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Observatoire des droits humains

Journée mondiale de l’alimentation : la lutte contre la faim touche-t-elle à sa fin ?

Dans le cadre des festivités entourant la commémoration de la Journée mondiale de l’alimentation, qui est célébrée chaque année le 16 octobre,  les ministres de l’agriculture du G20 sont réunis à Rome, en Italie, où, avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ils débattent des questions relatives à la sécurité alimentaire.  Autrement dit, l’alimentation occupe une place dans l’agenda international…

Si le thème retenu pour cette 32 ème édition est « Les coopératives agricoles nourrissent le monde », le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intérêt suscité par ce sujet  dépasse largement le cadre institutionnel.

En effet, bien des gens, dans le cadre professionnel ou simplement à titre personnel, éprouvent une grande passion pour tous aspects liés, de près ou de loin,  à cette thématique.

Quels sont donc les enjeux actuels et futurs sur l’alimentation ?

 

Des réflexions éparses

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il n’est pas inutile de rappeler la genèse de cet événement. Comme chacun le sait,  la Journée mondiale de l’alimentation fut proclamée en 1979 par la Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

En 2010, à l’occasion de la célébration  de ce qu’il convient d’appeler  LE  « rendez-vous annuel de l’alimentation », le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, insista sur ce point : « Que chacun adopte ce point de vue global et que tous agissent en partenaires, et nous pourrons faire reculer encore une fois l’horizon de la faim. Tous unis contre la faim, nous sommes les garants de la santé alimentaire de tous les êtres humains » (1)

Une chose est sûre,  des raisons aussi multiples que variées justifient la nécessité d’investir des ressources humaines, financières et matérielles pour rassembler les énergies afin de renforcer la lutte contre la faim.

 

Des besoins vitaux

Lorsqu’on évoque le mot « nourriture », d’innombrables thèses sont mises de l’avant pour inciter les gens à opter pour tel mode de vie plutôt que tel autre. Sur ce point précis —  il faut le reconnaitre — plusieurs informations circulent pour aider les consommatrices et consommateurs  à faire des choix éclairés au sujet de ce qu’ils mettent dans leurs assiettes. Par exemple, il est fortement recommandé d’inclure des produits provenant de tous les groupes alimentaires dans les repas. Entre la reconnaissance des bienfaits de ce discours et le « passage à l’acte », la décision de mettre en pratique ces conseils, il y a, assurément, un grand fossé.  Un fossé qui s’explique par le fait que dans bien de pays, tous continents confondus, plusieurs personnes ne mangent pas à leur faim.

Le rapport « L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2012 » a été rendu public récemment. Pour information, ce document de référence, qui « sensibilise sur les problèmes liés à la faim dans le monde » est publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Cette publication présente des statistiques actualisées : « On estime qu’environ 870 millions de personnes ont été sous-alimentées pendant la période 2010–2012, soit 12,5 pour cent de la population mondiale, ou encore une personne sur 8. L’écrasante majorité d’entre elles – 852 millions de personnes – vivent dans des pays en développement, où on estime maintenant que 14,9 pour cent de la population sont touchés par la sous-alimentation». (2)

Au regard des indications décrites dans ce document, on peut affirmer sans risque de se tromper que la situation est préoccupante et la lutte demeure d’actualité !

En définitive, le combat contre la faim devra poursuivre  son petit bonhomme de chemin.  La conjoncture économique mondiale ne favorise malheureusement pas l’atteinte des objectifs fixés par les organisateurs de cet événement. Les lendemains seront-ils meilleurs pour les  milliers de personnes qui ne s’alimentent pas convenablement ? L’avenir nous le dira…

 

Notes :

(1) Centre d’actualité de l’ONU, « Journée mondiale de l’alimentation : l’ONU appelle à s’unir contre la faim », www.un.org

 

(2) l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,  « L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2012», www.fao.org

 

Le 16 octobre 2012.

 

 

 

 

 

 



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Cet article fait partie de

La Chronique de Ghislaine Sathoud
par Ghislaine Sathoud, écrivaine

Originaire du Congo-Brazzaville, Ghislaine Sathoud, activiste des droits humains, vit et travaille au Canada. Son cursus académique s’est déroulé au Congo, en France et au Canada. Elle est diplômée en sciences politiques et en relations internationales. Dans son pays de résidence... (Lire la suite)

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