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ONU 2017: Donald J. Trump exhorte l’ONU à réformer sa bureaucratie

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Rédacteur en chef, Tolerance.ca, membre de Tolerance.ca®

Aujourd’hui, s’ouvre à New York l’Assemblée générale des Nations unies. Une première pour le président Trump. L’occasion pour lui de marteler son message à propos de la réforme de l’ONU à l’adresse de ses homologues du monde entier.

Le 18 septembre, la 72e Assemblée générale annuelle des Nations unies s’est ouverte à New York. Le président du pays hôte était le premier dirigeant à prendre la parole devant elle et à donner le coup d’envoi à un défilé de chefs d’État et de gouvernements attendus et qui, l’un après l’autre, aborderont devant leurs homologues leurs points de vue sur les grandes questions internationales de l’heure. Le dirigeant américain avait un message pour les chefs des 193 États membres de l’organisation internationale et le leur a livré.

Première Assemblée générale pour Donald J. Trump

C’est la première Assemblée générale pour Donald J. Trump et son ambassadrice Nikki Haley. C’est également une première pour le nouveau secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres, et pour plusieurs chefs d’État et de gouvernement, dont le président français Emmanuel Macron et la première ministre britannique Elisabeth May.

Le discours de Donald Trump était très court et son ton mesuré.

Il a appelé l’ONU à réduire la taille de sa bureaucratie et son budget. Il l’a, d’un autre côté, invité à revoir sa gestion si elle veut atteindre son plein potentiel et à définir clairement sa mission à travers le monde. Ces critiques ne l’ont pas empêché d’exprimer le souhait que son pays fasse pleinement partie de cette ambition de réforme avec comme objectif des Nations unies plus efficaces. Ces critiques ne l’ont pas non plus empêché de faire l’éloge du travail de réforme déjà accompli par l'organisation internationale. Il faisait là allusion à l'oeuvre accomplie par les deux prédécesseurs directs du nouveau secrétaire général, Kofi Annan et Ban Ki moon, mais sans les nommer.

M. Trump n’est pas le premier président américain à critiquer la bureaucratie de l’ONU. Ronald Reagan, un autre républicain, l’avait fait et était tellement véhément qu’il avait réduit la contribution de son pays au budget de l'organisation, ce qui a nui à plusieurs de ses projets. Il a fallu attendre plusieurs années avant de voir Washington rétablir sa complète contribution sous une autre administration.

Tout en affirmant que la contribution de son pays au budget de l’ONU dépasse sa juste part, Donald Trump n’a pas menacé de lui couper les vivres. Pour rappel, selon les chiffres de l’ONU, les États-Unis fournissent 22% des 5,4 milliards de dollars américains de ses crédits de fonctionnement, ce qui les place en tête du groupe des dix principaux contributeurs (Japon: 9,7%, Chine: 7,9%, Allemagne: 6,4%, France: 4,9%, Grande-Bretagne: 4,5%, Brésil: 3,8%, Russie: 3%, Canada: 2,9% et Australie: 2,4%). Les Américains fournissent également plus de 28% des 6,8 milliards de dollars américains que coûtent les opérations de maintien de la paix aux Nations unies, en tête des dix principaux contributeurs (Chine: 10%, Japon: 9,7%, Allemagne: 6%, France: 6%, Grande-Bretagne: 5,8%, Russie: 4%, Italie: 3,8%, Canada: 3% et Espagne: 2%). Ces chiffres montrent le poids écrasant des États-Unis au sein de l'organisation internationale et l'importance de leur contribution financière à son budget et au déploiement de ses missions de maintien de la paix à travers le monde.

Sur son compte Twitter et au cours de son discours d’ouverture des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, le dirigeant américain a fait l’éloge d’Antonio Guterres. Et pour cause. Le Portugais a déclaré partager la vision de Donald J. Trump d’une ONU qui gaspille moins d’argent et qui atteint son plein potentiel. Mais, faire des économies ne devrait, selon lui, être un objectif en soi car cela pourrait saper cette même efficacité qu'appellent de leurs voeux les deux dirigeants pour les missions onusiennes.

***

Avec ce discours sobre, on est loin de l’époque où le Républicain qualifiait les Nations unies de "club où les gens se réunissent, parlent et passent du bon temps." Une expression de son mépris d'alors pour l’organisation internationale. Plusieurs républicains partagent ce même mépris, en plus d'accuser l'organisation d’être hostile à Israël. Mais, depuis son  élection, Donald J. Trump est moins tranchant.

18 septembre 2017



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par Aziz Enhaili

Aziz Enhaili est spécialiste du Moyen-Orient, de l’islam et de politique étrangère. Il est contributeur irrégulier au volet «voisinage» du groupe Europe2020. Il s’agit d’une unité européenne dédiée à la recherche dans le domaine de prospective internationale. Il  a contribué à trois... (Lire la suite)

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