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Réaction anti-souverainiste : de l’agressivité érigée en système
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J’en appelle à l’intelligence et au sens commun. Suite à la dérive fanatique que constitue l’attentat au Métropolis, si une alarme doit sonner, c’est aux oreilles du groupe de mes concitoyens qui, par leur silence et leur passivité, endossent le climat d’intolérance ethnique sciemment entretenu par ces Québécois qui, prétendant parler en leur nom, transforment les souverainistes en « franco-suprématistes », en anglophobes, en tyrans de la majorité, et j’en passe. Dans le branle-bas public causé par la violence armée envers un parti, envers sa cause et peut-être même envers un futur chef d’État, causé aussi par cette attaque à la fierté d’un peuple, un seul aspect de l’affaire est crucial : le fanatisme s’engraisse aux préjugés, à l’étroitesse d’esprit et au climat sectaire qui pollue notre province depuis deux siècles et demi. Ne pas dénoncer une xénophobie qui se matérialise en propos haineux envers des compatriotes pacifiques devient une complicité criminelle.
J’en appelle donc à mes compatriotes qui refusent comme leurs porte-paroles ceux et celles qui transforment la moindre initiative pour faire rayonner la langue et la culture francophone en attaque contre les privilèges de la minorité, en particulier contre celle qui, depuis la conquête de la Nouvelle-France par la Grande-Bretagne, se croit née pour régner. Comment pouvez-vous supporter une telle négation de la réalité, une telle distorsion des faits? Malgré son statut de minorité numérique, la communauté anglophone de la province a toujours bénéficié d’un excellent statut social, lequel n’a jamais, au grand jamais, été mis en péril, même par la plus radicale des revendications « séparatistes ».
Les réactions démesurées de cette frange de l’intelligentsia qui tremble dans ses culottes devant le fait français ne vient pas d’une analyse neutre et posée de la situation, mais d’un très épeurant fond de commerce culturel enraciné dans l’histoire. Très épeurant, parce qu’il origine d’un tout autre facteur qu’une difficile cohabitation entre deux des peuples fondateurs. L’intolérance des conquérants anglais envers les conquis, elle leur a été transmise par le lait de leur mère. Ces Britanniques imbus de leur personnes, persuadés de faire partie de la plus noble race ayant jamais existé sur la surface de la Terre, portaient déjà leurs œillères quand ils ont remonté le fleuve Saint-Laurent,.
Ces œillères, hélas, ont été transmises de génération en génération. Ce n’est guère difficile : il suffit de vivre dans une relative autarcie justifiée par un mépris plus ou moins prononcé envers l’autre. Ces œillères sont devenues un bandeau solidement noué afin de ne pas voir ce qui est sous les yeux, afin de transformer ce tangible panorama en un mirage confortable : seuls ceux et celles qui épousent la cause de l’épanouissement de la nation québécoise francophone sont responsables du climat d’hostilité qui perdure depuis un quart de millénaire. Les autres, les descendants du peuple conquérants et tous ceux qui se sont constitués leurs alliés, ne sont que de pauvres victimes d’une situation qu’ils endurent à leur corps défendant.
Cette certitude morale remonte au début de la Province of Quebec. Alors, des hommes avides de pouvoir et de richesses, placés à la tête du gouvernement de la province, ont commis des excès effrayants et réitérés. Ils ont employé des moyens despotiques pour faire taire ceux qui osaient les critiquer, ceux qui osaient remettre leur pouvoir et leurs richesses en question. Afin de se disculper à la face du monde, ils n’ont eu de cesse, depuis lors, de se faire passer pour les victimes de l’intolérance de ceux-là mêmes qu’ils dominaient, les Canadiens d’ascendance française et tous leurs amis qui partageaient les mêmes valeurs qu’eux.
La parenté avec le Québec contemporain est frappante. Comment interpréter autrement les aboiements d’une phalange agressive, sinon qu’elle craint de perdre ses privilèges? Sinon qu’elle veut nous faire croire que sa position sociale n’est pas ce qu’elle est, c’est à dire outrageusement privilégiée compte-tenu de son poids numérique? Cette minorité fortunée a constamment joui de ses richesses et de son influence, même aux époques où la majorité a dénoncé cette suprématie, même aux époques où la majorité a tenté de se donner des outils pour faire cesser le déséquilibre flagrant, la domination effective, le racisme ordinaire.
Cette volonté d’affirmation de la majorité est transmuée en hantise xénophobe, en radicalisme teinté d’intolérance, et donc en tentative prouvable de destruction de la communauté ennemie! Ceux qui tiennent ces propos – commentateurs, journalistes et certains autres activistes – prétendent haut et fort qu’ils ont parfaitement le droit de diffuser leur interprétation de la réalité… même si cette interprétation entraîne dans son sillage une flopée de commentaires carrément haineux, par exemple sur le site internet de la station de ration CJAD (http://www.cjad.com/CJADLocalNews/entry.aspx?BlogEntryID=10435430), dont voici un trop court échantillon que je n’ai pas le cœur à traduire en français :
Do you think that the policies the PQ wants to enforce like only letting people who LIVE in french (not just speak it) to become citizens of Quebec, and not letting people wear their religious symbols unless it is a cross! Making business owners (especially small ones) have to be humiliated and bow down to the OQLF. All of this makes someone feel like they are second class or no class in their own Province!
