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Des réfugiés, des immigrants illégaux, des sans papiers, des clandestins. Les termes multiples ne permettent pas de déceler toutes les ambiguïtés, les désignations douteuses et contradictoires mais nous mettent en face d’une réalité que l’on constate dans de nombreux pays, à travers les continents.
Des conflits tribaux, des guerres ethniques et religieuses forcent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à quitter leurs villes, leurs villages, cherchant à survivre ailleurs. Ils traversent le désert, accablés par la faim et la soif, s’embarquent dans des bateaux de fortune et sont souvent emportés par les vagues. Ceux qui parviennent à franchir les frontières, à traverser la mer, sont parqués dans des camps et, souvent, renvoyés chez eux.
Nous assistons à la mondialisation de la misère, de la détresse et du désespoir. Les pays occidentaux sont aux prises avec le chômage et cherchent à surmonter les crises économiques et financières. Ils peuvent difficilement ouvrir leurs frontières à tous ceux qui cherchent refuge. Cela n’empêche pas des pays de vendre des armes et de rendre possible les assassinats et les persécutions. De plus, des entreprises emploient des clandestins à des salaires de misère.
Certes, l’ONU dispose des instruments pour fournir de l’aide aux réfugiés et de nombreux organismes humanitaires tentent d’alléger les terribles conditions qui accablent des millions de personnes. Il importe d’abord que les pays relativement privilégiés reconnaissent l’ampleur de la calamité. Oui, les réfugiés sont ceux qui s’échappent de leurs pays, qui les fuient pour éviter la torture et la prison en raison de leurs convictions politiques ou religieuses. Que dire de ceux qui quittent leurs pays pour s’évader de la faim ? Il est temps de reconnaître que la mondialisation ne se limite pas à des échanges commerciaux mais inclut les immenses déplacements des êtres humains.
22 avril 2012
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