Tolerance.ca
Regard sur nous et ouverture sur le monde
Indépendant et neutre par rapport à toute orientation politique ou religieuse, Tolerance.ca® vise à promouvoir les grands principes démocratiques sur lesquels repose la tolérance.

Caroline Pageau: ''Le projet d’oléoduc Énergie Est au cœur de ma campagne et de mon action''

par
Rédacteur en chef, Tolerance.ca, membre de Tolerance.ca®

Caroline Pageau est traductrice de formation. Elle a été conseillère politique, entre autres, de l’ancienne ministre péquiste Agnès Maltais. Elle a également été directrice générale de la Chambre de commerce de l’Ouest de Portneuf. Elle agit depuis plusieurs années comme consultante et chargée de projets auprès des communautés autochtones. Elle est candidate bloquiste dans Louis-Hébert, à Québec. Il y affronte, entre autres, le libéral Joël Lightbound. Nous nous sommes entretenu avec elle à propos de sa candidature à l’élection fédérale du 19 octobre prochain. Entrevue réalisée par Aziz Enhaili pour Tolerance.ca®.

Tolérance.ca: Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter aux élections fédérales de cette année?

Caroline Pageau: C’est véritablement le projet d’oléoduc Énergie Est qui m’a poussé à me présenter cette année. En effet, il s’agit d’un dossier que je suis depuis 2 ans, moment où j’ai organisé une assemblée citoyenne dans le patelin où j’habitais afin que les citoyens puissent avoir le revers de la médaille dans le projet d’oléoduc. Il faut savoir qu’à ce moment-là, TransCanada communiquait avec les résidents dont la propriété est sur le tracé projeté de l’oléoduc à l’insu du conseil municipal. D’ailleurs, dans la foulée de cette assemblée citoyenne, le groupe Stop Oléoduc Portneuf Saint-Augustin a été mis sur pied.

Donc, quand j’ai vu que les trois partis fédéralistes prévoyaient aller à l’encontre de la volonté des Québécois qui, en vaste majorité, s’opposent au projet d’oléoduc Énergie Est, j’ai décidé d’aller me battre pour m’assurer que Louis-Hébert aurait une députée qui représentera réellement la volonté du milieu.

Tolérance.ca: Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter sous la bannière du Bloc et non d’un autre parti?

Caroline Pageau: Pour ce que je viens d’expliquer précédemment, mais aussi parce que je constate qu’aucun autre parti n’a réussi à obtenir quoi que ce soit pour le Québec ou la région. Bien que Steven Blaney soit député de la circonscription de Lévis-Bellechasse et ministre au gouvernement, il n’a pas réussi à aller chercher un sou pour le Chantier Davie lorsque le gouvernement fédéral a octroyé 33 milliards de dollars en contrats aux chantiers maritimes de Vancouver et de Halifax. Et le député sortant du NPD dans Louis-Hébert – bien que le caucus soit majoritairement composé de députés québécois - n’a jamais dénoncé cette injustice flagrante.

Dans tous les dossiers, seul le Bloc québécois peut bien défendre les besoins et les aspirations des Québécois parce qu’il n’a pas les mains liées par les intérêts des autres régions. Notre économie est basée sur une énergie renouvelable, le secteur forestier, le secteur manufacturier. Est-ce que le fédéral investit dans ces secteurs? Non! Il choisit plutôt d’investir dans le pétrole de l’Ouest, dans le nucléaire et l’automobile en Ontario, et dans la vente d’électricité de Terre-Neuve aux États-Unis, où ils concurrenceront directement le Québec.

Tolérance.ca: Avant de rejoindre le Bloc québécois, vous étiez membre de l’Action démocratique du Québec (ADQ). Pourquoi êtes-vous passée au Bloc? 

