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L’annonce des sept milliards d’habitants de la planète est suivie de celle de l’existence parmi eux d’un milliard qui souffrent de la faim. Les interrogations sont nombreuses et pressantes. Sommes-nous trop nombreux ? Non disent les démographes. Les ressources de la terre sont-elles suffisantes pour nourrir cette population ? Oui répondent les experts de l’alimentation et de l’agriculture.
Les raisons de ce qui est, de toute évidence, un scandale sont ailleurs. Il existe une disparité des revenus Mais les riches et les pauvres ont toujours existé. Acceptait-on le phénomène sans être conscient de son ampleur ?
Il est manifeste que les ressources sont mal distribuées.
Historiquement les régimes sociaux n’ont jamais été justes. Aujourd’hui, grâce à la mondialisation de l’information, on ne peut plus fermer les yeux. Quels sont les remèdes ? Tout d’abord mettre en évidence les disparités. La consommation dans certains pays est outrageusement supérieure à celle d’autres pays et d’autres régions. Dans les contrées privilégiées on abuse des ressources, on en dilapide une partie. Les résultats sont défavorables à tout le monde. Car, dans les régions fortunées, on souffre de plus en plus d’obésité. On peut prodiguer des conseils de restreinte, d’autodiscipline sans parler d’éthique et de morale. Les miracles ne seront certainement pas au rendez-vous. On propose de promouvoir la contraception dans les pays où les naissances sont trop nombreuses . On constate cependant que partout où les femmes conquièrent le droit de travailler autant que les hommes ainsi que dans les pays où l’on assiste à l’émergence d’une classe moyenne, les naissances décroissent et ce sont les femmes qui prennent la décision d’exercer leur liberté. Cependant c’est long et incertain. On constate par ailleurs que la production et la distribution sont tenues par des corporations peu nombreuses dont le seul but est d’accroître leurs bénéfices.
La crise qui accable les pays européens pousse de plus en plus les élites, les hommes d’État ainsi que les masses populaires à réclamer une réglementation des finances. Il devient de plus en plus clair que cette réglementation devrait être mondiale. En effet, si l’économie abolit les frontières, sa réglementation devrait suivre la même voie. Les échanges procurent des bénéfices mais il importe que ceux qui gouvernent se préoccupent des disparités sur le plan mondial.
Les problèmes ne sont pas uniquement du domaine de l’humanitaire. Il est question de justice.
2 novembre 2011
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