient de leur métier...


Q- Comment as-tu dégagé le sex appeal de ces pompiers?

« Du sexy avec de la classe »

© Robert Ferron photographe.
R.F.- J'ai misé sur la sensualité. Tout le monde en a, et il s'agit de la mettre en contexte. Dans le cas des pompiers, même s'il s'agit d'un calendrier sexy, j'ai préféré mettre les aspects trop crus de côté. Les culottes à terre, les poses trop aguichantes, ce n'est pas assez subtil. J’aime obtenir du sexy avec de la classe.

Q- Comment as-tu proposé tes concepts à la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés?

R.F.- 
J’ai fait une recherche sur ce qui se faisait dans ce domaine. À New York, on se concentre plus sur leur travail. On les voit entourés d'accessoires de pompier, on les voit en action, en train d'éteindre des feux. Moi, je voulais cibler leur beauté personnelle, leur personne. On voit très peu de camions ou de casernes, c'est relégué au second plan.


Q- Malgré le fait qu'ils soient straights, ces pompiers aiment-ils faire également fantasmer les gais ?

R.F.- Ils savent que ces calendriers sont très prisés par les gais et ne s'en formalisent pas. Ils sont très corrects. Durant une session de photos, un gai est venu voir un jeune pompier qui était notre mannequin. C'était évident que ce monsieur était complètement renversé par la beauté du pompier. Celui-ci lui a serré la main et a conversé gentiment et poliment avec lui. Son attitude était très positive, j'ai été agréablement surpris.



Article paru dans le numéro d'octobre 2004 de La Voix du Village (Montréal, Québec), reproduit sur Tolerance.ca© avec l'autorisation d’Isabelle Laperrière et celle de la rédaction de la revue. Les photos sont reproduites avec la permission de M. Robert Ferron, photographe.


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