Caroline Pageau: Je viens d’une famille indépendantiste, ma grande parenté est indépendantiste. Mais c’est à l’ADQ que j’ai milité activement pour un parti politique pour la première fois. Le discours du PQ au début des années 2000 ne me rejoignait pas: j’étais travailleuse autonome, mère monoparentale et j’habitais à la campagne. Or, l’ADQ avait un discours qui faisait la promotion de l’autonomie des individus et des régions. Et c’est une chose à laquelle je croyais et je crois toujours. Le projet de Québec pays se fera avec des citoyens éclairés qui ont confiance en leurs propres moyens. Ce projet doit partir de la base pour s’élever et se réaliser. Quand l’ADQ a été absorbée par la CAQ, je me suis battue contre le processus employé à cette occasion parce qu’il était anti-démocratique: aucun débat, aucune chance de présenter les pour et les contre d’une telle fusion. Au lendemain du vote qui a fait disparaître l’ADQ, je suis rentrée au bercail, dans ma grande famille indépendantiste. Je suis toujours animée par la même volonté de mobiliser les citoyens pour le projet de Québec pays parce que c’est le seul qui nous permettra de nous développer selon nos valeurs et nos ambitions.

Tolérance.ca: Pourquoi voter pour Caroline Pageau et non pour un autre candidat?

Caroline Pageau: Parce que j’ai à cœur d’informer les citoyens de Louis-Hébert et d’échanger avec eux. Je me suis déjà engagée, d’ailleurs, à tenir des assemblées publiques où les citoyens décideront de l’ordre du jour. Je crois au pouvoir de l’action citoyenne et j’ai l’intention de la soutenir avec tous les moyens possibles. J’ai à cœur de représenter la volonté et les besoins de mes concitoyens. Je sais défendre des dossiers de façon éclairée, déterminée et constructive. Je crois en une société québécoise qui se développe au diapason des ambitions de citoyens éclairés.

Tolérance.ca: Quel est le principal enjeu que vous vous engagez à défendre en cas d’élection le 19 octobre prochain?

Caroline Pageau: J’ai choisi de mettre le projet d’oléoduc Énergie Est au cœur de ma campagne et de mon action comme députée parce qu’il touche directement la sécurité et la santé des citoyens de Louis-Hébert. En effet, la prise d’eau de la majeure partie de la circonscription est située à Cap-Rouge, soit juste en aval de l’endroit où doit traverser l’oléoduc Énergie Est. Les conséquences d’une fuite seraient désastreuses pour la santé des gens et pour l’économie de ce secteur de la ville.

Curieusement, les autres candidats de Louis-Hébert ne semblent pas trouver important d’informer la population de ces risques réels. TransCanada, de son propre aveu, ne peut garantir à 100% qu’il n’y aura pas de fuite. Alors pourquoi prendre de tels risques?

Tolérance.ca: En cas de défaite, demeurerez-vous quand même au Bloc?

Caroline Pageau: Il est évident que je continuerai de militer au Bloc Québécois advenant une défaite. La défense de nos intérêts et ambitions et la revendication de notre juste part des investissements fédéraux structurants seront toujours nécessaires.

Entrevue réalisée par Aziz Enhaili pour Tolerance.ca®.

17 septembre 2015



Réagissez à cet article !
Pour écrire votre réaction, nous vous encourageons à devenir membre de Tolerance.ca® ou de vous identifier si vous êtes déjà membre. Vous pouvez poster une réaction sans devenir membre, mais vous devrez compléter vos informations personnelles pour chaque réaction.

Devenir membre (gratuit)   |   S'identifier

L'envoi de votre réaction est soumis aux règlements et conditions de Tolerance.ca®. Vous devez lire Les règlements et conditions de Tolerance.ca® et les accepter en cochant la case ci-dessous avant de pouvoir soumettre votre message.
Votre nom :
Courriel :
Titre :
Message :
 
  J'ai lu et accepté les règlements et conditions de Tolerance.ca®.
Suivez-nous sur ...
Facebook Twitter