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Les régimes politiques qui ont assuré et leur survie et leur persistance par la violence ne se comptent pas. Avec Hitler, Mussolini, Franco, Salazar et Staline, les pays occidentaux n’en furent pas épargnés.
Grâce aux progrès technologiques des phénomènes nouveaux ont pris naissance. Le plus négatif est ce qu’on peut qualifier de contre violence, le terrorisme sous ses différentes formes : voitures piégées, kamikazes, kidnappings. Cela ne fait qu’accroître les dégâts matériels et multiplier le nombre de victimes.
La mondialisation a créé d’autres réalités. La plus importante, me semble-t-il, est la mise en évidence partout et constamment de la misère qui persiste et accable la majorité de la population mondiale. Les richesses sont mal partagées. Les inégalités sont flagrantes. Des voix s’élèvent pour les dénoncer et réclamer des changements de régimes non par la violence mais par la participation de la population.
Ces appels demeurent très souvent lettres mortes. L’impatience, surtout parmi les jeunes fait sortir des milliers de personnes dans la rue. Ces hommes et ces femmes se font entendre mais la rigidité des autorités réussit fréquemment à les faire taire. Des groupuscules décident de recourir à la violence, la contre violence. Le bruit qu’ils produisent est plus tonitruant mais les résultats tardent à venir.
Cependant, grâce à des nouveaux moyens technologiques de communication, ceux qui s’expriment pacifiquement ne se résignent pas et ne sont plus acculés au silence. Il faut ajouter que le développement de l’économie dans des pays en développement donne naissance à de nouveaux riches, des milliardaires qui se pavanent à travers leurs pays et à travers le monde. Et en même temps, cette richesse qui apparaît à la portée d’une minorité suscite un mécontentement des classes laborieuses et des classes moyennes émergeantes. Les victimes de l’inégalité et de l’injustice ne se résignent plus au destin qui leur est imposé par la force et la violence. Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui prennent le risque de s’exprimer. Ils se font entendre.
La violence et la contre violence vont subsister mais le seul espoir d’un début de justice et d’égalité est celui promis par cette liberté, une liberté arrachée à des pouvoirs brutaux aveuglés par l’égoïsme et l’intérêt matériel.
6 avril 2012
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