Either they are morons (in the literal medical sense) or just plain stupid. There is a very well documented history of intolerance, xenophobia and plain anti-semitism on the part of these asses who call themselves "defenders of French".
We have troops protecting foreigners overseas maybe they should be shipped home and stationed here in Quebec instead. Mario Beaulieu and Madame Marois would be arrested and charged with racism and inciting hate in most other western countries, maybe it's time the Harper government grew a pair and started to protect Canadians living here in Quebec from these racist bullies.
Ceux et celles qui professent ouvertement leur désir de faire du Québec un pays sont victimes de libelles diffamatoires à répétition (http://www.ameriquebec.net/actualites/2012/09/05/fusillade-au-metropolis-un-tsunami-de-haine-contre-pauline-marois-9286.qc); certains auteurs de ces libelles agissent en toute impunité, sur les ondes et dans les pages des médias les plus prétendument respectables (http://www.journaldemontreal.com/2012/08/26/la-haine-du-quebec). Comme il est possible de suspecter un lien entre l’intolérance ordinaire et la violence extraordinaire, n’est-il pas grandement temps de faire amende honorable?
Le 7 septembre 2012
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| Confusion | | par Pascal Lévesque le 25 septembre 2012
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Effectivement, c'est une chose d'être contre une idée politique. C'en est une autre d'être contre la société qui la porte.
D'abord, ce n'est pas un crime, ni Canada, ni au Québec, de proposer via des moyens légitimes et juridiques des changements politiques et constitutionnels dans le respect des droits fondamentaux. Certains peuvent être en profond désaccord ou s'inquiéter que ces derniers ne soient pas suffisamment protégés. Il est alors parfaitement légitimes et avisés pour eux de prendre part au débat, d'exprimer leurs craintes et d'essayer de faire changer ou de faire obstacle via les canaux institutionnels avec des arguments basés sur les faits et la raison. D'ailleurs, dans le parlementarisme de type britannique, il y a une "loyale opposition officielle", preuve que notre système politique reconnaît les vertus d'une réplique à toutes initiatives gouvernementales. De plus, les tribunaux exercent aussi un contrôle sur l'action gouvernementale, si d'aventure un citoyen la juge contraire aux droits fondamentaux. Parlant de cours, mis à part quelques exceptions, notre système judiciaire est de forme accusatoire: la solution à un litige devrait émerger de la joute oratoire entre les parties. Illustration encore que du choc des idées raisonnées jaillit la lumière.
Malheureusement ceux qui, de part et d'autres, tombent dans les généralisations hâtives, les arguments fumeux, les enflures, les insultes, voire les propos incendiaires, parfois sous l'impersonnel couvert d'un pseudo dans un blog, affaiblissent leurs argumentaires. Pire, ils donnent des munitions à ceux et celles qui, au lieu de patiemment développer des arguments logiques et sensés, optent pour la facilité du procès d'intentions et de la vision manichéenne où tout est blanc ou noir. Et ce bien sûr, en prennant bien soin d'être du côté blanc, démonisant du coup "l'adversaire" (ou ses ancêtres, comme s'il était responsable des gestes que ceux-ci avaient pu poser). Enfin, en agissant de la sorte, ils indiquent implicitement qu'ils se "disqualifient" d'un débat raisonné. Ce qu'ils recherchent, c'est l'impact et la réaction mais pas la manière d'y arriver.
C'est probablement pour cela Mme Sicotte que plusieurs concitoyens ne veulent pas entamer une discussion avec des interlocuteurs qui ne semblent pas entendre. Répondre à des affirmations gratuites de manière raisonnée prend de l'énergie, du temps et du respect mutuel, trois éléments que l'instantanéité et l'impersonnalité des médiaux sociaux ne permettent pas d'atteindre de manière efficace.
Comprenez-moi bien cependant. La petitesse d'esprit (qui dénote de l'ignorance) n'est pas le propre d'une culture, d'une race, d'une religion ou d'une nation en particulier. Elle se manifeste universellement. C'est sans doute le plus grand champ de bataille: le coeur et la pensée de chaque être humain luttant parfois seul contre ses propres démons. Certains, arrivant difficilement à faire la paix avec eux-mêmes, exportent le conflit à l'extérieur, projetant sur l'autre, leurs propres craintes.
Ici, vos compatriotes jugent sans doute plus utile de suivre le mot d'ordre de nos amis Britanniques lors de la Seconde Guerre mondiale: Keep calm and carry on.
Peut-on vraiment leur en tenir rigueur? | | | |
| Reponse a pascal levesque | | par yves benoit le 11 octobre 2012
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je n aime pas la reaction de pascal levesque sur cet article..................je crois que tu fait tres attention sur les faits................au sujet de la ou des raisons je crois que tous le monde a raison pour les raisons qu il se donne......................................... | | | | | Poster une réaction | | Pour écrire votre réaction, nous vous encourageons à devenir membre de Tolerance.ca® ou de vous identifier si vous êtes déjà membre. Vous pouvez poster une réaction sans devenir membre, mais vous devrez compléter vos informations personnelles pour chaque réaction.
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C’est en fouillant et en éclairant le passé qu’Anne-Marie Sicotte, romancière à succès, laisse libre cours à son insatiable curiosité pour l’âme humaine. Gratien Gélinas a été son premier sujet de recherche et, depuis, elle a publié une dizaine... (Lire la suite)
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